Le Pavillon de la littérature


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L'ombre du vent

28/02/2010 16:31
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L’Ombre du Vent Carlos Ruiz Zafòn

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1945, Daniel a huit ans quand son père, libraire mélancolique, l’amène au petit matin à travers les ruelles brumeuses de Barcelone, jusqu’à l’irréel Cimetière des livres oubliés. Dans ce Temple à l’existence gardée secrète, des milliers de livres uniques attendent à l’abri du temps et des hommes, pour qu’un jour quelqu’un les retrouve et leur offre une seconde vie.
C’est perdu au milieu des rayonnages poussiéreux de cette incroyable bibliothèque que Daniel va faire la connaissance de Julian Carax, auteur espagnol exilé à Paris, puis mystérieusement disparu, oublié de tous, tout comme son œuvre. En lisant son roman, L’Ombre du Vent, Daniel Sempere découvre un univers et une prose qui le fascinent. Poussé par sa soif de lire et par une dévorante curiosité, il se lance dans une enquête sur la vie de l’auteur prodigue.
Mais tandis qu’il grandit en poursuivant ses recherches, il découvre une histoire qui mêle la vie de l’écrivain maudit à la sienne, à celle de nombreux autres et à L’Histoire de Barcelone, " ville des prodiges ", marquée par les cicatrices de la guerre civile et déchirée par le poids du franquisme.

Avec L’Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafròn est devenu l’auteur hispanique contemporain le plus lu dans le monde. Barcelonais partageant son temps entre l’Espagne et Los Angeles, écrivain depuis l’enfance, mais également scénariste de film, l’auteur n’a pas forcément le profil d’un génie littéraire. Il démontre pourtant dans l’écriture de cette œuvre une réelle maitrise de l’intrigue et de la narration, entrainant sans peine le lecteur à la découverte de sa Barcelone, ville magique ancrée dans l’histoire et pourtant peuplée par l’imaginaire gothique de l’auteur.
En suivant le héros dans sa quête initiatique des Ramblas au cimetière de Monjuic, en passant par la cathédrale, on découvre ou redécouvre une cité incroyable, son ambiance, mais également ses personnages. Figures loufoques et attachantes ou spectres terribles, tous les protagonistes sont soignés et aimés par leur créateur, apportant une touche d’humanité et de vie au tableau fantastique qu’il dépeint.
Au cours de l’enquête qui mène Daniel dans les pas de Julian, on revisite l’Histoire, on voyage à travers le temps, de la paix à la guerre, de la guerre à la dictature, jusqu’à ce que les époques, comme les intrigues, s’entremêlent. Ruiz Zafròn intègre avec succès cette toile de fond historique dans la vie de ses personnages pour en faire le support de leur univers, pour faire d’eux des acteurs du réel.

À mi-chemin entre le roman policier, le récit initiatique et l’univers fantastique, L’Ombre du vent entraine sans peine le lecteur et le tient captif de son intrigue. Mais la grande force de Ruiz Zafòn c’est aussi que quand la vérité éclate et que le réel reprend le pas sur le fantastique, il n’en rend le récit que plus poignant.


Grenouille Bleue

Franny et Zooey

21/11/2009 23:20
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J. D. Salinger est un auteur américain, connu pour son roman phare L’attrape-cœurs, paru en 1951. Il n’a rien publié depuis 1965, faisant état de son isolement naturel. Surtout remarquable pour ses nombreuses nouvelles, Salinger ne demeure pas moins un très grand romancier, pas tant quantitativement, c’est évident, mais qualitativement, il est certain. Si L’attrape-cœurs a sans aucun doute laissé une marque indélébile dans l’histoire des États-Unis par l’influence majeure qu’il a pu engendrer, ce n’est cependant pas le roman qui va nous intéresser dans les lignes à suivre. Publié en 1961, Franny et Zooey est un livre peu connu sur nos terres, du moins populairement parlant, mais qui pourtant cache des trésors insoupçonnés.

Publié à l’époque comme une histoire courte et une nouvelle, divisé en deux parties presque indépendantes l’une de l’autre, Franny et Zooey, frère et sœur d’une vingtaine d’années, sont des membres de la famille Glass (connue pour leurs nombreuses apparitions disséminées dans toute l’œuvre de Salinger). Prenant place un week-end de novembre 1955, ce roman s’articule donc sur deux axes à la fois. Le premier fragment, titré Franny, bien plus court que le second, raconte l’invraisemblable histoire d’une adolescente s’éveillant à la constatation qu’à travers son entourage tout entier dansent des êtres toujours unanimement égoïstes. Lors d’un rendez-vous avec son petit ami, Franny va lui faire confidence de ses états d’âme. Toute la particularité de ce passage se trouve dans le fait qu’il ne se passe exclusivement que dans un seul lieu, un restaurant, autour d’une table unique, où se tient un échange endiablé entre deux protagonistes sensiblement éloignés par leurs psychologies. Portant perpétuellement un bouquin russe sur elle, Franny s’est faite à l’idée qu’une prière incessante et continue ne peut être qu’une source de bénédiction à qui la pratique. Par les yeux de son héroïne, Salinger nous offre une réflexion prégnante à propos de sujets tels que la prétention, la fierté, la nécessité et la valeur de l’éducation, et bien entendu, l’égoïsme.

Zooey. Ce second fragment est lui-même séparé en deux parties qui, si elles ne sont pas distinctes, sont tout de même assez disparates l’une et l’autre. D’abord lancé par un long dialogue, s’installant dans la salle de bain de la famille Glass, entre Zooey et sa mère, ce fragment se poursuit par un dernier dialogue, cette fois-ci mettant en scène Franny et Zooey. Toute l’essence de l’œuvre se trouve précisément dans les dernières pages du roman, car si le reste n’est pas dénué d’intérêt, loin de là, il ne sert en définitive qu’à nous donner les clefs de compréhension nécessaires à une bonne interprétation de ces dites dernières pages. Également, c’est à ce moment-là que l’on peut comprendre la démarche de Salinger, et sa méthode. En effet, Salinger n’est pas un auteur qui cherche constamment à enjoliver ses écrits comme peuvent le faire un certain nombre de ses semblables ; ses descriptions et son style restent toujours simples et précis, allant droit au but, sans chichis. Toutefois, sa construction est très difficile d’accès parce que, c’est la subtilité, il fait justement tout pour déconstruire son récit. Son but n’est donc pas de livrer clef en main une œuvre élaguée de toute zone d’ombre à ses lecteurs, au contraire, il souhaite que ceux-ci fassent une démarche intellectuelle supplémentaire afin de saisir la substantifique moelle de son œuvre. C’est la raison pour laquelle la vox populi peut ne pas apprécier son travail. Dans ces conditions, quelle peut être par conséquent l’enseignement qu’on peut tirer de la lecture de Franny et Zooey ? Pour Salinger, l’homme doit chercher à progresser toujours davantage d’un point de vue spirituel et philosophique. Une prière incessante, en plus d’être impossible à exercer, est vouée à l’échec. Ce qu’il faut chercher au final consiste à atteindre une certaine forme d’illumination qui permettrait à l’Homme de s’évader de son ignorance pour acquérir une profonde sagesse.


dop_

Miracle dans les Andes, de Nando Parrado

21/11/2009 23:14
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Miracle dans les Andes (72 jours dans les montagnes et ma longue marche pour rentrer)

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C’est un vendredi 13, en 1972, que le Fairchild F-227 qui transportait une équipe de rugbymen uruguayens s’écrasait dans les Andes. Cet accident allait donner naissance à une véritable légende.
Pendant 72 jours, les survivants de ce crash vécurent sur un glacier à 3500 mètres d’altitude, au milieu des cadavres et des débris de la carlingue.

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Seuls au monde, ils luttèrent contre le froid et le désespoir – n’ayant bientôt d’autre choix que de manger la chair de leurs compagnons morts.
Leur histoire a fait le tour du monde. Elle a été publiée dans un livre qui émut le monde entier - Les Survivants - du journaliste Piers Paul Read, réalisée au cinéma - Les Survivants (réalisé par Frank Marshall en 1993, avec notamment Ethan Hawke dans le rôle de Nando Parrado) - , mais jamais l'un des survivants ne l'avait racontée de l'intérieur.
Et c’est ce récit que Nando Parrado, après s’y être refusé pendant plus de 30 ans, vient d’écrire.

« J’avais toujours considéré que notre histoire était unique, si extrême et violente que seuls ceux qui y étaient pouvaient comprendre ce que nous avions vécu. En fait, c’est l’histoire la plus familière qui soit. Un jour ou l’autre, nous devrons tous affronter le désespoir et le sentiment de détresse. Nous faisons tous l’expérience du chagrin, de l’abandon, d’une perte cruelle. Et tous, tôt ou tard, nous devrons affronter la proximité inexorable de la mort. « Nous avons tous notre expérience personnelle des Andes » Nando Parrado


Le récit de leur combat contre la mort (en collaboration avec l’écrivain et journaliste américain Vincent Rause) va bouleverser les consciences.


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Aujourd’hui, Nando est PDG de plusieurs entreprises et producteur de télévision. Il vit à Montevideo avec sa femme et ses deux filles.

Avis personnel : Un livre tout simplement humain, profond, où l’on vit à travers les ressentiments et les questions de Nando. Ce n’est pas seulement un récit de la catastrophe et de la vie des survivants, c'est un voyage vers la survie et le dépassement de soi.

Un livre extraordinairement touchant et bouleversant à chaque instant, à chaque moment vécu par les survivants, à chaque respiration de Nando ("Respire, respire encore une fois !"). D'autant plus touchant, que c'est réellement arrivé, que c'est le récit d'un survivant même à ce terrible crash ...

Nando n’épargne ni les images crues (sang, plaies, blessures, morts …), ni ses interrogations (sur la vie, la mort, la famille, Dieu), ni ses opinions (cruelles ou non, ni les moments qu’ils ont vécus et passés ensemble dans les Andes seuls coupés de tous …
Il raconte la peur, le froid, la soif (qu'il dit aussi terrible que dans le désert), et la faim. Il explique comment, pour survivre, il en est venu à accepter l'inconcevable, c'est-à-dire se nourrir de morceaux de cadavres humains.

Faute de nourriture, c'est Roberto Cannessa, un étudiant en médecine qui va franchir le pas et conseiller à ses amis de se nourrir avec les corps des disparus, et conjurer leur dégoût en leur montrant comment découper méthodiquement les corps, avec un éclat de hublot.


Pendant 30 jours, cette mini-société va retourner au cannibalisme.

Il raconte par exemple comment l'amour pour son père lui a permis de garder la tête haute, de s'accrocher et l'a sauvé de cet enfer glacé.

« […] et je me suis aperçu qu’en dépit de ma situation désespérée, son souvenir me comblait de bonheur. […] les montagnes, malgré l’étendue de leur puissance, n’étaient pas plus fortes que mon attachement à mon père. Elles ne pouvaient pas détruire ma capacité à aimer. […] J’ai découvert un secret simple et stupéfiant : la mort a un contraire, mais ce contraire n’est pas la vie. […] Le contraire de la mort, c’est l’amour. L’amour est la seule arme dont nous disposions. Seul l’amour peut faire de la vie un miracle et donner du sens à la souffrance et à la peur. » Nando Parrado


Il fait le récit de la longue et périlleuse marche qu'il a entreprise avec Roberto Cannessa en haute montagne, pour rejoindre la civilisation.

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Nando et Roberto avec Sergio Catalan, le fermier qui les a trouvé et aidé. C'est grâce à lui qu'ils ont pu aider et récupérer leurs amis restés sur le site du crash.

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L'un des deux hélicoptères qui survolent le site pour venir secourir le reste des survivants.

Et enfin, il conclut en disant que ceux de ses amis qui n'ont pas survécu au crash ont donné leurs vies pour en sauver seize autres.

Chaque année, à la date du 22 décembre, les survivants se réunissent en silence pour se rappeler qu'ils sont vivants et penser à leurs amis disparus et à ce miracle.

« Nous sommes revenus des Andes avec une nouvelles façon de penser, un nouveau regard sur le pouvoir de l’esprit et sur le miracle qu’est – pour nous, pour quiconque – la vie, c'est-à-dire être réellement vivant et conscient, et jouir de chaque instant avec présence et gratitude, voilà le cadeau des Andes.» Nando Parrado



À la fin de son récit, Nando parle aussi du best-seller de Piers Paul Read :

« Certes l’ouvrage s’attache surtout aux faits objectifs de notre épreuve, et n’apporte au lecteur aucun élément pour comprendre ma lutte intérieure ou les émotions puissantes qui m’ont poussé à survivre.» Nando Parrado


Je vous laisse avec un article écrit pour Ouest France en 2007 par Claire THÉVENOUX, qui relate mieux les évènements ^^

Le vendredi 13 octobre 1972, un Fairchild F-227 avec quarante-cinq personnes à bord, s'écrase dans la Cordillère, à 3 500 m d'altitude.

L'avion emmenait les Old Christians, équipe uruguayenne de rugby, disputer un match amical au Chili. Amis ou famille accompagnaient les joueurs. De violentes turbulences ont fait perdre brutalement de l'altitude à l'avion qui s'est déchiré sur un sommet. Treize personnes meurent dans l'accident, dont la mère de Nando et Guido Magri, son plus vieil ami, un demi de mêlée rapide et rusé.

L'avion est entouré de crêtes immenses. Et il est trop petit pour être visible du ciel par des secours qui ne savent pas où chercher. Mais ça, les survivants ne le savent pas encore. Ce sont des gamins, 18 ans de moyenne d'âge, en pleine forme physique mais en baskets et bras de chemise, qui se réchauffent les uns contre les autres dans le fuselage. Des gosses de riches, à l'insouciante jeunesse.

« J'étais étudiant en business dans une université américaine, se rappelle Nando Parrado. En 24 heures, je suis devenu un animal dans une glacière. »


Le froid les mine. La soif les taraude. La faim les achève. Commence le lent ballet de la mort qui rôde. Au huitième jour, Suzy, la petite soeur chérie de Nando, s'éteint dans ses bras.

« C'est là que j'ai entendu pour la première fois une voix intérieure qui me disait de ne pas pleurer, de ne pas lâcher. »


Il avait pourtant mille raisons de se laisser partir : la peur, « attachée à l'estomac pendant 72 jours, comme une boule », la panique de se sentir « enterré vivant », la certitude qu'il allait mourir d'une minute à l'autre ...

« Les lois des hommes n'existaient plus. Il n'y avait plus que la loi des montagnes, la loi de la survie. » Et il y avait tous ces cadavres, étendus à l'extérieur de l'avion, sous une mince couche de gel. « Nous sommes en train de mourir de faim, lâche un jour Roberto Canessa, étudiant en médecine. La seule source de protéines ici, c'est les corps de nos amis. » Il fallait les voir comme de la viande, disait-il. Les récalcitrants finissent par se laisser convaincre d'ingurgiter cette chair blanche, insipide et glacée, découpée en petits bouts.

« Quand on n'est pas dans la proximité de la mort, il est facile de dire : c'est bien ou mal. Moi je sais juste que tous ceux qui disent : « Je ne ferai jamais ça », feraient exactement pareil. »


Le groupe s'engage à ne pas toucher à la mère et à la soeur de Nando.

Manger les morts va tenir en vie ces jeunes gens qui maigrissent pourtant à vue d'œil :
« Je pesais 95 kg, j'en ai perdu 45 » Manger les morts va les sauver.
Ils n'apprennent l'abandon des recherches qu'au 11e jour, sur une radio bricolée. « C'est comme un médecin qui vous annonce : vous n'avez plus que cinq jours à vivre. Tout bascule. » Au 16e jour, une avalanche emporte huit des leurs. Nando Parrado est extirpé in extrémis de la neige. Il ne se départira plus de ce sens du hasard et de la chance qui le suivra même après le crash :

« Tous les amis qui étaient assis derrière moi dans l'avion sont morts. Celui qui était couché à ma droite est resté dans l'avalanche. Pourquoi eux et pas moi ? »


Aujourd'hui, il a « mis les Andes de côté ». Mais il pense tous les jours à une chose : « Je devrais être mort dans un glacier il y a trente-cinq ans. J'ai ressuscité pour donner la vie, c'est mon plus grand triomphe. »


(Article de Claire THÉVENOUX pour OUEST France du 20 03 2007)


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The Power of the Human Spirit


el-d-brokeur

Poupée de chiffon - poupée de son

21/11/2009 22:46
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Eh non il ne s'agit pas d'un article sur France Gall, mais de la reprise d'un ancien article du Pav'.


Autobiographie d'une courgette
Gilles Paris

Résumé:

"Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman". "
Ainsi commence l'aventure d'Icare, alias Courgette, un petit garçon de neuf ans qui tue accidentellement sa mère alcoolique d'un coup de revolver. Paradoxalement, la vie s'ouvre à lui après cette tragédie, et peut-être même un peu grâce à elle. Placé dans un foyer il pose avec une naïveté touchante son regard d'enfant sur un monde qu'il découvre et qui ne l'effraie pas. De forts liens d'amitié se créent entre lui et ses camarades. Et puis surtout, il tombe amoureux de Camille...

Mon avis:

Ce livre est touchant parce qu'il reprend des mots d'enfants. Parce qu'il nous attire dans un histoire drôle, parfois triste mais jamais pathétique. Si "L'assommoir" n'avait pas été écrit "autobiographie d'une Courgette" serait mon livre préféré. À lire absolument parce que c'est beau, parce que c'est plein de rires et de soleil, et parce que ça fait pleurer T_T

L'avis de la batracienne:

Parce qu'on a toujours besoin de l'avis d'une grenouille dans son jeu pour se faire une idée précise des choses !

Je suis partie dans la lecture de ce livre après avoir eu l'honneur de l'emprunter à l'auteur des lignes ci-dessus, mais sans avoir la moindre idée de ce qui m'attendait. Je m’attaquais donc à l’ouvrage avec deux informations de poids : il était question de légumes et c’était un des livres préférés de notre Tyranha (autant dire que ça a de quoi faire peur). Eh bien aujourd’hui, je me dois de faire part de mon avis sur ce roman, et je ne peux que constater que je m’attendais à tout sauf à ça.

J’espérais sourire et j’ai ri sincèrement, je pensais bouder et j’ai pleuré à chaudes larmes, j’étais partie pour un moment sympathique et j’ai découvert un petit bijou d’émotion et de simplicité.

« Autobiographie d’une courgette » est l’histoire toute douce d’un tout petit garçon dans un monde très dur, où il arrive, à force de courage et de rencontres, à reconstruire les bases de la vie dont le destin l’a privé. C’est une histoire d’enfants écrite par un grand enfant pour tous les petits adultes qui ont tendance à oublier combien on est fort, courageux, fragile, gentil, simple, compliqué, cruel, égoïste, généreux, dépendant et seul au monde quand on en est un, d’enfant.


Liloo

Le château de Hurles

15/10/2009 14:41
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Nombreux sont ceux, aujourd'hui qui connaissent cette histoire sous un autre nom grâce au célèbre réalisateur Hayao Miyasaki. Mais si Le château ambulant est un film d'une grande poésie, il convient de ne pas oublier que l'univers qui y est développé ne lui appartient pas.

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Synopsis
Nous sommes dans le pays d'Ingary ou la magie régit le quotidien : des sorciers parcourent les Landes, les chapeaux enchantés se vendent comme des petits pains et le premier né de trois enfants est condamné à échouer dans toutes ses entreprises. C'est sur cette dernière superstition que Sophie Chapelier, jeune fille de 17 ans, se base pour brider ses ambitions et ses rêves. Aînée de trois filles, elle laisse à ses cadettes la coquetterie, l'audace et le romantisme pour passer prudemment ses journées enfermée dans une petite alcôve à garnir des chapeaux auxquels elle parle pour se distraire.
Mais a cette jeune fille vielle avant l'âge, le Destin va jouer un tour. Transformée par la sorcière du désert, terrible enchanteresse, en grand mère grabataire, elle se réfugie dans le château de Hurle, magicien capricieux et coureur de jupons, ou le démon du feu Calcifer lui promet de la guérir de son enchantement si elle trouve le moyen de le libérer de l'emprise de son maitre.
Pour résoudre l'énigme à l'origine des pouvoirs de Hurle et lever le maléfice qui pèse sur elle, Sophie devra faire preuve de toute sa jeunesse d'esprit et apprendre que la magie n'est parfois qu'un moyen de fuir la réalité.

Mon avis
A ceux qui auront vu le film, je n'ai certainement pas apprit grand chose. Alors que puis-je vous dire pour vous donner envie de lire ce comte ? D'abord, je me suis volontairement cantonnée aux aspects du synopsis qui collent avec le film de Miyasaki, mais si Le château Ambulant est très fidèle à l'univers de Diana Wynne Jones, le livre développe bien plus certains aspects de l'intrigue et des personnages.
Diana Wynne Jones n'en est pas à son coup d'essai avec ce récit fantastique qui prend place dans un univers bien différent du notre, on peu même dire que l'auteur est passée maitre dans l'art de créer des mondes uniques ou la magie tient une place prépondérante.
Si Le château de Hurles est plutôt un récit pour enfants il n'en reste pas moins un conte très agréable qui nous emmène dans les coulisses du merveilleux, là ou les démons, magiciens et rois redeviennent avant tout des êtres soumis à leurs sentiments et à leurs peurs. L'auteur brise les codes éculés du conte de fée et fait de ses personnages des humains honteux, ridicules, capricieux, orgueilleux, émouvant, drôles et attachants. A cela s'ajoute un univers riche, extrêmement bien développé et emprunt d'une grande poésie qui ne manquera pas de séduire et qui ne nous éloigne finalement pas tant du monde que l'on connait.


GO and catch a falling star,
Get with child a mandrake root,
Tell me where all past years are,
Or who cleft the devil's foot,
Teach me to hear mermaids singing,
Or to keep off envy's stinging,
            And find
            What wind
Serves to advance an honest mind


Jonh Donne (extrait)


Grenouille Bleue

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