Le Pavillon des BD/Manga


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Pokémon Adventures

01/07/2010 21:33
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[Youpi ! Tralala ! Chouette ! Trop super génial ! Aujourd’hui (oui, j’évite les introductions en eau des toilettes), je vais vous parler d’un super sujet...

Hein ? Quoi ? Vous avez déjà vu le titre ? Mais, mais... C’est quoi ces « Boouh, Pokémon, c’est pour les petits et les gros pédophiles et zoophiles et même un peu nazis qui fantasment sur des bestioles improbables ! » ? Même pas vrai d’abord ! D’ailleurs, qui n’a jamais aimé ça ? Ahaaa ! Ça c’était du générique ! [Jeracontemavie]Même que l’autre jour, on avait ça sur Stepmania à une convention sur l’Asie, et alors qu’on dansait sur ça, tout le monde autour de nous chantait le générique.[/Jeracontemavie]

Bref, je suppose que ça vous a convaincu que Pokémon, c’était pas super nul. Et puis, ce dont je vais vous parler n’a aucun rapport avec la série télévisée (« Queueuah ? Qu’est-ce que tu nous balances le générique alors ? Moi qui pensais que t’allais nous sortir un super remake de la mort qui tue de la série, même si c’est que pour les gamins ! Et même les gamins disent que c’est pour les bébés ! Etc. Etc. »), qui, je suppose que pas mal de gens s’en lassent, et d’autres se plaignent que c’est fidèle aux jeux.

Eh bien, rassurez-vous, Pokémon Adventures, c’est trop super génial et ça défonce du boudin, si si, faites-moi confiance, d’ailleurs, c’est le manga le plus fidèle aux jeux, et c’est même encore plus réaliste et aventurier (d’où son nom, grosse découverte). Bref, je commence à m’enliser dans quelque chose de pas très propre, et je ferais mieux de présenter le manga.

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Pas de surprises, les aventures se déroulent dans le monde des Pokémon, et, pour ceux qui ont hiberné dans une cave sombre et humide pendant ces 15 dernières années et ignorent totalement de ce que sont les Pokémon, dites-vous qu’ils sont des espèces de bestioles qui évoluent (bref, le cauchemar des créationnistes) et qui remplacent à peu près presque tous les êtres vivants (à part l’homme). Et il en y a même des légendaires qui peuvent tous démolir le monde, et des combats entre Pokémon par les dresseurs, ceux qui capturent et élèvent les Pokémon.

Voilà, ça c’était la version hyper condensée.

Pokémon Adventures, ou Pokémon Special au Japon, est scénarisé par Hidenori Kusaka et dessiné par Mato du volume 1 à 10, et par Satoshi Yamamoto à partir du volume 10. Publiée par Shôgakukan au Japon et par VIZ Media aux Etats-Unis, la série est toujours en cours de nos jours. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Glénat avait également publié les 6 premiers volumes en français (répartis en 12 volumes), sous le nom de Pokémon : La Grande Aventure !, avant d’abandonner la publication, comme les autres séries Pokémon, pour problèmes de licence.

La structure de la série est plutôt simple : un chapitre par séquence de sortie des jeux, ce qui donne pour l’instant : chapitre Red/Blue, chapitre Yellow, chapitre Gold/Silver/Crystal, chapitre Fire Red/Leaf Green, chapitre Ruby/Sapphire, chapitre Emerald, chapitre Diamond/Pearl, chapitre Platinum et chapitre Heart Gold/Soul Silver.

Comme vous le constaterez, ils sortent même des chapitres pour les remakes. Et à chaque chapitre ses protagonistes, sauf dans les remakes où ce sont les anciens protagonistes qui reviennent.

[img=http://img197.imageshack.us/img197/6051/allmc.jpg[/img]


Tous les protagonistes jusqu’au chapitre Emerald.



L’histoire suit fidèlement (très fidèlement, même, includant jusqu'aux Pokémon légendaires, qui seront toujours présents pour vous mettre une belle claque) celui des jeux vidéo, où les héros seront généralement les mêmes que dans les jeux vidéo, même si cela démarre parfois différemment. Le principe de base reste les classiques « défoncer tous les dresseurs » et « attrapez-les tous ! », mais ne vous attendez pas à des combats faciles comme dans les jeux vidéo, surtout face aux gros vilains (Mouahaha Giovanni, t’en penses quoi de mon Tortank ? T’aimes ?). D’ailleurs, sur ce point, quelqu’un a-t-il remarqué à quel point même les méchants jouaient fair-play dans les jeux vidéo ? Y’en a pas un seul, je répète, PAS UN SEUL, qui agit réellement comme un méchant, comme s’en prendre au dresseur, voire éliminer ses Pokémon, bref, sur ce point, dans les jeux vidéo, les méchants étaient au même niveau qu’eux, et encore, au moins ceux-là, ils avaient beau être ridicules, ils avaient quand même plus d’imagination.

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C’est pas dans les jeux vidéo, et encore moins dans la série télévisée, que vous verrez ça.



Question réalisme, je disais donc, c’est quand même beaucoup plus convaincant, surtout quand on a des duels vraiment meurtriers où les dresseurs sont tout aussi sujets à des attaques que les Pokémon (et tout le monde sait que se prendre un Ultralaser dans sa face, ça fait très très mal), ce qui rend quand même le monde des Pokémon nettement moins rose que le montrait les jeux vidéo et la série télévisée.

Questions personnages, pas de soucis, les héros sont tous dotés d’une personnalité propre, mais c’est surtout chez les ennemis que c’est bien réussi, et le manga est là pour nous montrer qu’eux, ils font pas dans la dentelle, et sont même prêts à tuer.

Pour finir, je conclurai sur quelques mots de Satoshi Tajiri, créateur des Pokémon : « C’est le manga qui ressemble le plus au monde que j’imaginais. ». Actuellement, la série reste plutôt populaire, même si elle est relativement peu connue en Europe, et des vidéos amateurs existent, tels que ce fan-opening.

Bref, si l’envie vous prend, n’hésitez pas à lire le manga, qui vous offrira une autre vision du monde des Pokémon : un monde nettement plus réel, qui n’est pas en noir et blanc, un monde où le danger existe, un monde qui est nettement plus proche du nôtre, et pourtant, un monde où par-dessus tout prime l’aventure, et les Pokémon.



Dark Link.

2006, ça ne rime pas avec blogs BD, mais tant pis

27/05/2010 21:20
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Ce mois-ci, chers lecteurs, ce sont donc des articles spécial 2006, en l'honneur des quatre ans du Pavillon. Quoi de mieux pour fêter un anniversaire que de faire appel à des souvenirs ? La nostalgie, ça c'est vendeur. Parlez-en aux années 80, par exemple. Mais aujourd'hui, j'irai moins loin et serai plus personnel. Car un anniversaire, c'est personnel. En 2006, je ne connaissais pas encore le Pavillon des fous (je n'avais même aucune idée de son existence), mais mon activité sur le Net avait commencé à prendre un réel essor. C'est pour cela que pour cet article commémoratif, je vais vous parler de quelque chose que j'ai découvert il y a quatre ans : les blogs BD.
Premièrement, je ne vais pas vous faire de présentation générale des blogs BD. Le nom est suffisamment explicite et ça vous incitera à lire la suite. Deuxièmement, je ne vais pas parler de tous les blogs BD que je connais, l'article serait encore plus long que celui sur les webcomics (quoique...). Enfin, pour rester dans le thème anniversaire, je ne vais parler que de blogs BD nés en 2006, que j'ai découvert en 2006 ! (À quelques fraudes près.)
Commençons sans plus tarder.

Catégorie « J'ai découvert ça, je le suis toujours et même si ça a quatre ans et que l'auteur a ralenti le rythme, j'attends toujours chacune des mises à jour la bave aux lèvres »

Morpheen, le blog d'Oni

En 2006, la créatrice du blog, Oni, était en hypokhâgne. Pour les non-initiés, c'est le surnom des classes préparatoires aux grandes écoles littéraires. Pour les encore moins initiés, ça veut dire l'antichambre de l'Enfer avec des livres jusqu'au plafond, remplis de mots qui font mal à la tête et de nuits avec peu de sommeil qui font mal à la tête aussi. Forcément, de l'eau, de la bière, de la vodka et inévitablement du vomi ont coulé sous les ponts et maintenant... Oh et puis pourquoi je raconte ça ? Je sais bien que les blogueurs racontent leur vie, mais ce n'est pas une raison pour la résumer quand on les présente. Parlons plutôt de ce qui nous intéresse : ce qui rend ce blog intéressant. Plusieurs choses : déjà, l'humour. Gore : le feutre rouge est le plus utilisé de tous. Glauque : cet endroit est intégralement peuplé de simili-poupées vaudou sadomasochistes. Absurde : voire intellectuel. Ce n'est pas une contradiction. Je pourrais simplement dire « un humour unique en somme », mais ça serait un raccourci facile. Autre intérêt : l'auteure sait puissamment bien dessiner. Regardez ses nus et portraits et demandez grâce. Double hit combo.


Les mauvaises humeur de Jamex et la Tête X

En 2006, le monde de la bande dessinée allait mal. La surproduction étouffait les librairies et noyait le public sous un flot incessant de titres. Titres dont la qualité et l'originalité n'était pas toujours au rendez-vous, d'ailleurs. Et encore, tout ça ne serait pas si grave, si les professionnels tels que les éditeurs, les critiques et les dessinateurs eux-mêmes faisaient preuve d'un peu de jugeote et de bon sens. Heureusement, James et son comparse, la Tête X, arrivèrent pour dénoncer de leurs plumes acerbes et leurs crayons bien taillés les travers du monde pas si merveilleux de l'art séquentiel. Et aujourd'hui, comme chacun sait, la BD est un monde magnifique. Rien ne saurait résister au pouvoir du sarcasme, de l'ironie et des ours en jean.
La lecture de ce blog est obligatoire si vous vous intéressez un tant soit peu à la BD. Quant aux autres, lisez-le aussi, ça ne vous fera que du bien. On remarquera que les mises à jour se sont amoindries notamment à cause du fait que James est très occupé professionnellement. Et c'est très bien. Si vous avez aimé le blog, lisez la BD que James et la Tête X viennent de sortir, Pathétik.


Savage Garden, le blog de Tashigi

En 2006, ce blog avait déjà 6 mois et je ne l'ai peut-être pas découvert en 2006, mais je m'en fous, quand je fais une liste des blogs BD que je lis, je met le blog de Tashigi. Point.
Pourquoi donc ? Parce que cette fille est géniale. Ses dessins peuvent être tout aussi bien du délire complet le plus cliniquement grave que transpirant la classe artistique de toutes les pores de leur peau. Bon, elle a eu sa période yaoi fangirl, mais apparemment ça lui est passé. Elle a eu beaucoup de périodes différentes, d'ailleurs. Trop pour toutes les énumérer. On notera tout de même que celle One Piece ne lui est jamais passé, ce qui est toujours signe de qualité. Seul bémol de ce blog : le système d'archives totalement absent. Pourtant canalblog le permet ! À cause de ça, même moi je n'ai jamais dû aller au-delà de la page 45. Enfin, je suis sûr que si Tashigi lit ça, elle se dira « Tant mieux ! » J'ai des doutes quant au fait qu'elle assume tout ce qu'elle a produit au cours de ces quatre ans, hin hin hin.


Catégorie « Ton souvenir restera à jamais gravé dans ma mémoire snif »

Le blog de raphaelB

En 2006 et après, on a souvent lu l'expression « Machin, roi de la blogosphère BD », avec Machin pouvant être à peu près n'importe qui dont l'article en question parlait. C'est idiot. Premièrement parce que la blogosphère, même BD, n'a jamais été une monarchie et ensuite parce que c'était raphaelB le roi de toute façon. Si vous parcourrez un peu ses archives, vous comprendrez très vite pourquoi. Sa maîtrise du « je raconte ma vie mais en mieux », du format en longueur du blog pour faire des expérimentations (la chute), des gags super innovants (le magicien), son humour extraordinaire (pas d'exemple, ça vaut le coup de découvrir) tout ça rend le blog épatant (quand il est mis à jour) un blog à lire absolument. Et puis ses radios m'ont fait découvrir des musiques qui poutrent, ce n'est pas négligeable.
À noter que si raphaelB ne mets plus son blog à jour, c'est qu'il est trop occupé à faire des BD publiées. Avec des zombies. Preuve que raphaelB pouvait devenir encore meilleur. Lisez Ma vie de zombie, chez Ankama éditions.


Catégorie « Ça a drôlement changé dis-donc »

La vie d'étudiant

En 2006, Guillaume, désormais Gumli, était en classe préparatoire scientifique (HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!! *coup de tonnerre*). Pour décompresser, ou pour une autre raison qui lui appartient, il a commencé un blog où il racontait des anecdotes dans des strips de trois cases. S'il se trouve dans la catégorie de ceux qui ont changé, c'est déjà parce que depuis, l'auteur n'est plus en prépa. De plus, même si la forme (les strips) n'a (pratiquement) pas changé, ce qui est admirable, le fond, si. Moins d'anecdotes, plus de n'importe quoi et d'absurde, plus de tronches pas possibles, mais un graphisme toujours reconnaissable. Ça a changé, donc, mais ça a aussi fait la durée.


Au donjon joyeux

En 2006, ce blog aussi avait déjà commencé. Enfin, la V2 date de 2006, donc ce n'est qu'une entorse minime. Bref. Ce blog appartient à une dénommée Lune Rousse et il m'est totalement impossible de résumer sa vie ici. Lisez-donc les archives si vous en voulez un bout. Sachez seulement qu'elle a vraiment beaucoup changé depuis qu'elle a commencé a bloguer. Bon, c'est un fait, mais ce qui nous intéresse vraiment, c'est le contenu : du noir, du blanc, du rouge, du gris. Ça peut paraître peu, mais c'est largement suffisant pour produire, dans le désordre, du sadomasochisme rigolo, des trucs dégueux, du cuir, des morts-vivants, des créatures de la nuit, des bébés envahissants, de l'amour, des persos qui existent mais qui n'existent pas... Pfiou, dur de décrire le contenu du donjon joyeux. Mais je vous encourage à le parcourir. Ne serait-ce que pour se rendre compte du progrès de l'auteure et de sa persévérance.


L'atelier de Lotte

En 2006, Lotte commence son blog. Quelle brillante introduction. Au début, il est peuplé par un avatar à la tête ronde de l'auteure, d'un ange squelette (?) avec un t-shirt, d'un orque et de plein de bébêtes bizarres, dont un frangin. De plus, l'auteure étant née un 6 juin, l'apocalypse était prévu pour son anniversaire cette année. Malheureusement, il n'y a rien eu. Bref. Maintenant, le blog est beaucoup plus centré sur la peinture et la confection que la BD, Lotte postant bien plus ses tableaux qu'autre chose. On peut s'en désoler un peu, mais avouer que ça fait du bien de les regarder.


Catégorie « Longue distance »

Une jeune fille bien

En 2006, ce blog avait déjà un an, mais c'est en 2006 que je découvrais ce blog, donc voilà. De plus, le blog de Cécily est véritablement l'un des tous tous premiers blogs que j'ai découvert, ça marque. À l'époque, la loose sévissait déjà, elle avait même son propre petit théâtre. La bonne musique était illustrée, la vie racontée en BD et le Baron Samedi était un personnage récurrent. Aujourd'hui, c'est un peu la même chose, avec beaucoup plus de peintures aux inspirations très variées, des anecdotes aux références très obscures, des photomontages funkys et des annonces d'expo. Reste que la distance a été tenue, malgré des changements de noms, par exemple (j'avais un faible pour « Alcool, putes et mariachis »).


Ma vie est une bande dessinée

En 2006, enfin j'espère, la blogosphère accueillait Cha. Cha est actuellement une dessinatrice de BD professionnelle membre du collectif Humungus punk végétarienne fan de catch et à l'humour/l'humeur parfois douteux. Mais avant ça, elle a été plein de choses. En tout cas, rose, elle l'a toujours été. Tout comme lire son blog a toujours été une activité hautement recommandée. Et bon sang que son style est bon.


Catégorie «Zombie (J'aime les zombies)»

Grmb, le blog d'Obion

En 2006 ou environ, le monde ne râlait pas assez, alors Obion commença un blog. D'accord, j'exagère, mais avouez qu'appeler un blog « Grmb », c'est quand même tendre une perche. Surtout quand l'auteur se décrit lui-même comme mi-vieux râleur, mi-hippie. Reste que son blog est riche, très riche. En rebondissements et découverte du monde merveilleux de la BD, avec ses déboires sur son album Vilebrequin. En discussions sérieuses et bien amenées. En jeux impossibles, mais qui trouvent toujours des malades pour les gagner (le Picto pas patato). En rebondissements liés au monde de la BD, encore : Obion est l'actuel dessinateur de la partie Crépuscule de la série Donjon. Pas en allusions sexuelles, par contre, parce que tout ceci était réservé au Love Blog, qu'il dessinait avec Gally, son amoureuse. Qui va bientôt sortir en librairie. Et puis tiens, en parlant de Gally...


Le blog de Gally

...En 2006, elle commençait aussi son blog. Les connaisseurs auront compris d'où est tiré son pseudo et c'est une très bonne chose aussi. Si elle ne met plus son blog à jour aussi souvent, c'est là encore à cause du drame de la professionnalisation de l'activité de dessinatrice de BD. Mais depuis peu, cela semble être reparti. Enfin, c'est ce qu'une série de notes peu espacées dans le temps semble nous faire croire. Pourvu que ça dure. À part ça, lisez-le, c'est plein de bonnes tranches de vie, réelles ou non.


J'en ai peut-être découvert d'autres à ce moment-là, mais s'ils ne sont plus dans mon lecteur de flux RSS, c'est qu'ils ne valaient pas la peine que j'en parle. Ou alors ils y sont encore mais, ça ne vaut pas la peine que j'en parle, pour la raison totalement inverse (exemple : Bouletcorp, mais je n'ai pas de scrupules, il a commencé bien avant 2006. Pour une fois que je respecte ma propre règle). Il y a aussi probablement certains blogs commencé en 2006 qui sont très bien, que je lis encore mais sporadiquement et donc pas dans cette liste. Donc cet article n'est pas exhaustif.

Oh bon sang. Ma vie est ruinée.



JOYEUX QUATRE ANS AU PAVILLON DES FOUS !




TheEdgeWalker

Debaser

01/05/2010 21:33
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J'aime les éditions Ankama. Sérieusement. Comme l'a dit un jour quelqu'un dont j'ai oublié le nom, mais qui a dit quelque chose qui m'a suffisamment plu pour que je le retienne : « Ça fait plaisir de voir qu'en France, on est encore capable de créer des grosses boîtes tentaculaires multi-activités. » Mais je ne parle pas d'Ankama en général aujourd'hui, je parle de leurs éditions, plus particulièrement d'un titre de leur label 619, le bien nommé en ce qui nous concerne ici « cultures urbaines ».
Je veux parler de

http://img85.imageshack.us/img85/3118/logodebaser.jpg



BD dont trois tomes sont parus pour l'instant et dont la parution, heureusement, ne semble pas être près de s'interrompre, dessinée et scénarisée par Raf.
Tout d'abord, que signifie le titre ? Comme nous l'explique la jaquette :
Debaser [Deubeïzeur] : Celui qui détruit les fondations d'un système... Pour créer un monde meilleur ! Rock'n'Roll is not dead!

Cette dernière phrase caractérise la BD à elle tout seule. Debaser est complètement rock'n'roll, que ce soit dans son style graphique, narratif, ses propos ou ses délires. Et évidemment, c'est ça qui fait tout son charme. Encore plus évidemment, l'histoire parle de gens qui bousculent l'ordre établi. En même temps, quand on voit l'ordre en question, on ne peut qu'approuver. Tout se passe dans la France de 2020, une France gouvernée par le président le plus winner de l'histoire : Patrick Premier. Dont la ligne gouvernementale peut se résumer en quatre mots : la droite SOUS STÉROÏDES. Considérez que dans cette France, toute musique est interdite, sauf celle produite par la seule et unique major résultant de la fusion de toutes les autres : Mundial. Ainsi, tout ce qui est légalement autorisé d'écouter est un ersatz de pop sursucrée chantée par des greluches refaites. À côté de ça, le téléchargement illégal d'une seule chanson est passible de plusieurs années de prison, avec bien sûr présence obligatoire d'un programme mouchard dans chaque ordinateur et l'interdiction d'assister à un rassemblement de plus de deux personnes. Dès le début du récit, on a l'impression d'être plongé dans un épisode de la quatrième dimension où les pires travers de la société française moderne ont grossi comme une belle tumeur. La France compte deux catégories de population (les français et les étrangers), le bac est le plus haut diplôme accessible, à 16 ans l'immense majorité des filles sont refaites de la tête aux pieds, lire un livre est considéré comme relevant de la science-fiction. Et bien sûr, les forces de l'ordre sont toutes composées de mutants ultra-baraqués ayant le droit de tabasser tout ce qui semble ne serait-ce que sortir des clous et ont le taser facile. J'en passe, et des meilleures. Car l'un des plus grand plaisir de la lecture de Debaser, c'est de découvrir une nouvelle dérive sociétaire. La mise en scène complètement barrée et parodique de la chose aide beaucoup.

Heureusement, qui dit société oppressante, dit résistance. Elle a la particularité d'être peuplée presque exclusivement de raconteurs. Ce sont des personnes qui ont la capacité de donner forme physique à leur expression artistique. Pour mieux comprendre, prenons les héros par exemple. Anna, une jeune fille issue des quartiers aisées mais suffisamment éveillée pour se rendre compte que rien ne tourne vraiment rond dans cette France de 2020, peut donner forme aux mots qu'elles prononce. Joshua, jeune homme venant des quartiers pauvres qui pense que les gens, c'est tous des cons, peut lui manifester physiquement sa musique. Seulement, au début, ils ne s'en rendent pas vraiment compte. Une bonne partie du récit sera donc consacrée à leur faire accepter leur capacités et les responsabilités qui vont avec. Et comment vont-ils les exploiter ? En faisant du rock, quelle question ! Le récit poursuit sa logique rock'n'roll en montrant une progression des personnages comme le ferait un groupe de musique. Puisqu'ils montent un groupe de musique. Mais pour vraiment changer les choses. Sauf bien sûr qu'ici, les vilaines major ont le pouvoir d'enfermer ceux qui sortent du rang si ça les amuse, voire de leur péter la gueule. C'est forcément un peu plus animé que la réalité.

Le propos est donc punchy, mais ce n'est rien à côté du dessin. La fusion du propos, de la narration et du style graphique est parfaite. Ça faisait un bail que je n'avais pas vu un dessin aussi dynamique et nerveux à la fois, puissant et, j'ose le jeu de mot douteux, rauque. Les traits, presque des ratures, sont nombreux, donnant des nuances et un aspect agressif à l'ensemble. Le dessin transmet tellement de puissance, qu'on prend son pied rien qu'en regardant. De plus, l'auteur possède des tas de gimmicks graphiques drôles. Par exemple, tous les personnages féminins, à quelques exceptions près, ont des seins énormes, du genre trop gros pour être vrais. C'est justifié dans le scénario par les pratiques de la société, mais quand on regarde ce que Raf dessine en temps normal, on comprend que c'est tout simplement son truc. Alors évidemment, tous les gags débiles possibles avec ce fait sont exploités. L'auteur maîtrise aussi terriblement bien le déformé, le simpliste, pour rendre les situations encore plus ridicules. Tout ceci s'ajoute aux propos volontairement lâchés, jusqu'au vulgaire parfois, pour ajouter à la folie ambiante qui règne dans Debaser. Et je me répète, mais on prend vraiment son pied. Debaser, c'est un défouloir géant qui fait un bien fou.

Dans le genre détails qui tuent, Debaser se pose aussi un peu là. Déjà, tous les chapitres sont des références musicales, références qui pleuvent aussi tout au long du récit (normal). Très ancrée dans son époque, la BD est découpée en chapitres, avec des pages-entre-les-chapitres-qui-informent-sur-l'univers. Ce qui permet d'en savoir plus sur les personnages secondaires, les lois françaises et autres joyeusetés. Au sein des chapitres eux-mêmes, l'auteur est une pratiquante du gag d'arrière-plan (les panneaux publicitaires sont un vrai Eldorado pour ça), ce que j'adore personnellement. La sous-culture d'Internet est très utilisée aussi, avec même l'apparition d'un Démotivator dans le dernier tome. Enfin, last but not least, la fin des tomes est consacrée aux fanarts, voire au récit d'un personnage secondaire dessinée par quelqu'un d'autre que Raf, mais qui s'insère totalement dans le récit ! Et pour revenir aux fanarts, ils claquent tellement que c'en est pas humain. Ils sont fait par des pros, donc c'est normal. Mais c'est une excellente initiative que de les mettre.

Un dernier conseil toutefois. Debaser, de part son propos, est une BD extrêmement subjective. C'est-à-dire que si l'on n'accroche pas à « Seul le rock nous sauvera ! », ça peut coincer. D'autant plus que les idées de l'auteur vis-à-vis de la musique et de l'art en général de la société et de la rébellion en elle-même sont clairement transmises dans le récit. Même si elle sont souvent pertinentes, il faut s'attendre à être martelé. Mais c'est l'idée même de la BD : si l'on n'est pas prêt à lire quelque chose d'engagé et sans concession, autant ne pas commencer. Reste que, si vous cherchez un BD qui déménage graphiquement et dans le propos, sans toutefois se prendre trop au sérieux et surtout, que vous aimez le rock sous toutes ses formes, Debaser est indéniablement un indispensable.

Les liens de fin d'article :
Le blog Raf : Calm like a bomb
Site collectif d'auteurs dans lequel Raf participe : Draw or die! (Plus mis un jour depuis un bail par contre.)

TheEdgeWalker

Le sommet des dieux

28/02/2010 16:19
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Ou « Le résultat de l’adaptation de la fusion de l’intégrale des Frison-Roche avec l’Himalaya en manga »

Il existe des montagnes de bouquins parlant de l’ascension des plus hauts sommets du monde*, réputés inaccessibles** (avant que quelqu’un ne réussisse à les vaincre, bien entendu) en raison de leur hauteur, des conditions climatiques effroyables qui y règnent ou encore de leurs parois impossibles à escalader. Les grandes Jorasses, le K2, le Mont McKinley, le Mont Blanc, le Cervin/Matterhorn, j’en passe et des meilleures, la liste n’en serait que trop longue.
La plus haute montagne – je ne vous apprendrai sans doute rien en vous révélant cela – du monde n’est autre que l’Everest, qui, du haut de ses 8848 mètres (au-dessus du niveau de la mer), est la plus proche du ciel, ce qui a pour conséquence d’être l’un des monts les plus convoités que les meilleurs alpinistes se doivent d’avoir grimpé au moins une fois dans leur vie, cela même s’il a été officiellement « vaincu » pour la première fois par Edmund Hillary et Tensing Norgay en 1953.
Ce magnifique édifice naturel trônant parmi ses sœurs de l’Himalaya s’est vu attribuer divers surnoms, parmi les plus flatteurs, outre ses autres appellations dans diverses langues (notamment locales). Ainsi, la montagne s’appelle Sagarmatha (népalais) et Chomolungma (tibétain).
Je vais arrêter de dévier ma prose afin que cet article qui – vous vous en douterez, vu son emplacement – traite d’un manga ne devienne pas un documentaire géographique indigeste à lire (car force est de reconnaître que ce genre de reportages passe bien mieux à la télévision, l’image à l’appui des commentaires) et surtout très/trop chiant. D’une part parce que ça me fera arrêter de faire des copier-coller réguliers de Wikipedia, et d’autre part parce que je suis en train de changer de sujet. Bref. Je discourrai donc d’un manga dans quelques lignes.
Je viens de vous le dire, l’Everest étant la plus haute montagne du monde, divers surnoms lui sont attribués. L’un d’entre eux retient particulièrement mon attention. Vous l’avez vu dans le titre de cet article, c’est Le Sommet des Dieux, pour une raison que vous pourriez deviner facilement.

Qu’est-ce que Le Sommet des Dieux ? Où veux-tu en venir, Von ?
Et c’est tout simplement le nom d’une adaptation d’un roman à succès de Yumemakura Baku par les pinceaux de Jirô Taniguchi (que l’on connaît entre autres pour avoir dessiné Quartier Lointain), qui a donc donné un manga en 6 volumes que voici.

http://www.monsterup.com/upload/1263403533190.jpg


Une image type qui représente le concept de L'Homme face à la Nature. Malgré l’impression de cliché que ça peut donner, c'est beau, quand même...



Commençons donc (vous avez l’habitude maintenant) par
Le Synopsis
Fukamachi, la trentaine, est photographe alpiniste de métier. Alors qu’il va accompagner une équipe japonaise prévoyant d’escalader l’Everest, une bonne partie de celle-ci meurt dans la montagne, rendant l’expédition compromise.
Avant de rentrer au Japon, un événement mystérieux se produit. En se promenant dans Katmandou, il met la main sur un vieil appareil photo dans une boutique douteuse de la ville. En l’étudiant, il commence à penser que cet appareil aurait appartenu au célèbre George Mallory. Cet homme avait tenté deux ascensions sur le plus haut sommet du monde : une en 1922, qui échoua, et une autre en 1924, à propos de laquelle on n’a jamais su si son expédition avait vraiment atteint le sommet, de laquelle proviendrait l’appareil photo.
Revenons à Fukamachi. Quelques jours après l’acquisition du fameux objet, on le lui vole. Il se met alors à sa recherche, et rencontrera Habu Joji, un alpiniste japonais qui vit dans la région.
En parallèle avec son enquête, il prendra connaissance de l’histoire de cet homme, mouvementée par bien des abords. Il finira également par découvrir que le fait que ce grimpeur exceptionnel, mais mal-aimé, ne stationne pas à Katmandou pour rien, et vivra une aventure inoubliable à ses côtés.

Ce que j’en pense
N’ayant pas lu le roman de base éponyme de Yumemakura Baku, je ne pourrai certainement pas faire un commentaire sur la retranscription/adaptation du roman en manga. Néanmoins je peux dire quelques mots sur le sujet, sinon je n'aurais certainement pas créé cet article, vous vous en douterez. C’est ce que je vais donc faire, évitant donc la comparaison avec l’œuvre originale, afin de ne pas m’aventurer en territoire inconnu.
Je n’irai pas par quatre chemins, Le Sommet des Dieux est un manga tout simplement magnifique, autant visuellement que du côté du scénario. Sous une trame qui se révèle être bien plus ficelée qu’elle ne le paraissait au premier abord, on a un véritable délice visuel, avec des dessins de montagnes vraiment superbes. On voit bien que le sieur Taniguchi a dû faire un paquet de recherches photographiques (à moins qu’il ne se soit lui-même déplacé sur les sites qu’il a dessiné, ce qui paraît moins probable) pour les produire, et le résultat est plus qu’à la hauteur, on s’y croirait. Les décors sont presque en train de surclasser les personnages visuellement. Non pas qu’on ne les voit pas, bien au contraire… Parlons-en justement !

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de ces gens que l’on pourrait qualifier d’ « amoureux » de telle ou telle activité. Vous savez, le genre de personne qui est un tel passionné de la chose qu’il en fait une obsession. Ces derniers ne peuvent pas vivre sans rester au contact de ce qu’ils aiment et se sentent mal s’ils n’essaient pas de pratiquer régulièrement leur activité. C’est le cas des alpinistes chevronnés qui vivent toujours auprès de massifs montagneux, ce afin de pouvoir pratiquer leur passion.
Habu Joji est ce genre d’homme, détenteur, entre autres, d’une volonté inexpugnable de devenir le meilleur dans son domaine. En effet, tout au long du manga, ce dernier est empreint de la soif inextinguible de grimper n’importe quelle paroi, ce même s’il doit en mourir. Sa combattivité émane de lui tout au long de l’histoire, ce qui lui fait parfois prendre des risques inconsidérés. De plus, il est également doté d’un mental à tout épreuve (qualité essentielle de l’alpiniste), et d’une volonté inébranlable. En effet, comme il le dit lui-même, « si je ne grimpe pas, je ne vaux pas mieux qu’un déchet », raison pour laquelle il s’obstine à rester près de sa dangereuse amante qu’est la montagne.
C’est ce qui lui donne, en dépit de son caractère – avouons-le – d’ours mal léché doublé d’une mule, ce côté attachant qui nous donne envie de le soutenir jusqu’au bout dans son objectif.
Fukamachi, de son côté, même s’il n’est pas le narrateur de l’histoire (alors qu’il pourrait tout à fait l’être vu la manière dont l’histoire nous est contée), pourrait totalement l’être tant l’œuvre est basée sur sa personne. Il sera tour à tour observateur, puis acteur, ce qui occasionnera de nombreux changements chez lui. En effet, on verra en lui une lente évolution tout au long de ses recherches. D’abord intrigué, puis fasciné, puis passionné et enfin obsédé, ce sont pratiquement deux hommes différents qui sont dépeint aux deux extrémités du manga. Son sujet d’étude et son caractère si particulier aura complètement déteint sur lui, le transformant en une sorte de – je cite – « démon » assoiffé d’efforts et de dépassement de soi. Mais est-ce en bien ou en mal ? C’est au lecteur de se faire sa propre idée.

La Nature elle-même joue un rôle déterminant, vu qu’il est impossible de ne pas y faire référence lorsqu’on parle d’alpinisme. La montagne, ses dangers en tout genre, tout constitue un obstacle visant à raviser les « fous » qui oseraient les défier. Sagarmatha en constituant la représentante principale de ces dernières, car défi ultime pour tout alpiniste qui se respecte, constitue le pilier central de l’histoire, jouant ainsi le rôle d’un genre de « décor observateur », donc neutre, mais qui n’hésite pas à se montrer cruel pour les personnages.
Quelle vandale cette femme!

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En fin de compte, le surnom de « Sommet des Dieux » n’est peut-être pas si exagéré que ça…

*L'auteur rit encore de cette vanne vraiment trop facile
**Pas les bouquins, les montagnes... Faut suivre un peu!


VonSturm

Yotsuba&!

31/01/2010 20:11
Commentaires (2)

Ce mois-ci je viens vous parler d'un petit manga bien sympa et très frais.
Yotsuba&! (よつばと!) est un manga comique dessiné par Kiyohiko Azuma, l'auteur de la série Azumanga Daioh. Yotsuba (trèfle en Japonais), fait référence à la coiffure particulière de notre héroïne. Quant au & (と), il sert à annoncer ce que la petite fille va découvrir dans chaque nouveau chapitre.



1 Histoire

Koiwai Yotsuba est une petite fille âgée de 5 ans, pleine de vie, qui découvre le monde et s'émerveille de tout. Chaque chapitre est l'occasion d'apprendre et de connaître un sujet nouveau comme le vélo, la ferme, la pêche, la pluie, la plage...
Elle vit avec son père dans une maison voisine de celle d'une famille de trois enfants, que des filles, qu'elle côtoie régulièrement.
Mais au-delà de l'aspect comique des situations que vit notre petite héroïne, l'auteur glisse également des éléments sur son passé, tels que son adoption, ses origines, sa phobie des motifs en forme d'yeux... afin de créer un univers un peu plus solide qu'une suite de gags.



2 Personnages

2.1 Chez les Koiwai

Yotsuba Koiwai (小岩井 四葉) / "Yotsuba" (よつば)
Cette petite fille aux cheveux verts s'émerveille du moindre détail, de la moindre nouveauté qui peuple son quotidien, et son enthousiasme est très communicatif. À chaque page que l'on tourne, on ne peut s'empêcher de la trouver trop mignonne.
Avant de déménager, elle vivait avec son père et sa mère sur une île "vers la gauche", comme elle dit. On sait juste qu'elle est née en dehors du Japon et qu'elle a été adoptée par Mr Koiwai.
Un peu excentrique, elle se rend souvent chez les voisines à l'improviste, pour jouer avec elles.

Mr Koiwai (小岩井) / "Papa" (とうちゃん, tō-chan)
On ne connait pas le prénom de son père adoptif, ni les circonstances de cette adoption.
Il travaille chez lui en tant que traducteur, ce qui lui permet de passer pas mal de temps avec Yotsuba. Même s'il n'est pas toujours le père parfait, il essaie de donner une bonne éducation à sa fille et doit parfois s'excuser pour les frasques qu'elle commet, surtout chez les voisines.

2.2 Chez les Ayase

Asagi Ayase (綾瀬 あさぎ)
L'ainée des trois sœurs, elle vit chez ses parents en attendant de trouver un logement près de l'université qu'elle convoite. C'est une jeune femme plutôt belle, qui adore taquiner ses amis et sa famille. C'est celle qui contrôle et manipule le mieux Yotsuba dans toute la famille.

Fuka Ayase (綾瀬 風香)
La sœur du milieu, âgée de 16 ans et lycéenne en seconde année. C'est la plus responsable des trois, mais aussi la plus maladroite et la plus excentrique. D'ailleurs, cela lui vaut très souvent des moqueries de la part des autres personnages, surtout à propos de sa façon de s'habiller et de son sens de l'humour assez spécial.

Ena Ayase (綾瀬 恵那)
La cadette, un peu plus âgée que Yotsuba et sa compagnon de jeu. Assez sensible pour son âge, elle tente de devenir plus responsable en faisant le tri sélectif et en limitant l'usage de l'air conditionné. Il lui arrive de mentir à Yotsuba, lui faisant croire par exemple que le costume de son amie Miura est un véritable robot. C'est toujours pour voir sa réaction, et non pas pour l'humilier, mais Yotsuba est tellement incontrôlable que cela finit toujours par se retourner contre elle et Miura.
Ena adore dessiner (d'ailleurs elle est plutôt douée dans ce domaine) et jouer avec ses ours en peluche.

Mme Ayase (綾瀬家の母) / "Maman" (かーちゃん)
La mère des trois filles. Elle accueille très souvent Yotsuba chez elle et ne semble pas s'étonner de se faire appeler "maman" par la petite fille. Elle se dispute souvent avec Asagi, sans doute car, comme le souligne son mari, elles ont des caractères assez similaires.

Mr Ayase (綾瀬家の父)
Le père des trois filles. Vu qu'il n'est quasiment jamais chez lui, on suppose que c'est un cadre dans une entreprise. Asagi le taquine souvent à propos de cette absence, en parlant notamment de lui au passé, comme s'il était mort. Mais il s'entend bien avec sa famille d'une manière générale.

2.3 Les amis

Takashi Takeda (竹田 隆) / "Jumbo" (ジャンボ)
Ami avec Koiwai et Yotsuba, il se connaissent depuis l'enfance. Ce géant de 2m10, qui se fait toujours appeler Jumbo, rend très souvent visite aux Koiwai. Plutôt placide, et doté d'un sens de l'humour assez sec, il sait se montrer spontané et organiser des activités pour les enfants comme la pêche ou l'étude des étoiles. Il entre d'ailleurs étrangement en compétition avec Miura, notamment la fois où ils partent à Hawaï, simplement parce que la petite fille y était déjà allé.
Asagi ne le laisse clairement pas indifférent, mais trop timide pour se lancer, il utilise son amitié avec Yotsuba pour se rapprocher de la jeune femme, même si ça n'a pas l'air de bien fonctionner...

Miura Hayasaka (早坂 みうら)
Amie et camarade de classe d'Ena, elle fait un peu garçon manqué dans sa façon de parler et de s'habiller. Elle semble parfois sans cœur et quelque peu agressive, surtout quand elle sent qu'on se moque d'elle. Pourtant elle est assez perspicace pour analyser les sentiments des autres : elle remarque immédiatement que Jumbo a craqué sur Asagi, et n'hésite pas à s'en servir contre lui.
Elle est aussi extrêmement sensible : elle refuse de se servir d'appât à la pêche et a peur de la grenouille que lui tend Yotsuba.

Torako (虎子)
Une amie d'Asagi qui semble vouloir la même université. Elle fume constamment et semble avoir besoin d'être toujours cool. D'ailleurs elle a du mal avec les excentricités de Yotsuba, même si elle admet ne pas être habituée aux jeunes enfants.
"Tora" signifie tigre en Japonais et "Ko" fille. Mais Yotsuba se contente de l'appeler Tora.

Yasuda (安田) / Yanda (ヤンダ)
C'est un ami de Koiwai et Jumbo. Il n'apparait pas souvent dans la série. Lors de sa première visite, il tente de rentrer chez les Koiwai, alors que Yotsuba est chargée de garder la maison en l'absence de son père, ce qui rend la petite fille très méfiante à son égard. D'un caractère puéril et je-m'en-foutiste, il est toujours en guerre contre Yotsuba pour des broutilles telles que des bonbons ou des questions de principe. Mais on le soupçonne d'apprécier la petite fille malgré tout.


3 Avis personnel

Yotsuba&! est un manga plein de vie qui change des habituels shonen et shojo aux scénarios bien réglés. Suivre la vie de cette petite fille, la voir s'étonner de tout, agir à sa guise, se faire gentiment avoir par les autres, ou encore avoir un regard tellement différent de celui que l'on a habituellement sur le monde, transforme la lecture de ce titre en un pur moment de bonheur et de simplicité.

Je finirai par la petite phrase qui clôture chaque tome : Yotsuba, enjoy everything.


http://goldrodger.free.fr/One%20Piece/Images/Yotsuba6.jpg



Shaolan

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