Le Pavillon des séries
The Wire
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Si le nom de THE WIRE vous évoque quelque chose ou suscite en vous un tremblement d’excitation, laissez-moi vous féliciter pour votre culture télévisuelle américaine ; si le nom ne vous dit rien, ce n’est pas grave : d’une part vous allez bientôt en savoir plus, d’autre part la série dont je vais parler a surtout inscrit son titre de noblesse auprès des média, où elle a été plébiscitée. Pourquoi ? Je vais y venir.
La distribution en France de THE WIRE, rebaptisée sobrement pour l’occasion en SUR ÉCOUTE, a été faite dans l’indifférence générale, que ce soit du public (même 5 ans après leur sortie, les coffrets DVD sont toujours à 50 € chacun), de la presse générale ou de la télévision (il n’y a que Jimmy qui l’a diffusée à des heures indues). Pourtant, la série a acquis aux Etats-Unis le titre de « meilleure série de toute l’histoire de la télévision américaine », excusez-moi du peu. Paraîtrait même que Barack Hussein Obama la regardait. Diantre. Si votre curiosité n’a pas été titillée à ce niveau de l’article, je ne peux plus rien pour vous !
"Don't matter how many times you get burnt, you just keep doin' the same." – Bodie

Oh, tiens un générique. Composé habillement de plans provenant majoritairement de passages clefs de l’intrigue, sans qu’ils ne dévoilent un micro-chouïa de celle-ci, et de variations différentes par saison de la chanson de gospel "Way Down In The Hole", on peut dire qu’il est parfaitement réussi !
THE WIRE a été créée par David Simon, un ex-journaliste du Baltimore Sun et coécrite avec Ed Burns, un ex-inspecteur de la police criminelle de Baltimore. Des gens qui n’ont peut-être pas un curriculum artistique permettant de prévoir qu’il allait créer un chef-d’œuvre télévisuel (j’emploie les grands mots dès maintenant), mais il faut leur accorder deux grandes qualités : l’écriture et la connaissance de leur sujet.
Pour ceux qui ne le sauraient pas (et je doute qu’en dehors des géographes, des Science-Posars et des Américains, les gens le savent), Baltimore est l’une des villes des Etats-Unis parmi les plus peuplées (son agglomération est la quatrième plus importante du pays). Située entre New York et Washington D.C, cette ville cumule pauvreté (20 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté), criminalité (près de 2.000 crimes pour 100.000 habitants) et coloration (60 % de sa population est d’origine afro-américaine). Autant dire qu’on fait plus joyeux.
Dès lors, il paraît un peu étonnant que peu de séries avant THE WIRE aient pris place dans ce contexte sociogéographique riche et intéressant à aborder.
En quelques mots, la série parle de Baltimore en tant que ville et personnage : policiers, trafiquants, politiciens, fonctionnaires, syndicalistes, citoyens... Autant de points de vue qui vous être abordés pendant 5 saisons de 60 épisodes (d’une heure chacun) et qui font s’efforcer de dépeindre une réalité sans fioriture ni de parti-pris.
Bien sûr, je pourrais parler des intrigues qui vont servir de fil conducteur à la série, mais ce serait en gâcher le plaisir de la découverte.
"Conscience do cost." – Butchie

Une belle démonstration du fait que la série est dramatique sans pour autant virer dans la photographie sombre. Un choix artistique peu courant de nos jours, et pourtant, il est bon.
Tout d’abord, pour aborder THE WIRE, il faut en décortiquer la forme. Ayant pour aspect artistique de se rapprocher très fortement du documentaire, la série évite toute théâtralité (hormis de rares exceptions, les épisodes ne se terminent jamais par un twist) et propose une image des plus dépouillées.
Pour parler de la photographie, celle-ci se cantonne à offrir au spectateur une image colorée sans utilisation de filtres dégueux ou jeux de lumière complexes. Ce qu’elle offre se révèle très simple de ce point de vue, et paradoxalement travaillé à l’extrême. Un coin de rue reste un coin de rue, pas de lézard, mais il est beau. Beau tout en conservant un côté vétuste ( on est ghetto ou on ne l’est pas). Là est le premier coup de fouet de THE WIRE. La réalité est sans cesse graphiquement recherchée, mais la réalité pour elle seule ne sert à rien. Sa stylisation sans artifice la rend par contre diablement intéressante, tout en permettant au spectateur d’opérer une distanciation.
Néanmoins, la réalisation documentarisée ne se limite pas, et c’est une audace parfaitement relevée, à l’emploi d’une caméra à l’épaule et d’un zoom grossier et continu sur le visage des personnages (procédé immonde souvent utilisé dans les réalisations qui se veulent proche de la réalité, c’est d’une bêtise). Au contraire, rarement une caméra n’aura été si précise, si contrôlée et libre (paradoxe pas évident à expliquer autrement qu’en regardant la série) ; et rarement une série n’a employé une telle échelle des plans, ne se contentant pas de champ/contrechamp et de plans d’ensemble avec gros plans lors des dialogues. La variation à ce niveau est continue et toutes les scènes paraissent différentes dans leur réalisation et leur propos (une scène qui pouvait n’être qu’un plan-séquence comme une autre pourra être savamment montée). On n’a jamais l’impression de tourner en rond. On regrette un peu que certains plans floutent à outrance l’arrière-plan (j’ai souvenir d’une scène entière où le décor nocturne derrière les personnages est illisible, alors que ceux-ci n’hésitent pas à le qualifier de superbe ! Un comble), mais c’est globalement admirable. Et, au pire, on pourrait justifier ce parti-pris en disant que c’est une manière de dire au spectateur qu’essayer de voir le tableau dans son ensemble est très complexe, et qu’il faut mieux s’attacher à chaque détail indépendamment pour le reconstituer à sa convenance. Rien de grave, donc.
Cette plastique complexe et brute s’explique par la volonté des auteurs de ne rien dramatiser dans THE WIRE. Le propos de la série étant focalisé sur la perdition de la ville dans la spirale de la criminalité et de la drogue, il aurait pu en être tiré un triste show à sensation enthousiasmant le prépubère en manque de violence. Il n’en est rien. Les scènes d’action dans la série sont d’autant plus rares qu’elles ne sont généralement pas euphorisantes, et pour cause, la violence n’a pas à l’être. Il en ressort même plus souvent une impression de lenteur voulue, rappelant la lourdeur des institutions. Il arrive que les scénaristes décident de ne pas montrer des passages importants en ne les évoquant que par un bref échange. Bref échange qui en dit souvent long (la narration des sous-entendus est fantastique et rythme toute l’histoire) et qui permet de surprendre le spectateur dans ses choix de ne pas montrer ce qu’il attendait. Bien sûr, certaines scènes paraissent être des redites d’autres séries, on a des impressions de déjà-vu et il arrive que des enchaînements de passages soient trop gros pour n’être que des coïncidences ; mais dans sa globalité, la narration de THE WIRE est extrêmement riche et romancée (c’est de la fiction après tout !), sans pour autant tomber dans la dramatisation à deux balles.
De même, leur mise en scène est brute de béton et ne s’encombre pas de la spectacularisation de l’histoire. Si leur montage diffère toujours (comme vu précédemment), on retrouve en revanche toujours la même manière de présenter les faits. Explication devant le propos confus que je viens d’énoncer : l’absence de musique (si ce n’est celles qui sont inhérentes à l’histoire et le générique de début et de fin) et un cadrage précis, brut et non-dramatique à chaque scène brouille le spectateur dans ce qui l’attend. L’issue d’une scène n’est jamais prévisible, parce qu’aucun indice dans la réalisation n’est donné : un dialogue pourrait s’achever sur une fusillade ou une accolade qu’on ne le saurait pas à l’avance. Le drame ne surviendra donc que de la situation en elle-même, et non pas de la réalisation qui incitera le spectateur dans sa réaction émotionnelle.
De ces deux composants est mise en exergue la volonté des auteurs de créer une série qui se joue du spectateur par une surprise et un brouillage aussi bien narrative que mise en scénique. Ne serait-ce que par sa forme, on peut dire que THE WIRE ne prend pas le spectateur pour un imbécile, mais qu’elle le titille. Mais ce serait oublier d’aborder le deuxième point...
"No one wins. One side just loses more slowly." – Prez

THE WIRE est certainement la seule série se passant dans les années 2000 où les policiers travaillent à la machine à écrire. C’est sûr que niveau glamour, LES EXPERTS battent à plate couture THE WIRE, mais niveau écriture par contre, c’est l’inverse.
Mais surtout, ce qui a fait la renommée de THE WIRE, c’est son fond. Ayant pour but de dépeindre une société en perdition, elle nous met face à un lieu où le manichéisme n’a pas sa place.
Quasiment tous les personnages sont à ce titre travaillés à l’extrême. Ce travail se traduit surtout par une galerie de protagonistes vertigineuse (à la louche, je dirais une vingtaine) de milieux sociaux différents (on doit pouvoir les classer selon 5 ou 6 « groupements », genre policiers, dealers, politiciens...) dont aucun n’est mis en retrait. Il y a, bien évidemment, des personnages plus centraux que d’autres, qui prennent parfois plus de place ou vampirisent l’intrigue (Jimmy Mc Nulty surtout) ; mais il y a toujours un moment où l’histoire prendra le temps de se pencher sur les autres. La saison 4 est un exemple fabuleux de l’utilisation de personnages en retrait dans les autres saisons pour arriver à l’une des intrigues les plus captivantes de la série, tout en laissant derrière les gros bonnets (Jimmy Mc Nulty, encore une fois). Cet approfondissement et cette richesse des personnages ne se limite jamais (et c’est quelque chose de rare dans une série, et c’est donc délicieux) à un passé qui les a conditionné à devenir gentil ou méchant parce que parce que parce que. Non. Ils sont tous plus ou moins ambiguës, révèlent parfois des côtés de leur personnalité qu’on ne soupçonnait pas, mais sont toujours cohérents et profondément humains (ce qui ne veut pas dire aider toutes les vieilles du quartier ou sauver le monde d’une attaque terroriste). Il arrive aussi que parfois, la narration fasse en sorte de cacher certains passages bien larmoyants qui construisent les personnages, et ce afin de ne s’intéresser qu’à la post-réaction et non pas la réaction en elle-même.
L’anti-manichéisme intervient donc, en mettant en scène des personnages aussi socialement compartimentés que complexes : un dealer ne sera pas forcément un mauvais garçon, de même qu’un flic ne sera pas obligatoirement un saint ; mais cela ne veut pas pour autant dire que le crime se justifie et que la loi, même brutale, n’est pas juste ; de même que la criminalité peut s’expliquer et la justice être confuse... Autant de problématiques qui renvoient à d’autres et ce indéfiniment, comme si les auteurs ne cherchaient qu’à nous embrouiller. A moins que ce ne soit une manière d’admettre qu’un problème en apparence simple révèle souvent des données beaucoup plus subtiles qui viennent compléter le tableau, sans pour autant y apporter une explication unique. Malin...
Mais ne parler que du travail formidable sur les personnages ne serait que voir l’arbre cachant la forêt, car l’histoire (servie par les personnages) se révèle être un bijou de questionnement social et de tentative de réponses.
Chaque saison (à l’exception de la deuxième, qui est vraiment à part dans la série et qui donne l’impression de temporiser l’action entre la première et la troisième ; un chaînon indispensable en somme) se propose de résoudre les problèmes de Baltimore par différents moyens. Avec des conséquences bonnes ou mauvaises, mais toujours dans un souci de faire plus qu’un constat, d’aller plus loin que la représentation filmique bête et méchante et de donner des pistes pour améliorer les choses. Car il n’est question que de ça dans THE WIRE, au fond. Aller vers l’avant, en essuyant des revers, mais sans jamais faiblir. En substance, c’est le message qu’elle veut faire passer ; en pratique, elle le fait passer de manière très subtile. Après tout, les réponses qu’on fournit, quelles qu’elles soient, ne seront ni noires ni blanches, il y aura des aspects positifs et négatifs, et THE WIRE rend terriblement bien ce constat pessimiste – pessimisme relativisée par le fait qu’elle n’arrête jamais de proposer des solutions. Que ce soit pour arrêter la criminalité (saisons 1 et 3) ou changer les institutions (saisons 4 et 5 ; la 2 étant vraiment très à part dans son propos et son ambiance), la série explore les possibilités avec gourmandise.
Cette force de la série de présenter problématique et solutions potentielles est ahurissante et démontre bien des qualités qui lui sont attribuées, et qui ont fait sa renommée auprès des média américains.
"All in the game..." - Traditional West Baltimore

On pourrait croire à l’ambiance d’un film d’horreur. C’est une scène incroyablement badass en vérité. Sans être abusée, si si, c’est possible et c’est dans THE WIRE. Notez au passage l’aspect granuleux de l’image, tournée au numérique.
On voit donc que THE WIRE a une volonté autant artistique que thématique de brouiller le spectateur dans sa narration (pourtant très fluide) et son propos ; et ce afin de faire une peinture gigantesque, phénoménale et passionnante où questions et réponses s’entrechoquent. Mais si la série est d’un point de vue intellectuel excellent, ce n’est pas pour autant qu’il faut croire qu’elle n’est pas divertissante. Loin de là même ! L’humour intervient par petites touches, au même titre que la tragédie ; rien n’est surjoué, tout est parfaitement dosé. A tel point que même si les épisodes durent une heure, ils passent toujours à une vitesse incroyable. On ne s’emmerde pas une seule seconde ! De son rythme lent et posé surgit alors une puissance sans pareille, sans égale, dont le revisionnage est conseillé et se fera sans rechigner !
Autant de qualités qui font de THE WIRE l’une des meilleures séries américaines, oui, mais aussi l’une des plus grandes productions filmiques (c’est-à-dire que ce soit un film ou une série – THE WIRE a d’ailleurs une structure très proche d’un film de 13H par saison, comme dirait dop_) jamais faites. Et en plus d'être vrai, c’est succulent.
Je terminerai en vous conseillant de vous jeter dessus, si ce n’est déjà fait. Après tout, les 50 € déboursés pour chaque saison sont justifiés pour chaque seconde passée, et en ratio temps/prix, c’est beaucoup plus vite rentabilisé qu’un film de 1H30 à 20 €. Et au pire, pour les radins, je vous pousserai à vous précipiter sur Amazon.co.uk, où l’on trouve l’intégrale des cinq saisons dans un coffret pour 60 € environ, sachant que la VF et la VOSTFR sont comprises à l’intérieur ! Si après ça, vous ne vous laissez pas tenter...
Leto
Scrubs, toubib or not toubib
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Cette série diffusée pour la première fois aux États-Unis en Octobre 2001 raconte la vie du Sacré-Cœur (Sacred Heart), un hôpital au personnel quelque peu allumé. John Dorian, JD pour les intimes, en est le personnage principal. Les épisodes sont le plus souvent tournés de son point de vue (c'est lui qui fait la voix off dans presque tous les épisodes). D'abord interne comme la plupart des autres personnages importants, chaque saison marque une nouvelle année de médecine. Enfin, son titre "Scrubs" signifie blouse en Anglais.
Des personnages complètement déjantés
Les personnages de Scrubs ont tous une dose non négligeable de folie les rendant très attachants.
- John Michael Dorian (JD) est le narrateur de l'histoire, puisqu'il fait la voix off de tous les épisodes ou presque. Durant les quatre premières saisons, JD est un interne en médecine générale sous les ordres du Dr Perry Cox, en lequel il voit un mentor et un modèle. Il passe son temps à essayer de trouver de l'amour et du respect auprès de ce médecin mégalomane et définitivement aigri. Souvent dans la lune, ses fantasmes, sexuels ou non, sont tous plus délirants les uns que les autres, allant de la découpe d'un bras à la scie circulaire à l'explosion d'une guitare sur un mur. Hétérosexuel, il a pourtant des comportements féminins par moment, notamment dans ses relations avec son meilleur ami Turk, ou dans le choix de ses cocktails. Totalement immature, il est incapable de garder une relation amoureuse avec une fille.
- Christopher Duncan Turk est le meilleur ami de JD, ils se connaissent depuis la fac de médecine. Lui, c'est la chirurgie qui l'attire. Avec JD, il font les pires frasques, que ce soit se mettre sur les épaules de l'autre et habillés d'une immense blouse pour jouer au "plus grand médecin du monde", ou encore jouer avec leur chien empaillé Rowdy, comme s'il était encore en vie. Plus mature que son meilleur ami en terme de relation amoureuse, Turk sort avec une infirmière de l'hôpital, Carla, dès la première saison et ne la quittera pas de la série.
- Elliot Reid est une interne qui fait sa première année en même temps que JD et Turk. D'abord très timide et maladroite, elle s'affirme de plus en plus au fil des saisons. Martyrisée par les Dr Cox et Kelso durant ses quatre premières années d'internat, il lui arrive fréquemment de s'enfermer dans le placard pour y pleurer. Elliot est une vraie névrosée qui raconte souvent des histoires incroyables qui lui sont arrivées durant son enfance et qui concerne souvent des relations particulières avec ses parents, ou se terminant par un décès. Ses relations avec JD sont dignes de celles qu'entretiennent Rachel et Ross dans Friends.
- Carla Espinosa est la chef des infirmières, dans la maison bien avant l'arrivée de nos internes. Dotée d'un fort caractère, elle n'hésite jamais à dire ce qu'elle pense. C'est elle qui porte la culotte dans son couple avec Turk. C'est la seule que le Dr Cox semble écouter et apprécier. Elle adore donner des conseils à tout le monde et materner les internes, dont JD qu'elle surnomme affectueusement Bambi. Issue d'un quartier défavorisé, elle n'apprécie guère les manières bourgeoises d'Elliot dans un premier temps, avant de finir par devenir sa meilleure amie.
- Percival Ulysse Cox (Perry) est le docteur tyrannique, mégalomane, aigri et colérique de l'hôpital. En charge des internes en médecine générale, et donc de JD quand ce dernier est interne, il passe son temps à l'affubler de prénoms féminins et prend un malin plaisir à le ridiculiser. Pourtant, il sait reconnaître à sa façon les talents de son bizut, comme il l'appelle également, mais ne le montre jamais. Il excelle dans la médecine, comme dans la joute verbale : ses tirades alambiquées et interminables semblent emprunter leur juxtaposition d'épithète à un certain Proust, et sont toujours destinées à envoyer balader une personne. Il aime et déteste Jordan, son ex-femme, seule personne qui ne se vexe jamais de ses monologues cinglants. Cox désobéit souvent au directeur de l'hôpital, Bob Kelso, et fait passer l'intérêt des patients avant celui du budget.
- Robert Kelso (Bob Kelso) est le directeur du Sacré-Cœur. Aussi cinglant que Perry, il mène l'hôpital avec une main de fer dans un gant de fer. Son rôle n'est pas enviable : en effet, il est tout le temps contraint de refuser les plaintes des docteurs et infirmières, pour éviter que l'hôpital soit endetté. Tout comme Perry, il a un bon fond, même s'il ne le montre jamais. Bob a une femme qu'il ne supporte pas, et un fils qu'il essaye d'aimer malgré son homosexualité.
- Le concierge (Janitor), dont le véritable nom reste un mystère, est l'homme d'entretien de l'hôpital. Rarement en train de faire son travail, il est capable d'une ingéniosité incroyable pour torturer JD, sa tête de turc depuis le premier jour lorsqu'il l'a désigné arbitrairement comme responsable d'une porte coincée par une pièce de monnaie. Toujours en train de raconter des histoires incroyables le mettant en jeu avec des gens bizarres, on ne sait jamais s'il dit la vérité ou non. Souffrant d'un complexe d'infériorité, il n'est pas rare de le voir se prendre pour un médecin.
- Ted Buckland est l'avocat dépressif, incompétent et pleurnichard de l'hôpital, qui fait partie d'un groupe de choristes de l'hôpital, les Worthless Peons, reprenant des génériques télévisés à Capella avec trois autres personnes de l'hôpital.
- Todd Quinlan (Le Todd) est un interne en chirurgie macho, réputé pour ses "tape-m'en cinq" virils et ne pensant qu'à faire des sous-entendus sur le sexe.
- Jordan Sullivan est l'ex-femme sadique et tyrannique du docteur Cox. Elle siège au conseil d'administration de l'hôpital.
- Laverne Roberts est l'infirmière en chef grincheuse et très croyante qui raffole des commérages.
- Doug Murphy est un interne aussi nerveux et stressé qu'incompétent, qui finit par trouver sa voie en tant que médecin légiste.
Une série originale
Scrubs n'est pas une nième série médicale. Ses épisodes durent 20 minutes, sans public ni rires enregistrés et sont tournés avec une caméra unique, fait rare de nos jours mais également marque de fabrique de Bill Lawrence, le réalisateur. Scrubs ne s'attache pas uniquement aux difficultés qui surviennent dans un hôpital, c'est une série qui se veut avant tout drôle et décalée. L'humour est omniprésent, même si les épisodes ne sont pas tous légers, et les passages graves sont d'autant mieux mis en avant que l'ambiance tranche radicalement avec la plupart des épisodes.
Autre originalité, les fantasmes de JD. Lorsque nos héros rencontrent une difficulté, ou que la situation s'y prête, il n'est pas rare que JD lève les yeux vers le ciel et le voilà parti pour un délire de quelques secondes. C'est comme ça qu'en pleine discussion avec un malade, on voit JD empaillé chez Turk à côté de Rowdy. Chaque fantasme se termine par un retour à la réalité et une phrase de conclusion du style "Ils sont fous ces kangourous..." et c'est encore plus abscons quand on n'a pas vu le fantasme en question.
Enfin, quasiment tous les épisodes portent un titre qui commencent par "mon" ou "ma" puisqu'ils sont tous à peu près narrés par la voix off de JD, comme si chaque épisode était une page de son journal intime, et se terminent par une réflexion philosophique résumant le message passé pendant l'épisode.

Bref, une série très fraiche, pleine d'humour, qui sait ne pas tomber dans la naïveté et faire passer des messages sérieux de temps en temps sans pour autant tomber dans le prêchi-prêcha.
Shaolan
Black Lagoon
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« Hey, toi, espèce de petite tapette en chemisette, tu ne sais pas acheter un DVD et le mettre dans ton lecteur, imbécile ? Si tu ne me connais pas, ça va chier dans ton pantalon de soumis, foi de Revy ! Et oublie pas de ramener le rhum, crevette ! »

Pan ! Opening on ne peut plus représentatif de la série pour débuter cet article.
Si vous n’avez pas aimé, vous n’avez plus rien à faire là.
Jeune salaryman d’une grande entreprise (comprendre « japonais faible, lâche, soumis et à l’avenir brillant de terminer toutes les soirées de sa vie inexistante dans les karaokés », un classique), Okajima Rokuro est envoyé par sa hiérarchie dans les mers d’Asie du Sud-Est afin de procéder à la livraison d’un disque. En chemin, son bateau se fait attaquer par une bande de pirates, qui travaillent sous le label de « Black Lagoon Compagny ». Ceux-ci ayant pour objectif de récupérer le fameux disque de données, ils en profitent pour prendre en otage le faible Rokuro histoire de demander une rançon avant d’aller donner à des russes louches (pléonasme) le disque tant convoité. Les négociations faites, les supérieurs hiérarchiques tyranniques (japonais, donc repléonasme) de notre héros malgré lui préfèrent ne pas entacher le nom de leur compagnie et pour cela, décident de faire passer Okajima pour mort (de là à vous dire POURQUOI, c’est bien le problème de leur logique). L’affaire est donc réglée, le disque compromettant ne sera pas diffusé mais voilà maintenant que le personnage principal est sans emploi (la mort est un motif de licenciement économique) et au milieu de nulle part. S’étant pris d’empathie pour ses geôliers, et réciproquement, ils décident de l’intégrer à leur Compagny légale...
Dans les grandes lignes, ce synopsis reprend les deux premiers épisodes de la série, même si on remarque très vite que ce plantage de décor ne va pas avoir grande incidence sur les évènements à venir, si ce n’est intégrer Rokuro, rebaptisé pour l’occasion Rock, dans un univers qui n’est pas le sien. Ben oui, les salarymen ont rarement l’occasion de faire des séminaires pour apprendre à survivre au milieu d’une fusillade. Mais c’est un moindre détail.
Tout simplement parce que le décalage qui pourrait être mis en emphase dans toute la série est, en définitif, très peu exploité, au profit d’un traitement plus animesque et conventionnel de l’histoire.
Animesque, tout d’abord parce qu’il faut savoir que BLACK LAGOON peut être considéré comme un hommage parodique à tout ce que la production japonaise a pu faire. Attention, je ne parle pas d’énièmes clones tsundere et de lycéens boutonneux qui font l’objet de dithyrambes sur 4chan ou Underfoule (deux imagebords dont il conviendra, pour la dignité humaine, de ne pas donner de lien) ; non, ce n’est pas à ce niveau là. C’est autre chose. Imaginez simplement des fusillades interminables entre nonnes, décérébrées de la gachette, nazis, pirates infréquentables, mafia russe etc. Chaque personnage est présenté avec sa nationalité, ce qui permet de prendre du cliché à foison dans la gueule (irlandais cocaïnomane, chinoise aux phrases courtes et sans culotte, allemands nazis etc) pour notre plaisir. C’est la saison 1. Et maintenant, imaginez cette formule, amplifiée, surjouée, déformée dans tous les sens à tel point qu’on ne sait plus si on doit en rire ou en être mal à l’aise. C’est un peu le premier épisode de la saison 2. Pour peu qu’on ait le second degré inné en soi, ça passe comme du petit lait.
Animesque, aussi parce que l’argument de poids de la série tient peut-être en un seul mot qui saute aux yeux lorsqu’on voit le générique : Revy. Une fille en minishort, avec des t-shirts très (trop ?) courts, une poitrine indécente, deux flingues toujours vissés sur elle et une mentalité de psychopathe, c’est vendeur, il faut bien dire. Et à raison, comme toujours. Les femmes alcooliques sont toujours gages de qualité dans la production japonaise. C’est du fanservice en bouteille, c’est parfois bien lamos (originalité : le personnage déglingo et survolté cache en fait un passé triste, mon Dieu que de folies scénaristiques !), mais ça reste quand même bien plaisant, et pas seulement pour les yeux.
Conventionnel, parce que plus l’anime avance, et plus on se rend compte que l’intrigue se dirige vers des eaux déjà usées et que le côté assez original du départ ne va pas être exploité à fond. L’orientation fromagère arrive tôt et met de côté des personnages au potentiel aussi intéressant que Dutch et Benny pour partir dans le délire animesque évoqué plus haut. C’est d’ailleurs le seul gros reproche que je fais à BLACK LAGOON, le reste étant discutable sur sa nature de qualité ou de défaut.
Si cet article parle d’une série pas de la première fraicheur, c’est avant tout parce que j’ai eu très récemment l’opportunité de regarder la deuxième saison et que ses qualités morbido-excessivo-grandguignolesques en font quelque chose de savoureux. Pour peu qu’on aime le too-much à outrance, c’est ce qu’il vous faut. Ce n’est pas l’anime de la décennie, ni même de l’année 2006, mais qu’est-ce que ça fait plaisir de se reposer la tête sur quelque chose d’aussi exagéré. Sans compter que les deux saisons sont trouvables aujourd’hui à 20 € chacune, ce qui n’est pas une mauvaise affaire, croyez-moi !
Leto
Baccano!
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- Regarde Miria, des gens qui n’ont pas connaissance de la série ! C’est très vilain, hein ?
- Tout à fait, Isaac ! On doit faire quelque chose ! Vite, une présentation pour leur donner définitivement envie de la regarder !
Cette série animée diffusée pour la première fois en 2007 au Japon est tirée de romans à succès signés Ryohgo Narita. Adaptée par les studios MediaWorks et Brains Base en 13 épisodes de 25 minutes chacun, voici venir...

Click ! Opening jazzy (qui eut cru que les Gun’s & Roses seraient derrière ?) pour se mettre dans l’ambiance !
Du terme italien, baccano, le vacarme. Ce mot synthétise à merveille l’essence même de la série : imaginez un énorme bordel (non non, pas maison close) au rythme sans faille dans lequel les rencontres et les époques se mélangeraient jusqu’à obtenir une texture en apparence indigeste. Vous commencez à comprendre. Il n’empêche qu’après un ou deux épisodes qui nous laissent sur le carreau, d’incompréhension, on pige de plus en plus la mécanique narrative et on se laisse porter par l’histoire...
1931. Le Flying Pussyfoot, un train transcontinental reliant Chicago à New York, est le théâtre d’une étrange réunion. Mafieux, riches, psychopathes, légendes urbaines, bandits, duo de doux dingues se retrouvent tous à bord du même train. Certains s’y rencontrent pour la première fois, d’autres se voient à nouveau ou se croiseront plus tard. Les destins s’entremêlent, se défont dans tous les wagons ou se délieront à l’arrivée.
Ce petit synopsis reflète la difficulté de parler de BACCANO! tant le propos est à découvrir par soi-même (je pourrais facilement spoiler, mais ce serait enlever automatiquement l’attrait de la série). Les épisodes se déroulent sur plusieurs époques à la fois, rendant la compréhension parfois malaisée (certains personnages se retrouvent avant qu’on assiste à leur première rencontre) malgré l’indicatif des années (ce qui n’aide pas forcément étant donné que le tout se condense sur trois années, plus un bonus un siècle et demi avant, et qu’à l’intérieur des ans, la chronologie n’est pas respectée), sans compter la multitude de personnages (l’opening n’en montre qu’une partie, c’est pour dire) aux histoires et motivations différentes, fouillées, captivantes.
On retrouve là-dedans beaucoup d’archétypes du genre, à savoir le gamin intelligent qui tape sur les nerfs, le vieux savant fou, la jeune femme froide et assassin, le bandit au grand cœur, le psychopathe ultime qui ne rêve que de tuer tout le monde, le duo de joyeux lurons (ceux là mériteraient presque les éloges tant leur joie de vivre et leur connerie sont communicatives)... Mais le tout est un tel mélange condensé de tous les types de personnages que l’on peut voir que ça en devient excellent. Car en très peu d’épisodes, BACCANO! peint une galerie impressionnante de situations et de personnages sans laisser le spectateur souffler, sans pour autant paraître brouillon.
Le puzzle se construit au fur et à mesure, les pièces s’emboîtent, l’épopée prend son sens et clic ! Magie !

Une image bien représentative du côté fouillis apparent de la série, ainsi que tous les styles qui y sont traités.
Voilà en quelques mots les impressions qui se dégagent peu à peu de BACCANO!, et qui vont nous amener à être sûrs que ce qu’on voit est grand. Ce qui est une vérité.
Car l’anime n’a pas son pareil pour imposer un rythme croissant dans chaque épisode (le fait que la temporalité n’est pas fixe et que les époques se chevauchent permet de répéter la montée en puissance jusqu’au climax à chaque fois) ; une ambiance originale mêlant action, humour et fantastique dans l’Amérique des années 30 (même si l’histoire ne s’intéresse pas à la Prohibition) qui donne un cocktail jazzy sur voleurs et gangsters survitaminés ; une histoire bien foutue et intéressante ; des personnages multiples et charismatiques (Isaac et Miria sont deux monstres de la simplicité d’esprit et de la fraîcheur, de par leur synergie fusionnelle et entrainante) ; une animation vraiment pas dégueulasse et propre... Autant de qualités qui rendent le tout unique, attractif, génialissime.
A essayer d’urgence, cela va sans dire, pour la bonne humeur qui s’en dégage tout en conservant un côté très sérieux, quasi-oppressant (les deux se rencontrent, s’entrechoquent sans être gênant).
Leto
Nerdz, une série qui va vite !
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« Han han, ma kik elle pleure »
Tels seront les mots que vous pourrez prononcer après la vision de quelques épisodes de cette fabuleuse série ! Car oui mesdames et messieurs, une telle série existe bien ! Une série relatant avec une fidélité et une pertinence avisée la vie d’un nerd (geek, nolife, rayez les mentions inutiles) !
Nerdz, c’est l’histoire de quatre personnages cohabitant dans un huis-clos, qui se trouve être la demeure du grandissime Darkangel64, et qui est imprégné de geekitude de toutes parts.
« Tu sais pourquoi Tails il a deux queues ? Bah parce que Sonic il a deux trous ! »
Darkangel64 (Benjamin Nerdzowzky de son vrai nom) est donc propriétaire d’un appartement dans Paris. Il passe le plus clair de son temps à jouer aux jeux vidéo, le reste de son temps étant réservé à dormir ou à écrire sur son blog à tendance « shaolin gothik ». Ainsi, son seul revenu est la sous-location de son appartement.
« Regardez cet artiste ! Il expose des sculptures faites exclusivement de ses rognures d’ongles et de ses excréments ! C’est fascinant non ? »
Jérôme, l’un de ses colocataires, est maquettiste pour un magasine culturel à la mord-moi-le-nœud ! Cet espèce d’intellectuel faussement ouvert est en fait le pire des puceaux, passionné par l’œuvre de Jean-Luc Godard (d’où son coté geek malgré lui !) Que ce soit clair… Jérôme n’est vraiment pas apprécié et est ennuyant au possible ! C’est un peu lui le « méchant » de la série finalement…
« Ouai ! Moi aussi jveux jouer à Dragonball ! Pour faire des Kamayoka ! »
Caroline, étudiante en psycho... se retrouve un peu comme un cheveu sur la soupe ! Mais sa totale ignorance en matière de culture vidéoludique et sa passion pour les poupées en porcelaine en font un personnage qui se fond particulièrement bien dans le décor… Au fur et à mesure de la série, la seule présence féminine sera bien évidemment source de convoitise de toutes parts.
« Han ! Han !! J’ai fais un gros Boba Fett !! Et dans mes rêves Caroline, j’te baise ! Et toi aussi Jérôme j’te baise ! »
Régis-Robert, « ami » de Dark… celui-ci est sûrement le personnage le plus « abouti » de la série… Celui-ci ne paye pas le loyer, pour la simple et bonne raison qu’il est champion de « King of Fighters 95 ». Dire qu’il dispose d’une légère tare serait un doux euphémisme. Ses occupations : lire le club des cinq (mais pas jusqu’à la fin parce que ça fait trop peur... surtout quand y’a le garde champêtre qui prend une pelle !), regarder des vieux VHS enregistrés de Hugo Délire (avec Karen Cheryyyyl !), amener à boire à Dark quand il joue aux jeux vidéo, se cacher pendant trois heures derrière le rideau, cracher dans les chaussures gauches, dire au revoir à son caca, tremper sa kik dans le pot de mayonnaise, imiter Dagobert (Wouah ! Wouah !) Que du bonheur en somme.
C’est donc de ces quatre protagonistes dont il sera question dans la série.
Il y a parfois l’intervention de « guests stars », avec un casting bien lourd : Marcus (oui oui LE Marcus de Game One), le naheulband, et plein de monde de la team Nolife TV…
La série retrace le quotidien de ces personnages, avec ses banalités (qui n’en sont pas vraiment vu les bestiaux !) et ses aléas… Amour, passion, meurtre, affaire de drogue, crime passionnel, sentiments forts, subtilité, bon goût, nostalgie, angoisse… Nerdz c’est un peu tout ça à la fois !
Après une première saison plutôt classique et sans réelle trame de fond (mais finissant par une note tragique !), les protagonistes enchaînent sur une deuxième saison où les choses s’emballent et se compliquent… eh oui ! Ça fait toujours un peu mal de perdre sa virginité (surtout à leur âge) ! La troisième saison quant à elle, s’inscrit dans la continuité, où chaque personnage doit assumer les conséquences des actes antérieurs… ce qui ne semble pas toujours aisé !
En dehors de la trame générale, une grosse partie des épisodes est « à thème »… ainsi, on a le droit à un spécial « Star Wars », un spécial « Super Héros », un spécial « Club des cinq de Noël », un spécial « reportage animalier du geek et de son environnement hostile », un spécial « rôlistes » ou encore un spécial « 24h du Mans » !
Arrosez cela de blagues de nerds à tout va, de références vidéoludiques et autres geekeries… et vous obtenez une série qui fera rire n’importe quel geek averti ! Sachant qu’un geek averti en vaux deux… imaginez l’intensité sonore que fait un geek averti en riant à gorge déployée ! (Surtout en contraste avec l’absence de rire succédant la blague pourrie que je viens de faire… j’ai envie de dire ROFLMAO…)
Je pourrais encore en rajouter des tonnes et des tonnes à propos de cette série, mais je risquerai plus d’en dévoiler que de vous donner envie de la découvrir par vous-même… et l’humour spoilé… c’est tout de suite moins (s)poilant ! (Deux blagues nazes en quelques lignes… MES CACHETS ! DONNEZ-MOI MES CACHETS !)
Je me dois quand même de clôturer ce billet par la présentation plus générale de deux acteurs de cette série, qui ont suscité chez moi un vif intérêt (de par mon homosexualité... ah non c’est pas ça !) : Davy Mourier (alias Régis-Robert) et Monsieur Poulpe (alias Darkangel64).
Deux hommes à l’humour transcendant, qui en dehors de Nerdz me font tout autant rire, et qui ont malgré tout ce que l’on peut s’imaginer une grande sensibilité et une grande puissance créatrice d’art et de conneries.
Pour en découvrir plus sur eux, voici leurs blogs :
http://www.badstrip.net/
http://monsieurpoulpe.over-blog.com/
A visiter, revisiter, et devenir addict !
Tant que je suis dans les liens internet, et pour en revenir à Nerdz :
http://nerdz.over-blog.net/
Le blog de la série, avec toutes les vidéos en streaming… à suivre !
Anecdotes à prouver :
Il paraît que l’auteur de cet article aurait une dédicace de chacun des acteurs accroché au mur de sa chambre, qu’un de ses amis aurait emballé Monsieur Poulpe lors de cette séance de dédicace, et qu’il existerait des photos prouvant tout cela… sans parler du fait que celles-ci auraient été diffusées sur le blog de Poulpy lui-même lors de son billet sur le compte-rendu de cette dédicace.
Bon je crois que j’ai terminé ma phase égocentrique, vous allez pouvoir arrêter de vous abîmer les yeux et commencer à abîmer vos doigts afin de témoigner de votre reconnaissance éternelle envers cet article et son auteur, qui vous ont permis d’ouvrir les yeux, et d’accéder au savoir… sans compter l’admiration que vous me portez d’avoir pu toucher ainsi des acteurs si célèbres !
(Ah, j’avais pas fini ma phase égocentrique… maintenant ça y est je crois !)
Pour finir… allez voir la série ! C’est le seul réel moyen de vous convaincre !
(Et en plus j’ai l’honneur de baptiser la section série du blog !)
Suggestion de l'auteur : et si on référençait toutes les répliques cultes de la série ?
J'ouvre le bal :
« Les chats c'est des connards ! » (R-R)
« Bienvenue en enfer ! » (Dark)
« J'ai un e-mail de Anakin Skywalker sur mon Meetic ! » (Caroline, à prononcer avec un accent français)
« Le dernier film de god hard... merci Régis pour ce cadeau... » (Jérôme)
« Si tu gagnes, j'me fais tatouer deux pokéballs sur les couilles! » (R-R)
ShikaDh


