Le Pavillon de la culture


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Les hiragana

01/07/2010 21:17
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La dernière fois, nous avons fait un rapide tour de quelques notions de base en Japonais. Aujourd'hui, nous allons voir plus en détail les hiragana.

Vous devez absolument les apprendre avant d'apprendre quoi que ce soit d'autre en Japonais. Comme je l'ai déjà expliqué dans la première leçon, ils servent partout, en particulier quand vous ne savez pas comment s'écrit ou se lit un kanji.

Une petite précision avant de commencer, les sons en g se prononcent comme dans "garde" et les sont en j se prononcent comme dans l'anglais "Jim".


Voici donc les principaux hiragana à apprendre :

aあ kaか saさ taた naな haは maま yaや raら waわ Nん
iい kiき shiし chiち niに hiひ miみ riり
uう kuく suす tsuつ nuぬ fuふ muむ yuゆ ruる
eえ keけ seせ teて neね heへ meめ reれ
oお koこ soそ toと noの hoほ moも yoよ roろ woを

Attention aux trois colonnes en s, t et h : si, ti, tu et hu n'existent pas, à la place il y a shi, chi, tsu et fu.
Quant à yi, ye, wi, wu et we, ils n'existent pas et il n'y a rien à la place.


À partir de ceux-là, on en construit d'autres en ajoutant des petits traits ou des ronds, afin d'obtenir des sons proches de ceux de base :

kaか gaが
kiき giぎ
kuく guぐ
keけ geげ
koこ goご

haは baば paぱ
hiひ biび piぴ
huふ buぶ puぷ
heへ beべ peぺ
hoほ boぼ poぽ

Petite différence sur les colonnes en s et t, attention :

saさ zaざ
shiし jiじ
suす zuず
seせ zeぜ
soそ zoぞ

taた daだ
chiち jiぢ
tsuつ zuづ
teて deで
toと doど

Ainsi, zi, di et du n'existent pas, à la place on a deux façons d'écrire ji et deux façons d'écrire zu.
À noter que les plus courantes sont celles dérivées du s : じ et ず.


Ensuite, les yaや yuユ yoよ servent également à créer d'autres sons. En les écrivant en plus petit, on peut obtenir les types gya, nya, cha...

kyaきゃ jaじゃ gyaぎゃ hyaひゃ byaびゃ pyaぴゃ nyaにゃ myaみゃ ryaりゃ
kyuきゅ juじゅ gyuぎゅ hyuひゅ byuびゅ pyuぴゅ nyuにゅ myuみゅ ryuりゅ
kyuきょ joじょ gyoぎょ hyoひょ byoびょ pyoぴょ nyoにょ myoみょ ryoりょ

shaしゃ chaちゃ
shuしゅ chuちゅ
shoしょ choちょ


Commencez à apprendre ceux de base, avant de passer à leur dérivation.

Pour finir, voici un site pour vous entrainer : [url]http://fr.realkana.com/[/url]
On se prend vite au jeu, et on les apprend assez rapidement. Mais vous devez également vous entraîner à les écrire, et pour cela il faut retenir l'ordre des tracés, que je ne peux malheureusement pas vous fournir ici.


Ce sera tout pour ce mois-ci.
À la prochaine, et d'ici là, entraînez-vous !


Shaolan

Le saviez-vous? A propos de nos mains [et doigts]...

01/07/2010 21:10
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Voici donc dans cet article plusieurs questions que l'on se posent, sans avoir jamais osé demander, ou que ne se pose pas, mais qui méritent tout de même une réponse, quelle qu'elle soit ! ^__^


Le saviez vous ? Pourquoi tape-t-on dans ses mains pour applaudir ?

Il me semble que cette attitude nous vient directement des jeux du cirque qui se déroulaient à Rome. Lorsque le peuple était content, il marquait alors son approbation en criant ou en hurlant. Malheureusement, ceci ne pouvait pas durer longtemps, la voix à force fatiguait...
Du coup, les gens ont trouvé un autre moyen. Ils ont pensé au même procédé que celui employé par les maitres pour appeler les esclaves : "taper dans les mains".

NB : On trouve encore cette attitude - ou le claquement des doigts - en Amérique du Sud, pour appeler un serveur... Résultat : c'est bruyant et par effet de foule, c'est impressionnant ! Et en plus, ce n'est pas fatiguant (tout du moins, bien moins fatiguant !).
Quant à l'applaudissement coordonné en cadence (qui signifie un rappel), il a été remis à jour par des régimes totalitaires dits démocratiques afin de contribuer au culte de la personnalité. Cela veut dire : "Tous unis derrière vous". De surcroit, lorsque l'enthousiasme était à son comble, le peuple se levait pour rendre sa joie ou son plaisir visible, en plus d'être audible.
Ceci reste encore de nos jours avec la "Standing ovation" ou la "Ola"des stades...



Le saviez vous ? Pourquoi se serre t-on la main ?





Certains gestes de politesse ont parfois une raison précise. Ainsi, lorsqu'un homme et une femme montent un escalier, la politesse veut que l'homme passe le premier. Pourquoi ? Pour qu'il n'en profite pas pour regarder les fesses de la dame ! Pardi ! Et lorsqu'ils redescendent, l'homme passe encore le premier, mais cette fois-ci pour une toute autre raison : si la dame venait à tomber, il pourrait la rattraper (ou pas) au passage.
Et le fait de se serrer la main, alors ? Ce fait a lui aussi une raison cachée. Pour mieux la comprendre, il faut remonter au temps des châteaux forts. A cette époque, la confiance ne régnait pas vraiment : lorsque vous croisiez quelqu'un, vous risquiez de vous retrouver avec un couteau dans le ventre. Ainsi, quand deux personnes se rencontraient, chacune tendait sa main droite vers l'autre, pour lui prouver qu'elle n'était pas armée. Pourquoi la droite et pas la gauche, me direz vous ? Tout simplement parce que la majorité des humains sont droitiers. C'est avec cette main qu'on maniait les armes.


Le saviez vous ? Pourquoi la bague de mariage se porte t-elle à l'annulaire de la main gauche ?

La tradition remonterait au temps des Grecs et des Romains. À l'époque, on croyait que l'annulaire de la main gauche était directement relié au cœur par une artère, la "vena armoris", "la veine de l'amour". Les Romains portaient donc l'alliance à ce doigt. Plus tard, les chrétiens ont conservé cette coutume. Pendant la cérémonie du mariage, le jeune marié plaçait l'anneau en haut de l'index de la jeune fille en disant "au nom du Père", puis en haut du majeur en disant "au nom du Fils", puis glissait la bague à l'annulaire en disant "et du Saint-Esprit, Amen". La bague arrivait ainsi naturellement à l’annulaire.
D'ailleurs, il est à noter un fait surprenant mais véridique (qui ne sera vu que plus tard, lorsque l'on connaitra plus en détail notre anatomie) : chez la femme , la veine qui part de l'annulaire gauche va directement au cœur. Une autre raison qui explique et qui confirme cette tradition. Comme quoi, ils avaient vu juste !

Notes : Le troisième doigt porte le nom d’annulaire car c’est à lui que l’on place l’anneau.
En Chine, chaque doigt symbolise une personne.

* Le pouce symbolise vos parents
* L’index symbolise vos frères et sœurs
* Le majeur symbolise vous-même
* L’annulaire symbolise votre conjoint(e)
* L’auriculaire symbolise votre descendance, vos enfants.

Lorsque l'on met ses deux mains paume contre paume et qu'on tente de séparer ses doigts, tous y parviennent sauf les annulaires qui ont plus de mal.
Rapprochez vos 2 mains, paume contre paume, puis pliez les majeurs à l’intérieur, au milieu de vos 2 mains comme sur l’image ci-dessous :

http://img10.hostingpics.net/pics/689896mains.jpg




Maintenant, essayez de décoller vos pouces, vos parents. Vous allez y arriver car vos parents ne sont pas destinés à rester toute votre vie avec vous.
Recollez les pouces et essayez maintenant avec vos index, vos frères et sœurs.Vous allez y arriver car vos frères et sœurs sont destinés à fonder leur propre famille.
Recollez les index et faites la même expérience avec vos auriculaires, là aussi vous allez y arriver car vos enfants sont destinés à fonder leur propre famille.
Recollez les auriculaires puis essayez maintenant avec nos annulaires. Vous serez surpris de constater que vous n’y arriverez pas. Ceci signifie que l'on vient à quitter tout le monde à un moment de sa vie (parents, enfants qui grandissent, frères qui font leurs vie), sauf son partenaire de vie. Quoi qu’il arrive, vous resterez attaché à votre conjoint(e), « Pour le meilleur, comme pour le pire ». De ce fait, l'anneau se met autour du doigt qui le symbolise.

NB : La bague de fiançailles obéit d’ailleurs à la même coutume. Romantique, non ?
NB (encore) : Dans certains pays (Pologne, Allemagne... il me semble), l'alliance se porte à l'annulaire de la main droite. Quant à la raison, elle m'échappe encore...


el-d-brokeur

kyô, nihongo o hanashimashô! (Aujourd'hui nous allons parler Japonais !)

01/05/2010 21:17
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Je tiens à vous prévenir tout de suite, le Japonais, c'est compliqué. J'en vois déjà qui quittent la salle, nan, restez ! mais mettez-vous bien en tête que c'est un apprentissage long et difficile. Ne croyez pas qu'en quelques mois vous lirez des manga en Japonais ou regarderez des séries en VO. Ce n'est pas pour rien que les Japonais étudient les bases de leur langue pendant tout leur primaire.
Dans ce cours, je vais vous apprendre quelques notions, et quelques clés pour essayer de déchiffrer cette langue.


1 Un syllabaire et des idéogrammes

Première différence, les Japonais n'utilisent pas un alphabet, mais un syllabaire (deux pour être précis), ainsi qu'un ensemble de symboles, les kanji.
Quelle différence y a-t-il ? eh bien ils ont des sons, et non pas des lettres. Ainsi, ils n'apprennent pas a b c d e f g e h i j k l m n o p q r s t u v w x y z mais a ka sa ta na ha ma ya ra wa N i ki shi chi ni hi mi ri u ku su tsu nu hu mu yu ru e ke se te ne he me re o ko so to no ho mo yo ro wo

Le r est un mélange entre notre r et notre l, le e se prononce é, le u se pronce ou, sh se prononce comme notre ch, et le ch comme tch, les h sont aspirés, comme en Anglais et le N est la seule "consonne", et elle se prononce comme dans "man" en Anglais.
On peut former d'autres sons tels que le nyu ou le ge, mais ce sera pour une prochaine fois.

Pour écrire ces syllabes, ils ont deux syllabaires, les hiragana et les katakana. Le premier est utilisé pour les mots de tous les jours que l'on n'écrit pas avec les kanji dont je parlais ci-dessus, qu'ils soient trop difficiles, trop courants, ou que l'on ne se rappelle plus du kanji. Il sert aussi à savoir comment se prononcent les kanji et pour écrire les particules, éléments grammaticaux dont nous reparlerons.

Le deuxième syllabaire, quant à lui, sert à écrire les mots étrangers. En effet, certains mots venant de l'étranger sont retranscrits phonétiquement en katakana. Ainsi, "site web" s'écrira "u e bo sa i to" avec des katakana, c'est-à-dire la prononciation la plus proche de l'anglais "website". Les katakana servent également à mettre un mot en exergue, à l'instar de notre italique. Inutile de préciser que le premier syllabaire est bien plus utilisé.

Enfin, les kanji. Ce sont des symboles exprimant un mot, une idée, composés de traits que l'on trace dans un certain ordre. Ces kanji ont plusieurs prononciations, selon qu'ils sont seuls, ou accompagnés d'autres kanji. Un exemple éventuellement ? Ok. 日 signifie à la fois jour et soleil. Ainsi, dans 日曜日 qui signifie dimanche, ou le "jour du soleil", le premier 日 se prononce nichi, tandis que le second se pronce bi. Ce qui donne nichiyôbi.

Là j'en vois vraiment quitter la salle. Mais revenez, il faut au moins que je vous explique pourquoi ! En fait, le Japon avait un système de langage oral, avant d'en avoir un écrit. Et ce n'est qu'entre le IIIème et le IVème siècle que ces idéogrammes chinois ont été importé. Ainsi, ils ont récupéré la prononciation chinoise, tout en gardant leur prononciation japonaise.

C'est bien joli ces petits dessins, mais combien doit-on en retenir ? Eh bien il existe aux alentours de 50 000 kanji. Mais ne vous en faites pas, en connaitre 3000 est largement suffisant pour être à l'aise en Japonais. Il existe 1945 kanji, les Jôyô Kanji, qu'il faut connaitre pour pouvoir lire le journal. Lorsque l'on rencontre un kanji qui n'est pas dans cette liste, il est d'usage d'écrire sa prononciation au dessus ou sur le côté avec les hiragana, comme je l'ai expliqué plus haut. On les appelle alors des furigana.
À noter que dans les manga, s'adressant à de jeunes lecteurs, tous les kanji, y compris les 1945 de bases, sont accompagnés de leur furigana.


2 Des particules

Place à un peu de grammaire. Le Japonais utilise des particules. Ce sont des hiragana qui servent à donner la structure grammaticale de ce qui se trouve avant. Un exemple : quand je dis "kore wa ringo desu", littéralement "ceci 'wa' pomme être", j'utilise la particule "wa" pour indiquer de quoi l'on parle, du sujet en quelque sorte, ce qui donne : "ceci est une pomme". Quand je dis "watashi wa okonomiyaki wo tabemasu", littéralement "je 'wa' okonoimiyaki 'wo' manger", j'utilise la particule wa pour montrer que je parle de moi, et la particule wo pour expliquer que le COD du verbe manger est l'okonomiyaki, ce qui donne : "je mange un okonomiyaki".
Mais nan, ne me regardez pas avec ces yeux là, ce n'est pas si compliqué, c'est même assez marrant au final.

Il existe une dizaine de particules, selon que l'on veut parler du lieu, du sujet, du COD, du COI... il faut juste se souvenir de ses leçons de grammaire du primaire !


3 Les verbes

Allez, on termine sur quelque chose de simple en Japonais, eh oui, il n'y a pas que des choses compliquées dans cette langue. Je veux parler des verbes. Il n'y a pas de conjugaison dépendant du sujet (je, tu, il...) et il n'y a que du passé, du présent (de l'indicatif) du conditionnel, de l'impératif, et quelques autres formes que l'on reverra comme la volonté ou la possibilité.
Une autre particularité, c'est que l'on n'est pas obligé de préciser le sujet dans la phrase si le contexte l'autorise. Ainsi, j'aurais pu dire "okonomiyaki wo tabemasu" si le contexte faisait que ça ne pouvait être que de moi dont il s'agissait.


Voilà, j'espère que cette petite introduction vous a plu. Ne vous découragez pas, c'est en progressant un peu chaque jour que l'on accompli des exploits ! (Non, ce n'est pas un proverbe Japonais, pas que je sache en tout cas).

À bientôt pour une nouvelle leçon !

Shaolan

Causons Vaudois, nom de bleu !

01/05/2010 21:16
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Dans le magnifique monde de la francophonie – car, au risque de m’attirer les foudres de barbares tels des Soviets, Slaves, Scandinaves et autres Zoulous, il est bien connu que le français est la plus belle langue du monde – l’évidence même est que, puisque différents pays le composent, eux-mêmes morcelés en diverses régions, des modes de vie, des usages, des pratiques, des coutumes différentes sont nées dans chacun de ces petits bleds. Comme vous vous en douterez, la langue française s’est elle aussi dérivée en une multitude de dialectes, patois, idiomes linguistiques. Ce qui fera l’occasion de beaucoup de quiproquos au malheureux interlocuteur parisien (attention, je ne fais pas de présomptions !) qui ne comprendra pas un traitre mot de ce que vous dites si vous êtes québécois, marseillais, ou encore ch’timi. Voire le fera même s’écrouler de rire devant ce florilège d’expressions accompagnées d’un accent bizarre (normal, c’est un parisien, me direz-vous... (oups)), vu que la vraie bonne langue française ne se trouve qu’en France (selon eux).

Mais bref. Arrêtons de cracher du venin sur ce magnifique pays et ses sympathiques habitants grévistes, et venons-en au vif du sujet. Suisse de mon état, vu que né à Lausanne et résidant dans le canton de Vaud depuis ma plus tendre enfance, pour le meilleur et (surtout) pour le pire, bien évidemment, j’ai grandi dans la francophonie, en apprenant le « fransuisse », ou, plus précisément, la « langue vaudoise » et ses expressions bien connues. Mon objectif est donc de vous familiariser avec ce dialecte barbare (au sens romain du terme), grâce à cet article.

http://www.monsterup.com/upload/1268903683422.png
Quel magnifique écusson… Mais mis à part nous mettre dans l’ambiance, il fait office de cheveu sur la soupe.



Je renverrai ceux qui désirent comprendre les diverses expressions et idiomes que je vais employer sur ce site si vous voulez en savoir plus. Pour ce qui est des autres (les flemmards comme les suicidaires), la compréhension des paragraphes suivants est susceptible de choquer certaines sensibilités. À vos risques et périls.
Voilà. Maintenant que vous avez été averti de la chose, je vais me mettre en route. Je précise d’emblée deux choses :
1) Puisque c’est écrit, je vous fait bien évidemment grâce de l’accent.
2) Étant citadin et donc très familiarisé à la « vraie francophonie », mon texte sera bien plus facile à comprendre qu’un texte en vaudois complet.
C’est parti !
...
...
...
C'est bon, vous êtes vigousses pour commencer ou bien?
Vous savez, il y a des jours où je me dis que je suis vraiment qu’une bedoume. Parce que je fous régulièrement le boxon dans mon cagnard, et que finalement il y a tout qui se retrouve à boclon n’importe où dans la pièce et dans la maisonnée. Donc ma mère m'a tutté, me disant : « Batoille ! Tu vas arrêter de répandre ton chenit partout ! Un Pique-Meuron ferait pas mieux ! » et me colle quelques agnafes avant de repartir prendre le traclet pour Cossonay.
Me retrouvant donc tout seul, je me suis dit : « Nom de bleu de nom de bleu, faut que je reprenne de l’accouet, sinon ça va chader dans les chaumières. Arrêtons de foutimasser, ou bien !? ».
Pendant que je poutzais la canfouine, mon frère s’est pointé dans ses grosses eclaffe-beuses. Non pas que ça me gêne, mais il est tellement chenoille qu’il lui arrive de faire des trucs de batoille, parfois, comme pedzer sur le canapé ou niousser sans raison apparente. Un agnoti, quoi. Il est comme ça.
La première chose qu’y me dit c’est : « Tedieu ce chenit, ça ressemble aux cagoinces de la voisine ! Même un modzon ne s’y retrouverait pas ! », ce à quoi je réponds « Quèche tè batoille, mon niolu de rabotson, et va donc me chercher la panosse avant que je t’étertisse ! ».
Une heure après avoir rangé tout mon boxon, j’enfourche mon boguet pour me rendre à la gouille. J’avais pas de but précis en tête, à part ouatasser intérieurement en regardant passer les modàs. Même si ça fait un peu pandour comme habitude, c’est toujours plus sympa à faire que pedzer chez soi sans rien faire. Je ne fréquente pas, alors faut bien que je m'occupe!
Mais pas de bol, aujourd’hui il y avait de la peuffe, tellement que je me suis encoublé dans les egras du bord de ladite gouille, ce qui m’a embardouflé un tantinet. Je vous jure que c’est pas un witz, plusieurs gens m’ont balancé des fions quand ils m’ont vu. J’ai même failli marcher dans la tchaffe, de bleu ! C’était moins une !
Dans tout ce fourbi, je me suis réduit pour bouffer le reste du papet et la salade de rampons qui traînaient dans le frigo, mais j’avais la tremblette, donc je me suis assez saligoté pour qu’on pense que je me suis dégobillé dessus. Alors j’ai fait ce que toute personne pas bobette aurait fait, c’est-à-dire que je l’ai mis à laver.
Mais franchement, après je ne me suis senti pas bien. Vraiment pas bien. J'avais envie de dégobiller, je schlinguais comme un très mauvais penatset, et j'avais plus du tout d'accouet. Alors, en raison de mon état qui était loin de me faire passer pour le dernier pétabosson de Goumoens-le-Jus dans les années septante, j'étais vraiment raide. Je suis donc parti pioncer.
...
...
C’est bon ? Vous avez survécu ou bien ? Si c’est le cas j’espère que ce petit florilège de folklore du Pays de Vaud vous a plu, et je vous donne rendez-vous le mois prochain !
Et si en plus de ça vous avez tout compris sans le site susmentionné, c'est que vous pouvez vous targuer d'être un vrai vaudois, nom de bleu de nom de bleu!
Vous aurez pu constater que j’ai pas une histoire très mouvementée, mais c’est difficile d’écrire un truc sensationnel avec ce vocabulaire...

Von_Sturm

Expo Kuro-kubrickienne : cinéma et peinture

03/04/2010 11:47
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(NDLeto : pour tout l’article, imaginez la voix-off d’Arte. Cette voix qui hante mes nuits par sa puissance à nous faire croire que ce soir on va rire un bon coup sur Arte avec les classiques de la Comédie Allemande. Sans déconner, je l’adore – et cette information est à prendre au premier degré).

Instant culturel sur le Pavillon, car aujourd’hui ce ne sera ni un article dithyrambique de dix pages Word sur un groupe obscur, ni un article fait en deux secondes à la dernière minute ; mais un article conceptuel, qui tentera de transcender vos sens en vous proposant de revoir en images deux chefs-d’œuvre cinématographiques qui ont marqué le septième art grâce à l’exacerbation des sens qu’ils proposent. Sens aussi bien visuel qu’auditif (l’utilisation des sons y est sublime, puissante et marquante, tant et si bien qu’on oublie souvent d’en parler pour se concentrer sur leur image). Ces deux œuvres sont RAN d’Akira Kurosawa et BARRY LYNDON de Stanley Kubrick, deux films qui n’ont pas grand rapport, si ce n’est leur volonté artistique de figer chaque scène (chaque plan, oserais-je dire) dans un tableau magnifique. Bonne journée sur le Pavillon.

> Cliquez sur chaque image pour l’agrandir.

RAN – Tragédie à la forme classique, la chute de l’indestructible.
http://img411.imageshack.us/img411/9505/rannu.jpg



Du décor
http://img522.imageshack.us/img522/9475/dcormini.jpg

De la grandeur
http://img3.imageshack.us/img3/9144/grandeurmini.jpg

De la bataille
http://img202.imageshack.us/img202/272/bataillemini.jpg

Du combat
http://img109.imageshack.us/img109/2752/combatmini.jpg

De la violence
http://img148.imageshack.us/img148/7827/violencemini.jpg

De la solitude
http://img695.imageshack.us/img695/5420/solitudemini.jpg


BARRY LYNDON – Tragédie à la forme baroque, la déchéance du destructible.
http://img175.imageshack.us/img175/1706/barrylyndonlogolow.png



Du décor

Extérieur
http://img231.imageshack.us/img231/7815/extrieurmini.jpg
http://img534.imageshack.us/img534/1023/batimentmini.jpg

Intérieur
http://img718.imageshack.us/img718/3962/intrieurmini.jpg

Des personnages
http://img169.imageshack.us/img169/1733/personnagesmini.jpg

De l’armée
http://img109.imageshack.us/img109/4738/armeordremini.jpg

De l’obscur
http://img704.imageshack.us/img704/6317/bougiemini.jpg

Du duel
http://img715.imageshack.us/img715/5000/duelmini.jpg



Leto

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