Nos billets d'humeur


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Nara Kouen

04/11/2010 16:01
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Nara. Me voici de retour dans cette petite ville du Japon qui abrite en son sein des trésors insoupçonnés. La gare se trouve dans mon dos. Je connais le chemin par cœur. Je traverse la route et m'engage dans la petite pente en travaux, bordée de magasins de souvenirs et de spécialités locales.
Les hauts-parleurs me diffuse des musiques et les vendeuses derrière leur comptoir m'invitent à entrer dans leur magasin. Je m'incline poliment et entre dans une petite boutique qui vend la fierté de la ville : les sushis enroulés dans une grande feuille de kaki. J'achète deux de ces paquets cadeaux gourmands : le voyage sera long.
En chemin je m'arrête dans un des plus grands temple de la ville. Dans la cour, les daims sentant la nourriture m'accueillent à petits coups de corne. Ils se contenteront d'une caresse sur le front. Après m'être purifié les mains, je lance 200 yens dans la caisse en bois, sonne le gong accroché à la grosse corde tressée et joins mes mains en souhaitant secrètement que ce bonheur ne s'arrête jamais. Clap clap ! Me voilà reparti.
Je redescends les escaliers bordés de rouge et de vert et reprends la route principale. Le chemin se sépare en deux, de part et d'autre d'un étang. Je remonte sur la gauche en passant le petit parc. Les daims d'ici ont plus de chance : le marchand de galettes est là et les passants sont généreux. Mais mon but se trouve plus loin, de l'autre côté de la route où les voitures s'arrêtent pour laisser passer ces animaux au demeurant sauvage.
Ça y est, le périple commence. Je passe l'immense porte qui sépare la civilisation de la nature. Les voitures sont proches, mais les bruits lointains. L'immense allée bordée d'arbres, de deux petits ruisseaux et de lanternes m'invite à rejoindre le cœur de la forêt. Les lanternes en pierre ne sont pas encore nombreuses, mais c'est ici qu'elles sont les plus grandes. Chacune est sculptée aux caractères de l'endroit. Je suis enfin dans Nara Kouen.
Le chemin se rétrécit un peu lorsque j'arrive à une autre porte en haut de petites marches. Au delà, de nombreux temples se succèdent, de tailles différentes. Certains modestes se résument à une petite porte accompagnée de deux maisonnettes aux toits ornés de décorations en forme d'épée. D'autres sont constitués d'un gong et d'un abri à vœux. J'arrive dans le temple principal. J'en profite pour acheter un omikuji * : j'ai de la chance aujourd'hui ! Mais ça je le savais déjà.
À certains endroits la végétation semble dater d'un autre millénaire. J'en oublie que je suis toujours dans la ville. Les lanternes ne se comptent même plus : elles sont toutes collées les unes aux autres, sur chacun des bords de la route. Les petits ruisseaux qui suintent de la forêt me bercent de leurs clapotis légers. Et quand les grillons se mettent soudainement à chanter en chœur, j'ai la nette impression d'être dans un autre monde.
Au fur et à mesure que je m'enfonce dans la forêt la quiétude m'envahit. J'arrive enfin au bout du chemin. À côté du dernier temple se trouve un petit escalier abimé et un panneau signalant que le chemin se termine et qu'il serait dangereux de continuer. Je m'assois, ouvre mes feuilles de kaki et déguste les sushis qui s'y trouvent. C'est mon petit moment de plaisir. Le calme est si dense, la forêt si paisible que j'ai l'impression d'être sur une île déserte. J'aimerais que cet instant dure éternellement.
Cet endroit s'appelle Nara Kouen. C'est mon bout du monde, mon havre de paix, mon paradis sur Terre.

* Omikuji (御御籤 / 御神籤 / おみくじ, littéralement : loterie sacrée) : divinations écrites sur des bandes de papier que l'on tire au sort dans les sanctuaires shintô et les temples bouddhiques au Japon.


Shaolan

FLASH

04/08/2010 00:07
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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bienvenue dans la grande salle du Pavillon des Fous. Afin de ne pas déranger le spectacle, de respecter l'oeuvre et de ne pas gêner les autres spectateur nous vous demanderons de bien vouloir éteindre vos téléphones portables, camescopes et de ne pas utiliser d'appareils photo avec flash. D'ailleurs la portée des flash ne sera pas suffisante.

ALORS CONNASSE QU'EST-CE QUE TU N'AS PAS COMPRIS DANS CETTE ANNONCE???

Hier nous étions au Puy du Fou et j'ai été surprise par deux choses:
D'abord un irrespect total des règles. À croire que les gens ont peur de ne pas se souvenir de ce qu'ils voient, ils ne peuvent s'empêcher de prendre des photos AVEC FLASH, ce qui pourrit le spectacle pour les autres. Les gens normaux qui savent utiliser leur mémoire.
Qu'est-ce qui passe dans la tête des gens à cet instant précis? "Oh mon dieu mais si je met pas de photos sur ma page Facebook je vais avoir l'air trop naaaaaze." ou "De toute façon le flash c'est moi qui l'utilise, ça emmerde les autres mais bon, j'suis un connard un vrai."
À croire qu'un spectacle ne saurait être apprecié sans qu'ils aient la certitude de pouvoir en montrer des extraits non représentatif à leur entourage.

La seconde chose qui m'a fortement surprise c'est le fait que des gens se tapent des heures de routes pour venir dans ce parc voir des spectacle à travers le tout petit écran de leur camescope. Si quelqu'un a une explication je suis preneuse! Avec des points bonus pour ceux qui filment des bouts de spectacle, les repassent immédiatement et les commentent .
Est-ce véritablement si compliqué d’apprécier les choses comme elles sont avec tout ce qu’elles ont d’éphémère?
Bon ce comportement ,s’il est étonnant (aberrant?), est moins gênant que le premier, sauf de nuit ou en plus des flash il faut supporter de voir des petits rectangles lumineux se balader un peu partout atirant la vue des autres les empêchant de se concentrer sur le spectacle.

Et encore je ne parle même pas des téléphones portables. Qu’y a-t-il de compliqué à éteindre un téléphone le temps d’un spectacle? Sans rire si quelque un vous appelle vous décrochez? (si vous répondez oui vous êtes irrécupérable, aller vous pendre s’il vous plait) Non? Alors pourquoi le laisser allumé? Ça ne change rien! Et n’évoquez pas l’existence du vibreur , ça ne vous empêche pas de sortir des phrases du genre « Ouh! J’ai un appel. Hihihihihi! »

À croire que pour un respect d’un règlement aussi simple et peu contraignant, il faudrait instaurer une fouille systématique à l’entrée des spectacles, compter sur le respect des gens ne semblant pas être une idée efficace.


Liloo

Putain, quatre ans...

27/05/2010 22:54
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En bon disciple de la procrastination, et aussi parce que j'ai beaucoup de choses à faire ce mois-ci, je fais mon article à la dernière seconde. En effet, à l'heure où j'écris ces quelques lignes, le Pavillon fête ses 4 ans pendant encore 1h37.

Alors non, je ne vais pas faire comme tout le monde, je ne vais pas vous parler de quelque chose qui s'est passé il y a 4 ans, parce que je trouve ça trop restrictif. En gros narcissique, égoïste, mégalo, j'en passe et des meilleures, je vais vous parler de ce que je faisais à cette époque, en 2006.

C'était au moment du bac, je devais être en pleines révisions. Je ne connaissais pas Liloo à cette époque, non. Ma vie n'avait pas grand intérêt. Ma préoccupation du moment se résumait à avoir le meilleur rapport (moyenne au bac) / (temps passé à réviser). À ce titre, j'avais rapidement estimé qu'apprendre tout le programme d'Histoire-Géo en une soirée était loin d'être une bonne idée, vu le coefficient attribué à cette matière en section Scientifique. Le jour de l'épreuve, je n'ai d'ailleurs passé que 40 minutes à ne traiter que l'Histoire. c'était le strict minimum pour une épreuve au bac, j'avais demandé à la surveillante. J'eus donc tout le temps pour réviser l'épreuve de l'après-midi, la Physique-Chimie. Ce qui m'a valu un 3 en Histoire et un 0 en Géographie, ainsi qu'un 18 en Physique-Chimie.

Quant au Pavillon des fous, ce n'est que bien plus tard, en aout, que j'en appris l'existence. Je me souviens parfaitement de cette soirée. Je discutai avec Leto, quand ce dernier décida, suite à un cheminement de sa pensée que je ne parviens toujours pas à retracer, de me présenter Liloo. Après à peine quelques mots échangés avec la folle aux tronçonneuses, je me rendis immédiatement compte à qui j'avais affaire ! une fille capricieuse au point de me demander un service immense, alors que nous nous connaissions depuis seulement 27 secondes : transformer un blog en un site.

J'étais alors bien loin de me douter qu'il s'agissait du Pavillon, et encore moins que j'en ferais un jour parti. Malheureusement, entrant en Maths Sup dans quelques jours, il m'était impossible de céder à son envie. Ce n'est que l'an dernier, et encore, pas grâce à moi, que le blog a pu devenir un site. Comme quoi, la patience de notre chère Liloo s'est finalement vue récompensée.

C'est en voyant les articles de temps à autre, et parce que j'avais enfin fini la prépa, que je décidai en aout dernier de présenter ma candidature en tant que correcteur et rédacteur sur le site. J'ai toujours voulu écrire, depuis tout petit, et faire découvrir aux gens ce qui me passionne. Le Pavillon était l'endroit rêvé pour ça, d'autant que je connais à peu près tous les internés.

Alors merci Liloo de nous avoir donné l'occasion à tous de faire parti de cette grande aventure, et longue vie au Pavillon des fous !




Shaolan

Découvertes, passions et camisoles

27/05/2010 20:23
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Extrêmement protectrice et à première vue peu farouche la « rana azzurum » est spécialement dangereuse, réputée pour son état mental particulièrement instable et sa fâcheuse tendance à agresser les gens à coup de blague pourries.
Grenouille Bleue, 1er Pavillon


Tout ce que je peux dire, c'est qu'un jour, j'ai vu une grande et vive lumière blanche. Une voix mécanique, peu rassurante, m'a enjoint à ne pas paniquer. Docile de nature, j'ai obtempéré. La lumière m'a enveloppé, je me suis assoupi, et me suis réveillé là, au milieu des ces personnes maladroitement camisolées. Je ne comprends pas... Et non, je ne prendrai pas mes "petits cachets du soir", j'en ai assez!
Seleniel, 1er ¨Pavillon

Schizophréne, nous sommes deux sur ce compte, et nous allons dans le mur.
TheLetoWalker, 2éme Pavillon

MMfffh h'h'ffrroo !!B'hudda hudda, fhofffo loh h' h' mmmfh.Huff mmfff mmf huu'u. Gff mhua ?Hudda ^___^ Metal D. Luigi, Pavillon actuel

"Autour des clous", pour faire comprendre que tous les sujets peuvent être librement abordés ? "Autour de bouts", pour signaler le côté pas loin d'être orgasmique de l'aventure ? Autour de Rondoudou, d'un caribou, d'Alain Afflelou, de cailloux, poux, hiboux, genoux ?... Comment décrire en une seule phrase ce lieu de découverte et de partage, un petit peu Pavillon des Fous-loir sans être Pavillon du Fou-toir ?
Blinky, Pavillon actuel

Vous l’aurez remarqué, certains ne sont plus parmi nous. La vie réelle, la perte d’enthousiasme, quelles que soient les raisons de leur départ, ils ont marqués le Pavillon à leur manière de bons souvenirs, d’amitiés et d’articles.


A sa création le Pavillon ne comptait que sur l’enthousiasme et la motivation des gens pour vivre. Aucun rêve de gloire, pas d’ambitions pharaoniques de conquérir le net, juste envie de parler de ce que nous aimions, à notre façon, sans chercher à adopter un type d’écriture uniforme. Nous voulions un espace libre de toute contrainte.
Puis un jour Dop_ est venu avec une idée géniale : et si nous offrions à cet espace de liberté un lieu digne de ce nom ? Quitte à vouloir interner des fous pour qu’ils s’expriment, autant le faire dans un lieu avec électricité, eau et chauffage, n’est-ce pas? Le Pavillon des Fous a donc quitté le monde des blogs pour aller se faire une petite place dans celui des sites.
L’idée restait la même, un peu plus structurée, toujours aussi folle. Nous sommes ici chez nous donc, et nous nous vautrons joyeusement dans notre folie et dans notre envie d’en parler.

Finalement ce qui a changé en quatre ans ce n’est ni notre enthousiasme, ni notre capacité à nous écorcher les doigts sur un clavier, simplement le support.

N’allez pas croire que je dénigre ce changement, au contraire, il est extrêmement agréable. Une idée en l’air jeté un soir sur MSN avec Ssof D Belge, une idée qui paraissait sans lendemain, qui avait l’allure d’un bon délire se transforme en quelque chose de concret, qui nécessite une mise à jour mensuelle, qui suscite encore plus d’enthousiasme chez les membres, qui nous offre tout un tas de possibilités, jusqu’à celle de recevoir des candidatures spontanées, ce qui fut un moment magique.

Quelques tristes personnages pourraient nous faire remarquer que nous ne sommes que très peu lus. Je leur répondrais simplement que lorsque le plaisir est à l’écriture, la lecture des autres n’est que la cerise sur le gâteau.

Finalement c’est un peu fourre tout et pas forcément représentatif.

Merci à tout ceux qui ont participé à cette aventure, auteurs, lecteurs, ainsi qu’à tout ceux qui nous donnent envie de parler d’eux, sans qui nous ne serions pas là.

Je finirai sur cette citation :

Et aussi, dans le Pavillon, bah, tout le monde il s’entend avec tout le monde, les gens sont unis, et on peut même s’insulter qu’on se répondrait pas – ou alors avec les poings. C’est un petit morceau de terre où ses habitants ont une case en moins, mais, oh vous savez, ils ont surtout une amitié en plus.
Dop_



Liloo

Le Sabotage Amoureux

28/02/2010 17:48
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Aujourd'hui j'ai décidé de vous parler d'un sujet assez personnel, puisque je vais vous décrire précisément ce qui m'arrive depuis, allez, on va dire deux décennies, en matière de comportement face au sexe opposé.


1 Conditions initiales

Prenez une fille, soit jolie, soit avec qui je m'entends vraiment bien, soit pire, les deux ! Au début, rien de bien méchant, je la considère comme une amie. Et puis ensuite, il suffit de peu pour que je bascule de l'autre côté. Et là, c'est le drame. N'importe qui ou presque tenterait sa chance dès les premiers symptômes, usant, selon la personne, d'un rite amoureux plus ou moins poétique, plus ou moins subtile. Moi non.


2 Troubles

Tout réside dans ce terme : idéalisation. J'ai tendance à considérer la personne désirée comme inaccessible. Ce qui entraine alors plusieurs conséquences. Tout d'abord, je souffre. En effet, si elle est vraiment inaccessible, rien ne pourra se passer entre nous deux, et ça me fait l'aimer davantage, donc souffrir davantage. Ensuite, je me comporte différemment. Je fais tout pour qu'elle me trouve intéressant, je passe le plus clair de mon temps avec, et si elle s'intéresse à quelqu'un d'autre, je le prend mal. Je ne le montre pas, déjà parce que je serais pris en flagrant délit, ensuite parce que je n'ai aucun droit sur elle et que j'ai parfaitement conscience que c'est de la jalousie mal placée. Et j'attends donc, que ça tombe du ciel, comme si par miracle elle allait me prendre dans un coin de porte et me sauter dessus sauvagement... Évidemment, plus j'attends, plus je me dis que je n'ai pas de chance de sortir avec, puisque l'amitié s'installe de plus en plus. Alors j'ose de moins en moins (si c'est encore possible) aller lui parler. Je souffre davantage.


3 Complications

Vous allez me dire, c'est déjà pas mal compliqué. Mais il y a pire. Parfois, je sais dès le début que ce serait possible avec la demoiselle et pourtant je ne fais rien, de peur de me tromper. De plus, si vous avez bien suivi le début, vous avez dû anticiper la réciproque de mon assertion : plus la fille est accessible, moins j'ai envie d'elle. C'est comme ça que l'on se paye le luxe de refuser de sortir avec une fille très populaire qui n'a d'yeux que pour vous...
Et parfois, l'irréparable se produit : nous sommes ivres morts à une soirée et nous nous embrassons. Là, vous vous dites, c'est gagné. Eh bien non, toujours pas. Le lendemain, au lieu d'aller lui parler, comme le ferait toute personne normalement constituée, je me comporte comme s'il ne s'était rien passé. Imaginez qu'elle soit d'accord pour recommencer, ce serait dramatique...


Voilà, maintenant vous êtes au courant que je suis complètement cinglé, et si vous êtes une fille et que je vous plais, vous savez que vous devez me sauter dessus pour espérer quelque chose de moi.



PS : Les amateurs de la célèbre auteur belge/japonaise auront sans doute saisi le clin d'œil du titre, pour les autres, je les renvoie à la description de ce roman autobiographique.


Shaolan

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