Baccano!

13/06/2009 21:48

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- Regarde Miria, des gens qui n’ont pas connaissance de la série ! C’est très vilain, hein ?
- Tout à fait, Isaac ! On doit faire quelque chose ! Vite, une présentation pour leur donner définitivement envie de la regarder !

Cette série animée diffusée pour la première fois en 2007 au Japon est tirée de romans à succès signés Ryohgo Narita. Adaptée par les studios MediaWorks et Brains Base en 13 épisodes de 25 minutes chacun, voici venir...

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Click ! Opening jazzy (qui eut cru que les Gun’s & Roses seraient derrière ?) pour se mettre dans l’ambiance !

Du terme italien, baccano, le vacarme. Ce mot synthétise à merveille l’essence même de la série : imaginez un énorme bordel (non non, pas maison close) au rythme sans faille dans lequel les rencontres et les époques se mélangeraient jusqu’à obtenir une texture en apparence indigeste. Vous commencez à comprendre. Il n’empêche qu’après un ou deux épisodes qui nous laissent sur le carreau, d’incompréhension, on pige de plus en plus la mécanique narrative et on se laisse porter par l’histoire...


1931. Le Flying Pussyfoot, un train transcontinental reliant Chicago à New York, est le théâtre d’une étrange réunion. Mafieux, riches, psychopathes, légendes urbaines, bandits, duo de doux dingues se retrouvent tous à bord du même train. Certains s’y rencontrent pour la première fois, d’autres se voient à nouveau ou se croiseront plus tard. Les destins s’entremêlent, se défont dans tous les wagons ou se délieront à l’arrivée.



Ce petit synopsis reflète la difficulté de parler de BACCANO! tant le propos est à découvrir par soi-même (je pourrais facilement spoiler, mais ce serait enlever automatiquement l’attrait de la série). Les épisodes se déroulent sur plusieurs époques à la fois, rendant la compréhension parfois malaisée (certains personnages se retrouvent avant qu’on assiste à leur première rencontre) malgré l’indicatif des années (ce qui n’aide pas forcément étant donné que le tout se condense sur trois années, plus un bonus un siècle et demi avant, et qu’à l’intérieur des ans, la chronologie n’est pas respectée), sans compter la multitude de personnages (l’opening n’en montre qu’une partie, c’est pour dire) aux histoires et motivations différentes, fouillées, captivantes.
On retrouve là-dedans beaucoup d’archétypes du genre, à savoir le gamin intelligent qui tape sur les nerfs, le vieux savant fou, la jeune femme froide et assassin, le bandit au grand cœur, le psychopathe ultime qui ne rêve que de tuer tout le monde, le duo de joyeux lurons (ceux là mériteraient presque les éloges tant leur joie de vivre et leur connerie sont communicatives)... Mais le tout est un tel mélange condensé de tous les types de personnages que l’on peut voir que ça en devient excellent. Car en très peu d’épisodes, BACCANO! peint une galerie impressionnante de situations et de personnages sans laisser le spectateur souffler, sans pour autant paraître brouillon.
Le puzzle se construit au fur et à mesure, les pièces s’emboîtent, l’épopée prend son sens et clic ! Magie !

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Une image bien représentative du côté fouillis apparent de la série, ainsi que tous les styles qui y sont traités.

Voilà en quelques mots les impressions qui se dégagent peu à peu de BACCANO!, et qui vont nous amener à être sûrs que ce qu’on voit est grand. Ce qui est une vérité.
Car l’anime n’a pas son pareil pour imposer un rythme croissant dans chaque épisode (le fait que la temporalité n’est pas fixe et que les époques se chevauchent permet de répéter la montée en puissance jusqu’au climax à chaque fois) ; une ambiance originale mêlant action, humour et fantastique dans l’Amérique des années 30 (même si l’histoire ne s’intéresse pas à la Prohibition) qui donne un cocktail jazzy sur voleurs et gangsters survitaminés ; une histoire bien foutue et intéressante ; des personnages multiples et charismatiques (Isaac et Miria sont deux monstres de la simplicité d’esprit et de la fraîcheur, de par leur synergie fusionnelle et entrainante) ; une animation vraiment pas dégueulasse et propre... Autant de qualités qui rendent le tout unique, attractif, génialissime.



A essayer d’urgence, cela va sans dire, pour la bonne humeur qui s’en dégage tout en conservant un côté très sérieux, quasi-oppressant (les deux se rencontrent, s’entrechoquent sans être gênant).


Leto

Commentaires

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08/08 09:38 - TheEdgeWalker
Par l’Enfer et la Métensomatose. Je viens d’avoir un orgasme mental : j’ai fini Baccano !
J’ai vraiment bien fait de me pousser au visionnage d’anime avec cette série parce qu’elle le mérite. C’est une véritable réussite sur tous les plans.
Le scénario, qui mélange la mafia des années 30 (miam) au fantastique (miam miam) et au n’importe quoi (lol wut ?).
La narration, qui tient à la fois du tour de force et du génie (mélanger les années et les subplots comme ça, sans jamais perdre le spectateur, ça force le respect).
Les personnages. Oh bon sang, par où commencer ? Jacuzzi, que je n’arrive toujours pas à savoir si je dois le détester ou l’adorer ? Ladd, qui est devenu mon nouveau héros ? Isaac et Miria, tellement Isaac-et-Miria-esque (ouais, ils sont un genre à eux tous seuls et portent tous les moments ouatzefoc de l’anime avec leurs seuls bras et ils s’en sortent les doigts dans le nez) ? Szilard, une belle ordure comme on n’en fait plus ? Je pourrais continuer comme ça encore longtemps, tant tous les protagonistes mériteraient d’être évoqués (même s’ils n’apparaissent pas tous au générique et que c’est une grande injustice).
Le générique. Déjà largement évoqué, c’est pas pour rien. En même temps le rythme jazzy couplé à des images qui s’enchaînent avec une maestria du feu de dieu, sans oublier l’évocation bienvenue des persos pour se situer un peu, mais que demande le peuple ?
Arghfl, je m’arrête avant de spoiler, mais sachez que c’est pour le genre de pièces telles que Baccano ! que la japanim existe.
30/06 15:21 - MKG39
Je viens un peu en touriste^^.

On aura beau dire "il ne faut pas juger un livre à sa couverture", si dès le départ l'opening claque il y a de fortes chances que l'anime lui même claque aussi (plus encore lorsque que le générique peut se targuer de placer un résumé en plein milieu). Et c'est le cas de Baccano!.

N'ayant découvert l'anime que très très récemment, j'ai pu le marathoner et n'ai donc pas été trop perdu dans les méandres du scénario. La mise en scène de ce dernier d'ailleurs est parfaitement réalisée: des histoires complètement indépendantes, prenant place dans des lieux et des époques sans aucun lien, vont à plusieurs reprises s'entrecouper. Le truc, c'est que pour faire sortir le spectateur de sa flemmardise et pour l'obliger d'aller voir plus loin que le bout de son nez, cet entremêlement d'histoires ne nous est pas dit explicitement. Car comme dit dans le premier épisode il n'y a certes qu'un seul incident, mais toutes les différentes histoires viennent l'expliquer d'un point de vue spécifique, et c'est donc à nous de choisir quel point de vue adopter et reconstituer le puzzle en fonction.

Pour finir sur les personnages, la palme d'or revient effectivement à Issac et Maria, y'a pas photo là: BEST.DUO.EVER (mention spéciale à l'épisode 8). Mais les autres ne déméritent pas non plus (à part Lua, mais que fait-elle dans l'opening celle-là ><?)
26/06 19:57 - Leto
En même temps, le Démon du Rail, ça serait un chouïa du spoil, tu m'étonnes qu'il n'y soit pas ;P. Et puis tous les mettre... OMG, un opening de quatre minutes ! (mais ouais, j'avoue que la manière de passer d'un plan à l'autre est assez bien fait dedans).
23/06 23:54 - Isuzu
Anime drôle, tragique, flippant, mais surtout complexe, Baccano a été une très bonne surprise l'année dernière quand je l'ai visionné. j'ai eu du mal à rentrer dedans, même si au final, c'est plutôt clair et bien raconté. L'aspect multiplicité des époques, lieux et points de vue offre un attrait particulier à l'oeuvre, et les personages qont tous plus intéressants les uns que les autres. Et puis le tout est assez imprévisible.

L'opening, lui, tant au niveau images que, surtout, musique, est un des meilleurs que j'ai pu voir, mon seul regret se situant dans le fait qu'il montre des personnages comme Les frères Gandor dont deux ne sont que peu vu, alors que d'autres comme la blonde infiltrée, la gamine ou le démon du rail, ne sont pas dedans (du moins leur nom n'apparaît pas^^)
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