Une équipe de France peut-elle naitre autrement...

19/09/2009 19:07

Vu qu'à l'Ouest, rien de nouveau ; on va réveiller les instincts les plus primaires de certains lecteurs du Pavillon en... reparlant à nouveau de football ! Eh oui, il y en a qui se dope quotidiennement à l'écoute de Daniel Riolo parmi les internés, donc il ne faut pas s'étonner si de tels articles fleurissent dans un cadre aussi prestigieux. La question qui va nous occuper aujourd'hui n'est réellement pas novatrice, mais elle est carrément dans l'air du temps depuis une soirée de septembre à Sarajevo...

Une Équipe de France peut-elle naitre autrement que dans la douleur ?

Les deux sorties de septembre 2009 nous donnent ainsi un premier exemple sur lequel se baser. L'équipe de France est dos au mur face à des résultats peu avenants et une opinion publique peu enclin à la soutenir suite à ses derniers matchs qui comme celui face aux îles Féroé, on va verser dans la comparaison facile, faisait presque passer un match de L1 de milieu de tableau pour une rencontre exceptionnelle de fin de Champion's League. Dos au mur, l'équipe de France produit un jeu que l'on ne lui prêtait plus depuis quelques mois. Les points ne sont pas forcément au rendez-vous du jeu déployé face à la Roumanie et la Serbie mais le constat est là, la pression, ne serait-ce pas là le moteur de l'équipe de France ces dernières années ?

Au delà de sa qualité ou de ses joueurs, la pression du résultat est ce qui permet à l'équipe de France d'aller chercher ses succès les plus notables ces dernières années. Regardons ainsi la coupe du monde 1998, on connait tous le résultat de cette dernière mais les médias ont réussi à pratiquer une anesthésie collective de la mémoire quant au sort dévolu à Aimé Jacquet, critiqué comme pas deux notamment par le journal l'Équipe pour ne pas avoir la compétence nécessaire pour mener l'équipe. D'une équipe dont on attendait rien, le résultat était au bout. Même état de fait pour la coupe du monde 2006, où la qualification laborieuse faisait attendre d'une équipe jugée vieillissante de tomber très vite. Le résultat, on s'en rappelle aisément, c'est tout de même un rendez-vous à l'OlympiaStadion de Berlin, rendez-vous qui s'est certes conclue sur une fausse note mais le contentement était là néanmoins. Sous pression parce que délaissée de sa base, l'équipe de France peut faire de grandes choses, la réciproque est malheureusement aussi vraie...

À la coupe du monde 2002, tout le monde voyait cette équipe au sommet du monde une nouvelle fois. Le résultat, c'est une visite écourtée de la Corée du Sud et seulement des souvenirs avec les danseuses du cabaret du sous-sol de l'hôtel. L'Euro 2004 ? Même sentence, tout le monde attendait un sursaut d'orgueil d'une équipe talentueuse sur le papier, mais le résultat espéré était très loin d'être là avec une élimination face aux futurs champions d'Europe grecs. L'Euro 2008 ? Faux débat, c'était une « préparation à la coupe du monde 2010 », l'auriez-vous oubliez alors que ce cher Raymond nous avait prévenu ? C'est simpliste comme raisonnement mais c'est bien cela, si l'équipe de France est attendue au tournant et considérée par tout le pays, ça part en sucette ; si elle est honnie par toute la population parce qu'ils sont mauvais, elle va chercher ses plus beaux résultats. Encore une fois, exception culturelle française, j'invoque ici ton nom...

Alors, que faut-il faire pour passer un agréable été 2010 en compagnie de l'équipe de France ? Comment être sûr de faire la java avec ses amis et la bringue avec l'inconnu dans la rue lors de ces moments de liesse indescriptibles qui suivent certaines victoires ? Mettez vous à être très indifférents par rapport à l'équipe de France bien évidemment ! Si elle se plante quand ses supporters en attendent quelque chose et qu'elle réussit brillamment quand elle est jugée sans intérêt, faites preuve de votre âme charitable de supporter en feignait toujours l'indifférence à leur égard histoire de forcer son destin dans le bon sens !

Certes, c'est malhonnête sur le papier mais ce n'est pas quand même une tricherie avérée, qui ne rêve pas que l'équipe de France ramène quelque chose d'Afrique du Sud et arrivant au débarquement de l'aéroport, les joueurs de dire devant la foule amassée devant l'avion « Ah Ha les blaireaux ! Vous disiez quoi avant de partir ? » ? À ce moment là, vous saurez que vous avez fait la meilleur cadeau qui soit quelques temps auparavant à des joueurs qui n'attendent que de prouver à tout le monde que ce ne sont pas eux qui craignent le plus dans cette affaire.


The Bulltaker

Commentaires

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Question antispam : en quelle année sommes-nous ?
22/09 18:33 - Blinky
Bah de manière générale, j'aurais tendance à dire que c'est un gros problème de motivation. Des mecs qui jouent la Ligue des Champions une semaine plus tard vont éviter, de manière consciente ou non, de risquer la blessure contre les Féroé, donc y vont à deux à l'heure.
Ca conduit en effet à un réveil lors des matchs les plus importants... ce que je trouve inquiétant dans ce constat est que lors desdits matchs importants, l'équipe ne fait finalement que jouer au niveau que l'on est en droit d'attendre d'elle vu les ressources dont elle dispose ; pas plus !
Mais évidemment, le niveau réel d'une équipe ne se jugera que sur une grande compétition ; car on y verra un effectif stable, préparé collectivement, et tourné vers le même point.

Mais faut arrêter Daniel Riolo par contre, et vite.
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