Le Pavillon des jeux vidéo


1 2 3 >

J’ai testé pour vous... League of Legends

01/07/2010 21:59
Commentaires (0)

C’est quoi League of Legends?....
League of Legends (nous l’appellerons LoL) est un meuporg F2P (Free to Play donc gratuit donc bien) qui s’inspire de l’extension de Warcraft: Defense of The Ancients. Vous incarnez un “champion”, et votre but est de casser la gueule à l’équipe ennemie avec vos coéquipiers et avec vos compétences spéciales qui dépendent du champion que vous avez sélectionné.
http://zepload.com/images/1277740137_gank.bmp
Le Gank, ou l'art du 2 contre 1...

Ah ouais... Et comment ça marche?
Vous choisissez votre avatar en sachant que chaque personnage possède des caractéristiques et des sorts différents, vos deux sorts de base (soins, vitesse, téléport, résurrection rapide, etc.), vos runes et c’est parti. Des troufions se dirigent a intervalles réguliers tels des fourmis et par des chemins différents vers la base ennemie. Votre but en tant que Héros est de les aider. Il existe des champions en tout genre: Du simple guerrier jusqu’au mage en passant par les soigneurs, les soutiens, les tanks (Ceux qui servent de sac de sable à l’equipe adverse) ou encore les farmers: ceux qui s’occupent personnellement des petits ennemis (donc attaque de zone, coups rapides, etc.). En tuant des ennemis, vous gagnez des points d’expérience qui vous feront monter de niveau (Oui, comme dans Pokémon...) et grâce auxquels vous pourrez augmenter vos compétences ainsi qu’une certaine quantité d’or avec lequel vous pourrez acheter de l’équipement ou des potions. Des tours et les champions ennemis bloquent votre avancée et vous devez en gros leur faire connaître les larmes de la douleur pour remporter la victoire et hurler “C’est moi qui suis le plusse fort!!” devant votre écran.

La sélection des équipes est basée sur un système de “Matchmaking” qui permet de bien former des équipes équitables. Malheureusement, le matchmaking pète parfois une brique et fait justement l’inverse, ce qui est encore à corriger... Il n’est pas rare de rencontrer des coéquipiers qui vous envoient par message un “C’est ca LoL? Waaah c’est boo!” pendant que vous vous faites laminer comme un pantin...
http://zepload.com/images/1277742288_alien%20kratos.JPG
Kratos VS un Alien. (????)

Ouais ok ok, mais pourquoi c’est bien?...
Tout d’abord parce que LoL est totalement gratuit. Il y a, comme dans tous les MMO F2P un magasin d’objets dans lequel on peut débourser de l’argent virtuel (obtenu moyennant quelques euros) contre des champions, des runes ou encore des skins. Cependant, elle ne désavantage pas pour autant les gripsous comme vous et moi. En gagnant des matches, vous gagnez en même temps des “points d’influence” que vous pourrez échanger au magasin. Il y a des mises à jour toutes les semaines, et les dizaines de champions temporairement utilisables sont changés hebdomadairement. Les kévins et les cléments sont vite découragés après une vingtaine de défaites, ce qui fait qu’à partir d’un certain niveau (votre profil monte de niveau aussi), vous ne rencontrerez plus de touristes.
http://zepload.com/images/1277742356_fullmetal.JPG
Et lui c'est...euh... Full Metal Alchemist!! (??? x10)

Les graphismes quant à eux sont corrects, les personnages sont modulés en Cel-shading, ce qui donne un côté cartoon au jeu, les couleurs sont variées, l’interface est agréable mais il vous faudra quand même un PC de la NASA pour faire tourner le jeu en qualité des textures et des personnages élevée sans que ça lag. Vos victoires, défaites et abandons (quand vous leavez) sont enregistrés dans votre profil, et sachez que les joueurs ayant leavé sont très mal vus par leurs homologues.

Ué mais là à t’entendre on dirait que c’est le jeu parfait tu vois...
Bien sur il y a comme dans tous les jeux des personnages plus avantagés que d’autres, les cartes sont au nombre incroyable de 3. La communauté se compose à 30% de leaveurs (des gens qui quittent une partie en pleine bataille, ce qui désavantage son équipe) et de gens possédant une connexion en carton leur donnant un temps de latence de 200 ans, de 20% de critiqueurs (vous mourrez une fois et on maudit votre famille) qui crient au noob à chaque fois que vous mourrez au lieu de vous conseiller et enfin à 50% de gens normaux. La communauté coulera LoL si cela continue... Les temps de chargement sont parfois tellement longs qu’ils peuvent faire prier un athée.
http://zepload.com/images/1277742709_artikodin.bmp
Et voilà Artikodin!! Là vous êtes bon pour finir votre vie dans le Pavillon...

Ah ouais... Et t’en penses quoi du jeu en lui-même sinon?
Le jeu est assez agréable et malgré un concept qui a l’air assez monotone et répétitif, aucune partie ne se ressemble. La manière dont vous voulez que votre héros évolue durant la partie et les combinaisons possibles sont quasi infinies. Attention toutefois à avoir des champions de réserve au cas où le “guerrier-super-classe-qui-tranche-les-ennemis-en-salami-avec-son-épée” que vous chérissez tant a déjà été choisi par un coéquipier (maudit soit-il en passant). Eh oui, vous ne pouvez pas sélectionner le meme champion que vos alliés, par souci de variété (un seul guerrier salami, ca va, mais six...). Les cinquantaines personnages disponibles pour le moment sont très variés, on a droit à tout: une elfe archère, un maître guerrier chinois, un yéti, un joueur de cartes (qui lance ses cartons a la Yu-Gi-Oh!), un doc devenu dingue armé d’une hache, un guerrier nordique (barbe, marteau, casque à cornes) ou encore un loup-garou.
http://zepload.com/images/1277743609_interface.bmp
L'interface est claire et agréable sans être trop sobre.

Un mot pour la fin?
Je conseille League of Legends principalement aux gens qui aiment les vrais jeux de stratégie (Non, Wold of Warcraft n’est PAS un jeu de stratégie...), autant les joueurs occasionnels que les no-lifes. Les parties ne sont jamais trop courtes (20-30 minutes) mais peuvent rapidement pomper votre précieux temps en cas de partie serrée (40-50 minutes). Mais au fait, qu’est-ce que vous faites encore ici? Foncez vite vous inscrire et télécharger le jeu pour l’essayer!



DeathZ

Ace Attorney : Phoenix Wright :

27/05/2010 22:20
Commentaires (1)

- Yo ma poule !
- Salut baby.
- Ça va ?
- Ouais tranquille et toi ?
- Bah à l'aise, je suis avocat depuis hier.
- Comment t'as fait ? Tu me fais limite golri.
- Loliloool. GBF. Je me suis mis à Phoenix Wright.


http://tjameskim.files.wordpress.com/2008/12/phoenix-wright-ace-attorney-justice-for-all_4435501.jpg



Phoenix Wright : Ace Attorney est un jeu-vidéo développé et édité par Capcom sorti en 2001 sur Game Boy Advance au Japon. À l'origine du moins, puisqu'il subira un portage sur Nintendo DS en 2005 pour le pays du soleil levant, avant de sortir sous cette version en 2006 par chez nous. Et d'ailleurs, c'est de cette version Nintendo DS (console que l'on appellera NDS par la suite) que je vais vous parler au cours de cet article. En profitant du fait qu'elle fête ses 4 ans dans nos contrées, tout comme notre pavillon des fous qu'on aime à la folie (évidemment, sinon on serait pas fou).

Pour information, Phoenix Wright : Ace Attorney (ace attorney dans la suite de cet article) est le premier volet de la saga Phoenix Wright, composé de trois jeux : Ace Attorney, Justice for All, Trials and tribulations (des jeux dont je parlerai peut-être un jour).

Maintenant que je vous ai parlé un petit peu du jeu, je vais pouvoir rentrer dans le vif du sujet. Ce qui sera nettement plus intéressant je pense que tout ce blabla introductif sur Ace Attorney. ~

Principe :

Dans Ace Attorney vous incarnez un jeune avocat qui débarque dans le métier, Phoenix Wright, un jeune homme avec un costume bleu électrique et une coiffure décapante. Votre but au cours dans ce jeu ? Eh bien tout simplement exercer votre profession d'avocat, et même un peu plus par moment, durant les 5 Affaires du jeu. Le tout avec des personnages drôles, méchants, mais relativement tous attachants, sur une 2D très détaillée et magnifique aux yeux de certains - dont je fais parti.

http://merlanfrit.files.wordpress.com/2009/02/phoenix_wright_news.jpg



Pour faire simple, durant chacune de ces affaires vous devrez alterner – sauf dans la première affaire qui est un didacticiel – procès et phases d'enquêtes, dans le but de prouver à chaque fois l'innocence de votre client (ou cliente, ne soyons pas méchant envers les lectrices – ou pas en fait).

Des affaires qui seront ni trop faciles, ni trop dures, mais d'une certaines complexité tout de même, histoire de vous surprendre et de vous faire réfléchir. Juste ce qu'il faut en résumé, pour que toutes les personnes puissent apprécier le jeu et ses histoires (ainsi que sa trame principale) sans avoir envie de se cogner la tête contre le mur le plus proche. Un scénario et une trame principale qui sont vraiment très riches et sympathiques, au passage, plein de rebondissements et de surprises. Voire épique si on ajoute tous les opus de la Saga Phoenix Wright entre eux.

Système de Jeu :

S'il y a bien une chose dont il faut parler quand on fait un article sur un jeu tel que Ace Attorney, c'est bien évidemment du système de jeu. Pourquoi ? Parce que c'est tout simplement un des charmes du jeu, qui fait de lui ce qu'il est, question critique.
Alors pour bien faire, pour parler du gameplay, nous allons faire deux parties : une pour la phase interrogatoire et une pour les procès. Ce sera nettement plus compréhensible pour vous (et plus agréable à lire par ailleurs, ce qui est quelque chose de bon à prendre quand on lit quelqu'un comme moi).

Les phases d'enquêtes :

Durant les phases d'investigations – évitons les répétitions – vous devrez explorer différents lieux ayant un rapport avec les affaires. Pour trouver des indices cachés qui pourront vous permettre de prouver l'innocence de votre client, mais pour la plupart du temps, parler avec des personnages. Des femmes et des hommes que vous questionnerez dans l'espoir de trouver une piste ou autre chose dans le genre.

Voilà comment se présente votre interface lors des ces phases.

http://img10.hostingpics.net/pics/700438gysads008.jpg



Vous avez donc plusieurs options, comme dit plus haut, qui se comptent au nombre de 4 et qui sont : examiner la pièce, se déplacer, présenter une pièce à conviction, ou parler avec la personne. Quatre options que je vais détailler, à commencer par la plus simple, celle où on examine la pièce dans laquelle on se trouve.

http://img10.hostingpics.net/pics/933266gysads009.jpg



En fait c'est plutôt simple : ce que vous avez à faire c'est cliquer avec votre stylet sur les endroits qui vous paraissent suspects. Pour ensuite avoir Phoenix qui examine le tout pour trouver (ou pas) une piste, ou une pièce à conviction.

Ensuite vous pouvez parler à la personne présente dans la pièce avec vous.

http://img10.hostingpics.net/pics/428725gysads010.jpg


Alors là, rien de plus simple : tout ce que vous avez à faire c'est cliquer sur le sujet qui vous intéresse. Puis découvrir un dialogue dans lequel vous aurez parfois des indices ou pendant lequel on vous remettra des pièces à conviction. Ou un dialogue qui pourra en débloquer un autre, bien plus important et intriguant pour vous.

Après, nous pouvons parler dans la même veine de l'option « présenter une pièce à conviction ». Une option assez simple à utiliser, vu qu'elle vous permet de présenter un indice à partir du dossier de l'affaire.

http://img10.hostingpics.net/pics/477256gysads036.jpg
Désolé si c'est le tribunal en dessus – de toute façon le dossier est le même.



Seulement, c'est un peu plus compliqué dans la pratique, vu que présenter une pièce à conviction n'est pas toujours simple, puisqu'on ne sait parfois pas laquelle présenter. Mais bref, là n'est pas la question.

Enfin, vous pouvez changer d'endroit, ce qui est tout con, puisque vous avez juste à cliquer sur le lieu que vous voulez visiter – on se passera d'images d'ailleurs, tellement c'est simple.

Les procès :

Durant les procès, vous devrez intervenir à certains moments : soit quand on vous demandera certaines choses, ou pendant les contre-interrogatoires. Même si la majorité de vos interventions se concentreront sur les contre-interrogatoires, en fait.

http://img10.hostingpics.net/pics/407903gysads037.jpg



Durant ces phases du procès vous devrez repérer les failles dans les témoignages des témoins, afin de pouvoir les exploiter pour sauver votre client. Et c'est sans doute là que le jeu est le plus jouissif et over-the-top.Warum ? Weil... oh puis merde. Tout simplement parce que c'est dans ces moments là que votre cerveau chauffera le plus dans le but de sortir des objections bien placées dans la face des autres.

http://img7.hostingpics.net/pics/84672gysads041.jpg



Comme vous le voyez, vous aurez donc la possibilité d'étudier le témoignage que vous devrez décortiquer, pour trouver les contradictions. Pour vous aider dans votre recherche, vous pourrez pour chaque phrase demander des explications au témoin, en cliquant sur « un instant ». Cela vous donnera, selon l'importance de la phrase, soit des informations capitales qui seront ajoutées au témoignages, soit des pistes dans le cas où vous serez paumé, largué et sans aucune idée.

http://img7.hostingpics.net/pics/849815gysads005.jpg



Seulement, trouver la contradiction n'est pas forcément le plus dur. Car ce qui vous donnera le plus mal à la tête – exagérons bien, de toute façon, vous êtes habitué – c'est de prouver qu'une contradiction existe. Pour cela, vous disposerez de vos pièces à convictions que vous devrez balancer à la tête du témoin. Là, vous devez vous dire : « ah, mais facile... j'ai qu'à tout proposer, ça passera ». Cependant, c'est impossible : car ce que j'ai oublié de vous dire, c'est que durant les procès, vous disposez d'une barre de vie – sinon ce serait pas drôle – qui se videra à une vitesse déconcertante si jamais vous enchaîner extrêmement vite les « tentons, ça passera ».

Mais bref. Une fois la preuve trouvé, ensuite, vous n'aurez plus qu'à cliquer sur « prends-ça » puis à enchaîner les moments hautement awesome et épiques. Et à atteindre, ainsi, le septième ciel, parce que vous vous prenez trop pour un avocat fantastique.


Maintenant que j'ai expliqué le système de jeu, passons au plus important : l'avis du fanboy. Que je ne garantie pas, comme à mon habitude, sans délires multiples et exagérations en masses. ~

Avis :

Ace Attorney est un jeu lent à démarrer. Au début, il faut s'accrocher, car on est un peu surpris par le principe – à part si on a essayé un visual novel, par exemple. Cependant, une fois que ça a démarré, vous êtes entièrement happé dans le monde de ce jeu hors du commun. En vous prenant, selon votre état d'esprit, pour Phoenix, ou non. La faute à qui, à quoi ? Tout simplement à cause de l'ambiance de ce bijou.

Pour vous résumer cela simplement et calmement – sans partir dans mes grands délires – ce jeu possède une ambiance tellement forte et réussie, qu'elle ne peut que vous emmener dans son monde. Bien sûr, différentes choses y contribuent ; mais s'il y a bien une chose qui est responsable de cela, c'est sans aucun doute le système de jeu que j'ai évoqué plus haut. Alors oui, expliqué par quelqu'un comme moi, cela peut paraître peu attrayant et peut-être un poil ennuyant. Toutefois, ce n'est pas le cas dans la réalité, puisque c'est quelque chose de réellement bien foutu et réaliste. En fait, sans cela, Ace Attorney ne serait pas ce qu'il est, car c'est tout simplement la chose qui vous plonge dans l'univers de notre avocat, Phoenix Wright, qui fait que vous adhérez complètement à cela et que vous vous prenez pour un avocat. Certains trouveront toujours le moyen de cracher là dessus, parce que c'est chiant et un poil trop linéaire ; mais franchement, ce sont tout simplement des sales trolls. Capcom a vraiment assuré là dessus et on peut les féliciter pour le travail qu'ils ont accompli.

http://img10.hostingpics.net/pics/827989praa3_maya_fey2.jpg



Après, outre ceci, il y a les enquêtes. Alors certes, elles sont rapides à finir. Alors certes, leurs histoires ne sont pas, à chaque fois, dignes d'un bon vieux Alfred H. Mais elles sont vraiment bien foutues. Pleines de rebondissements, assez complexes – ou pas, ça dépend de certains points – à terminer mais surtout extrêmement cohérentes et passionnantes à suivre. Ce qui est un bon point, tout de même, dans un jeu qui a pour noyau ces dites affaires.
Sinon, on pourrait également citer les protagonistes des différentes enquêtes, qui sont, pour la plupart, je l'admets, pas très complexes, mais toutes on ne peut plus sympathiques et charismatiques. Du petit témoin, au procureur, en passant par vos assistantes (J'vous aimeeeuhhhhh !!! Maaayaaaaa !). Ce qui est encore quelque chose d'assez rare pour être souligné à la va-vite, dans un article que je dois rendre dans une heure, sous peine de me faire lapider par une grand-mère furax.
Puis on va dire que la 2D qui anime Ace Attorney leur donne une âme aussi, puisque c'est vraiment quelque chose de plaisant graphiquement et qui donne un côté « frais » au jeu. En lui donnant une certaine particularité, associée aux musiques qui sont vraiment appropriées à un univers comme celui-là. Surtout le thème de Maya en fait.

Bref, pas besoin d'aller plus loin, vous l'aurez compris – ou pas... mais de toute façon on s'arrête là quand même - Ace Attorney est un jeu qui est, malgré ses défauts, excellents. Puisqu'il nous offre une expérience unique en son genre, absolument réaliste et jouissive, qui vous donnera envie de crier à tout va, où que vous soyez, que ce soit chez vous, dans la rue, au lycée ou à votre bureau...



http://2.bp.blogspot.com/_zjyMvC-HifI/SoiJFHaL4KI/AAAAAAAAAFk/44ODLbyeYRQ/s400/objection.jpg




Hachimaki

Peusseupeu Go

01/05/2010 21:38
Commentaires (0)

Considérée comme « le secret le mieux gardé de l’E3 2009 » (la convention américaine sur le jeu vidéo où Sony, Microsoft et Nintendo posent chaque année leurs projets primordiaux à venir en matière de management, jeux vidéo et consoles, un rendez-vous marketing essentiel donc), puis rapidement qualifiée de console la plus bourgeoise de la décennie (devant même l’insider PS3), la PSP Go (prononcez peusseupeugo) est la petite dernière de Sony, sortie en France depuis le 1er octobre 2009. Petite dernière, c’est vite dit, puisqu’elle applique brillamment le marketing Nintendo, utilisant le modèle économique Vache À Lait pour recycler une console portable (la PSP) avec trois nouveautés pour justifier un prix exorbitant. Sauf que la PSP Go a fait plus fort que Nintendo puisque son système (très décrié, Metal D. Luigi ne renierait pas ça) est passé au tout dématérialisé, ce qui doit faire passer la pilule de 100 € qu’on se prend dans la gueule (250 € au lieu de 150 € pour une PSP normale).



http://www.gamingspirit.fr/_img_art/psp-go.jpg



Il devient alors évident (sauf peut-être pour nos lecteurs ne s’intéressant pas aux jeux vidéo, lesquels n’ont même pas pris la peine de lire l’article mais je vais essayer de ne pas trop être technique) que la PSP Go cumule une montagne de problèmes et contradictions sous la séduction marketing qu’elle peut susciter : pour payer plus cher que la version normale, il faut que cela en vaille la peine pour l’acheteur lambda. Sony argue que le tout dématérialisé, c’est le futur, c’est ce vers quoi il faut se tourner. Je passerai sur le débat « rendez-moi mes jeux matériaux » qui anime les revendeurs de jeux vidéo et les collectionneurs, étant donné que je comprends parfaitement le fait que les cartouches et disques, ça prend la poussière et de la place. La dématérialisation du jeu vidéo (et donc son achat sur des supports immatériels en ligne, comme un téléchargement légal de musique) ne me gène pas, ça me parait être même effectivement l’avenir.
Mais de là à prendre la PSP Go ? Cette machine qui, lorsqu’on la tient dans la main, nous fait sentir tout notre charisme embourgeoisé de fils à papa ? Ca n’aurait pas été un problème, si Sony n’avait pas autant merdé.
D’abord, il faut voir que la dématérialisation scie la branche PSP : la console Go ne peut plus lire les UMD (quel flop monumental ce truc, j’veux dire, qui paierait 20 € pour des films que seuls la console PSP et son écran minuscule peuvent lire ?) Par conséquent, elle ne peut plus lire les jeux PSP. Hm. Reprenons. La PSP ne peut pas lire les jeux PSP. Si si, c’est cohérent (et des philosophes comme Descartes se seraient suicidés devant un tel paradoxe de logique). Cela veut juste dire que le TOUT dématérialisé, c’est vraiment tout, et qu’on ne peut acheter des jeux que via le net et une connexion haut-débit (cette console est donc doublement bourgeoise puisqu’elle nécessite un ordinateur pas trop vieux).
Mais ça ne serait pas un problème à mon sens – simplement une manière pour ceux qui ont déjà la console de ne pas la racheter (erreur marketing puisque Nintendo sait doser pour rendre chaque nouvelle DS totalement inutile mais compatible avec les autres générations, de manière à ce que le gogo fan de technologies aille prendre la dernière sortie pour plus chère que les autres) – si Sony avait assuré par derrière. Là je vais essayer de ne pas m’énerver inutilement mais ça va être difficile. Reprenons. La PSP Go ne peut lire que des jeux téléchargés sur une plate-forme. Forcément, cette dite plate-forme est exclusivement Sony et il n’y a aucun moyen d’y couper [ce qui permet au constructeur d’annihiler le piratage puisque la Go est incrackable – ou du moins ceux qui l’ont cracké n’ont pas voulu donner leur méthode – ce qui ne me dérange économiquement pas personnellement]. Là où le bât blesse, c’est que forcément, c’est Sony qui choisit les titres qu’il met en ligne, et ça c’est la merde. Déjà qu’en magasin, les jeux vidéo qui m’intéresseraient ne seraient pas forcément très faciles à trouver, mais là, c’est digne du Sentier pendant la WW2 (comprenne qui pourra). En clair, on se tape toutes les conneries qui se vendent par quintaux comme Socom, Need For Speed, Buzz, Dissidia, Fifa, LittleBigPlanet ect. Mais on peut aller se brosser avec un crin de cheval pour trouver des RPG japonais sympas. J’veux dire, d’exclu PSP, il doit y avoir d’intéressant Disgaea 1 et 2 (ils méritent que je fasse un article), et c’est tout. Sérieusement. Même pas Final Fantasy Tactics. MÊME PAS CELUI-LA. C’est dire si pour Sony, c’est important.
Mais outre mes goûts, il faut bien avouer que le Playstation Store (le nom de la plate-forme) est assez vide pour les possesseurs de PSP Go. Il doit y avoir 200 jeux PSP en tout, 20 potables [c’pas que la PSP a eu énormément de bons jeux – c’est même son point faible – mais quand même...], 2 pas chers. Alors, bien sûr, on pourra me rétorquer qu’il y a toujours les jeux Playstation qui peuvent être achetés, mais sérieusement, quel est l’intérêt de prendre des vieilleries décennales pour y jouer sur une console de bourgeois ? Evidemment, je comprends la logique industrielle de Sony sur le coup qui met le paquet sur les « oldies » [un jeu PS sera à la fois compatible PSP et PS3, donc une cible plus large touchée d’entrée de jeu], mais ça sent le foutage de gueule intégral.

Sans compter l’écran plus petit, la batterie qui se décharge toujours aussi rapidement (6H maximum, sérieux même mon vieux mp3 fait autant) ET inamovible (sérieux ?)... Autant de points que je ne préfère pas aborder pour ma santé mentale.

Ce qui fait, en définitive, que je me retrouve avec ma PSP Go (qu’on m’a offerte, parce que je n’aurais JAMAIS eu la présence d’esprit de l’acheter) à jouer à trois jeux en attendant que Sony sorte ce qui m’intéresse. Trois. Bon, d’accord, j’en suis à 80H sur le premier et pourtant je n’ai même pas effleuré 10 % du gameplay et ça passe le temps de manière merveilleuse ; et les deux autres ont été acquis dans le cadre des grandes soldes de printemps (pour 20 €, deux jeux de qualité, what else ?), mais quand même. La Go, c’est une grosse arnaque, pour ceux qui en doutaient encore. [Mais si vous l’avez ruez-vous sur Patchwork Heroes c’est best.jeu de la décennie pour 8 €].



Leto

Resultats du concours SRW

03/04/2010 12:55
Commentaires (0)

Hé bien oui, le concours Super Robot Wars est clôturé. 4 courageux internautes ont relevé le défi, dont, pour rappel, le but était de retrouver la série correspondante à chaque image numérotée ici, et, sans plus attendre, voici les solutions !


*1) Mobile Fighter G Gundam
*2) Mobile Suit Gundam SEED
*3) Neon Genesis Evangelion
*4) Full Metal Panic? Fumoffu
*5) Macross 7
*6) RahXephon
*7) Getter Robo G (ou n'importe quel autre avec Benkei Kuruma aux commandes du Getter Poseidon)
*8) Turn A Gundam
*9) Space Knight Tekkaman Blade (ou Teknoman)
*10) The King of Braves GaoGaiGar
*11) Hadès Project Zeorymer
*12) Martian Successor Nadesico
*13) Fafner in the Azure
*14) Mobile Suit Gundam 0083 : Stardust Memory
*15) Super Electromagnetic Machine Voltes V
*16) After War Gundam X
*17) GEAR Fighter Dendoh
*18) Mobile Suit Gundam Wing
*19) Psalms of Planets Eureka Seven
*20) Mobile Suit Gundam SEED : Stargazer
*21) Steel Jeeg[/list]

Et voici les résultats :

*4e : JCC - 1 point
*3e : TheEdgeWalker - 3 points
*2e : Bullzor - 4 points
*1e : ange bleu - 12 points[/list]

AND ZE WEINER IZ... !
Oups, excusez-moi, c'est l'émotion voyez-vous. C'est juste qu'un pilote de Super Robot digne de ce nom doit toujours crier, surtout quand il attaque, car il doit les nommer.
http://img230.imageshack.us/img230/5241/ryusei.jpg

Donc, je disais, ange bleu est notre vainqueur ! Il remporte le droit à un article sur un sujet de son choix rédigé par mes soins et fourni dans un délai de 3 mois. Je sais, c'est du grand luxe, surtout au rythme où je rédige mes articles, et tous les autres ayant participé reçoivent ma gratitude provisoire (parce que rien n'est éternel).

A bientôt pour un autre concours ! En attendant, régalez-vous de nos articles ! Qu'ils soient rédigés par ma personne ou non.


Dark Link

Doukutsu Monogatari (Cave Story)

28/02/2010 16:02
Commentaires (0)

http://img62.imageshack.us/img62/8779/doukoutsumonogatari.jpg



Lorsque je joue à un jeu vidéo, s'il y a bien quelque chose qui m'assure d'apprécier, voire plus, cette expérience, c'est de ressentir que le jeu a un âme. Que celui/ceux qui l'ont créé étaient vraiment à fond dans leur travail, et qu'ils ont aimé ça, les bougres. Généralement, ce ressentit provient de petits détails, d'éléments indéfinissable, mais qui, lorsqu'on y pense, nous font sourire intérieurement. Comme les créateurs ont du le faire eux-même. C'est donc d'un jeu de ce type dont je vais vous parler.

Libre comme un pixel sauvage

Doukutsu Monogatari, ou Cave Story (qui est la traduction littérale du titre : Histoire de grottes), est un jeu en soi exceptionnel, car il a été réalisé par une seule et unique personne : Daisuke Amaya, plus connu sous son pseudonyme de Pixel et, logiquement, seul et unique membre du Studio Pixel. Sorti en 2004, il ne lui aura pas fallu moins de 5 ans pour créer son jeu, du design au scénario en passant par le codage. Tout un programme (ha ha ha). C'est d'autant plus impressionnant quand on voit la qualité du résultat final. On peut difficilement reprocher quoi que ce soit à Doukutsu Monogatari, tant tout a été fignolé avec soin. Mais voyons ça plus en détail.

Scénario : vous vous réveillez dans une pièce inconnue

C'est comme ça que l'aventure commence. Votre personnage se réveille en un lieu inconnu, visiblement frappé d'amnésie. Vous sortez alors de la grotte où vous étiez pour arriver dans le village des créatures choupikawai du coin : les Mimigas. Il vous apprennent qu'ils sont sous la menace du terrible Docteur, un scientifique fou ayant acquis des pouvoirs immenses grâce à une couronne maléfique, qui semble vouloir utiliser les Mimigas. Ayant sympathisé avec les Mimigas et n'écoutant que votre courage, vous partirez défaire les plans du Docteur et de ses sbires...
Rien de foudroyant, mais cette histoire permet un enchaînement du jeu parfaitement crédible, avec des personnage qui remplissent très bien leur rôles : des bras droits du méchant aux villageois à sauver en passant par la compagne d'armes, il y en a pour tous les goûts.

Graphismes : faire du vieux avec du neuf

Vous aimez les pixels ? Vous aimerez ce jeu. Vous aimez le pixel art ? Vous adorerez ce jeu. Le style 8-16 bits, même si vraisemblablement choisi pour des raisons techniques, est réalisé d'une main de maître. Si vous êtes nostalgique de l'époque des jeux de plate-forme de la Nes, ou tout simplement adepte du minimalisme, vous serez immanquablement séduit par les graphismes de Doukutsu Monogatari.

http://img46.imageshack.us/img46/5386/cavestory.gif


Une capture d'écran, c'est tellement plus parlant



Gameplay : aux petits oignons

Indéniablement le gros point fort du jeu. Doukutsu Monogatari est un jeu qui se rapproche du genre Metroid/Castlevania, c'est à dire une grosse dose de plate-forme, couplée à de l'exploration de zones, un peu de retour en arrière pour récupérer des objets impossibles à obtenir avant, du shoot d'ennemis avec diverses armes et la possibilité d'améliorer son personnage en ramassant des power-up. Chaque élément étant une réussite.
Les phases de plate-forme sont un régal, tant la maniabilité est précise et fluide. La physique du jeu est assez facile à prendre en main, ce qui permet de se concentrer sur le challenge plutôt que de se casser la tête à maîtriser les commandes.
Plusieurs armes sont à la disposition du héros, qu'il faut bien évidemment acquérir avant. Certaines doivent être échangées contre d'autres, autant dire donc que vous ne les découvrirez pas toutes lors de votre première partie. Un système d'expérience existe pour les armes : en mourant, les ennemis laissent tomber des points d'expérience, qui servent donc à augmenter le niveau de l'arme que vous utilisez. Chaque arme possédant trois niveaux.
Concernant les power-up, outre les objets qui donnent accès à de meilleurs sauts, on peut augmenter ses points de vie en ramassant des capsules de vie. Au passage, difficile de ne pas voir le clin d'œil à Metroid, tant la musique quand on ramasse la capsule fait penser à son homologue du jeu de Nintendo.

Difficulté : gravir les échelons

Autre point fort. Très bien dosée, elle augmente graduellement jusqu'à la fin du jeu, sans jamais frustrer. Les vrais pics de difficulté apparaissent lors des combats contre les boss. Dans le plus pur style de la vieille école, ils sont relativement aisés à vaincre une fois leur schéma d'attaques mémorisé, mais ça ne veut pas pour autant dire que cela sera facile à mettre en place. Mais quoi de plus jouissif et gratifiant que de voir exploser dans une gerbe de pixels un robot qui vous a tant emmerdé avec ses lasers ?
Et pour ceux qui veulent du challenge de l'impossible, il existe même un niveau secret à vous faire arracher les cheveux. (Je ne mets pas ça en spoil parce que je trouve franchement cruel de ne pas le mentionner.)

Durée de vie : encore une partie ?

Il existe différentes fin pour le jeu. Autant vous le dire tout de suite, vous ne verrez pas la bonne fin lors de votre première partie. Sachant ce que cela implique, vous ne pourrez pas résister à l'envie de commencer une nouvelle partie pour avoir cette satanée bonne fin. Pas. Possible.
Comptez entre 4 et 6 heures pour finir le jeu lors de votre première partie, selon votre expérience en tant que joueur.

Pour finir le tour

Ça vous parlera certainement plus si vous avez déjà joué au jeu, mais cela mérite d'être mentionné.
Le jeu, son histoire surtout, semble montrer qu'il se situe dans un monde assez vaste, et des connexions extérieures semblent apparaître dans le scénario du jeu. Bref, on a l'impression d'un véritable univers. Toutefois, le créateur du jeu a bien précisé lors d'une interview :
« Rien dans ce monde n'existe au-delà de ce que vous voyez dans ce jeu, car je n'ai pas les compétences pour créer quelque chose de plus poussé. Je laisse les détails du monde du jeu à l'imagination du joueur. »
Personnellement, je trouve ça génial. Que l'auteur limite délibérément sa présentation de l'univers, alors que l'expliquer hors-contexte, lors d'interviews ou de commentaires, est une pratique très courante de nos jours (cf Oda et sa rubrique SBS), est à la fois osé et la preuve d'un profond respect des joueurs. Chacun, en jouant, construit sa propre expérience de jeu. S'approprie l'univers. L'interprète à sa façon. Se lie avec certains personnages. Laisser le champ libre à l'imagination du joueur même une fois le jeu fini est vraiment le meilleur cadeau que l'on peut lui faire, car ainsi tout ce qu'il a construit de lui-même est préservé. Les jeux vidéos peuvent être beaucoup plus stimulants pour l'imagination qu'on ne pourrait le croire. Doukutsu Monogatari est le parfait exemple de cela.

Oh, avant de clore cette article, ai-je mentionné qu'il s'agit d'un freeware ? C'est-à-dire qu'il est totalement gratuit au téléchargement. Il est originalement en japonais, évidemment, mais il existe une traduction anglaise de très bonne facture, et une française un peu moins bien par contre (quelques bugs d'affichages et des traductions hasardeuses).
Je ne mets pas de lien pour télécharger le jeu, car il y a tellement d'endroits pour le faire, la moindre recherche sur le Net vous donnera tous les résultats dont vous avez besoin et je n'ai pas de site à privilégier.
Toutefois, si vous voulez visiter le site officiel de Pixel, c'est par ici.
À noter aussi que le jeu a une sortie sur WiiWare de prévue.


TheEdgeWalker

1 2 3 >
Le Pavillon des Fous © 2009 - Tous droits réservés
Top