Elite Beat Agents

15/05/2009 18:59

Un jeu de plus à introduire dans la catégorie: "C'était ballot mais fallait quand même y penser !"

Salut à toi, cher internaute.
Aimes-tu la musique ? La bonne musique ? Et tu es trop mauvais pour savoir jouer à Guitar Hero sur Wii, PS3 ou autre console ? Ça tombe bien ! La Nintendo DS possède un jeu qui s’appelle Elite Beat Agents, qui, musical de son état, ne se joue qu’à l’aide du stylet. En plus, il tend immanquablement vers l’addictivité complète. Si ce n’est pas une aubaine, ça.
Je ne vais pas faire une prévention aussi violente que celle de MDL dans son article sur Peggle, mais je me dois tout de même de vous mettre en garde à ce sujet.

Vous avez bien entendu madame, ce jeu possède un haut potentiel addictif, avoisinant celui de Peggle, World of Goo et les autres jeux du même style. J’y ai passé déjà plus de temps que sur ces derniers, ce qui prouve bien que le contenu de cette cartouche est aussi redoutable qu’une seringue remplie de cocaïne…

Avant de commencer, je me dois d’inclure une petite parenthèse afin de cerner un peu plus le sujet en question. Au début, le concept était né au Japon et s’appelait Osu ! Tatakae !Ouendan. Pour notre plus grand malheur (?), il n’a pas dépassé les frontières nippones, pour des raisons pratiques. La principale est certainement que les musiques de ce jeu se résumaient à de la J-Pop et rien d’autre, et, ce genre ne faisant pas fureur chez les occidentaux, vous comprendrez que le projet ait été lâché d’office.

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La jaquette du jeu japonais qui donna naissance au concept d’Elite Beat Agents. On ne dirait pas que c’est un jeu musical… Et pourtant !

Cependant, heureusement pour nous, occidentaux, nos amis japonais ont eu la bonne idée de muter le titre en quelque chose qui se rapproche plus de notre culture musicale, ce qui aboutit à un autre jeu : l’énormissime Elite Beat Agents. Pour faire simple, c’est un copié-collé de ce concept de fou. Cependant le résultat n’en est pas moins réussi.

Voilà donc ce que ça a donné, pour notre plus grand bonheur d’occidentaux butés. Même s’ils en ont un peu l’air, ce ne sont pas les Men In Black, mais bien les…

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Avez-vous déjà vu des agents du MIB avec autant de classe ? Force est de constater que ça ressemble déjà plus à un jeu musical.

D’accord, d’accord, je viens de citer deux fois le nom d’un jeu dont je n’ai pas encore expliqué le concept. Patience, lecteur inassouvi, je vais bientôt vous rassasier.

Nous avons tous des problèmes dans notre vie. Certains d’entre nous se battent dans leur travail pour éviter le licenciement, d’autres essaient encore et toujours de séduire l’homme/la femme de leur rêve, alors que d’autres sont simplement en danger. Lorsque vous avez un problème, il vous suffit d’appeler à l’aide. C’est là qu’interviendront pour vous aider les fameux Elite Beat Agents, qui sont, de leur état, des sortes d’agents secrets, dont le chef est le Commander Kahn, qui vous « expliquera » en quoi consiste leur quête. C’est d’ailleurs lui qui dirigera le briefing, au début du jeu.

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Le Commander Kahn, qui vous donnera l'ordre d'intervenir ! Quel homme ! Quelle classe !

Leur mission? Je vous la donne en mille : remonter le moral des simples humains que nous sommes grâce à la musique et à la danse. En effet, sur une musique donnée, les agents auront pour mission de se trémousser au rythme de cette dernière. Cela aura pour effet, si vous jouez comme il faut bien sûr, de redonner un coup de fouet plus ou moins bon à la personne en détresse et ainsi améliorer sa situation.

Chaque mission sera accompagnée d’une mini-bande dessinée au style manga qui vous expliquera l’événement. Les thèmes varient pas mal. On peut retrouver notamment dans les 19 missions qui peuplent chaque difficulté (incluant 3 chansons bonus à débloquer en établissant des records), un réalisateur qui doit réussir son film pour éviter le licenciement, un marin à la recherche d’un trésor, un chien qui a perdu son maître, deux filles naufragées sur une île déserte, bref, plein d’historiettes plus ou moins drôles qui servent de décor à la chanson.

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Les situations sont présentées de manière assez comique. Ici, Ken le carlin perdu à 400 miles de son chez-lui. Yakaaaa !

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Une jeune femme en détresse appelle à l’aide ! C’est le moment de passer à l’action ! Wouhou !

Ces dernières sont toutes des remix de chansons anglophones bien connues des occidentaux. En vrac, on peut trouver du Sum 41 (Makes No Difference), du David Bowie (Let’s Dance), Deep Purple (Highway Star), Jamiroquai (Canned Heat), les Jackson Five (ABC)... Bref, il y en a pour tous les goûts. Du rock, de la pop, de la dance, vous aurez droit à toutes les sauces possibles et imaginables. En plus, la qualité des musiques compactées sur la cartouche est tout bonnement remarquable. Même les pires chansons en deviennent presque potables, si j’ose dire…

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Ayant entendu l’appel de la victime, les agents arrivent avec panache sur le lieu du drame ! Quelle classe quand même… (A court d’interjections.)

Le concept du jeu est on ne peut plus simple. Pendant que la musique s’écoule par les haut-parleurs, des petites pastilles colorées et numérotées (bleues, rouges, vertes ou jaunes) s’affichent à l’écran avec un cercle autour d’eux. Vous devrez simplement cliquer sur les cibles avec le stylet lorsque le cercle se sera resserré au maximum autour d’elle. Le tout en rythme, bien entendu.

Il n’existe que trois types de manipulations, afin de vous faciliter la tâche, et de faire en sorte que le jeu n’en soit que plus addictif à nos yeux. Seule compte un facteur : le sens du rythme.

En gros, l’écran de jeu ressemble à ça :

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Le concept paraît vaguement dur à apprendre au début, mais on le trouve finalement vraiment très (trop ?) facile car plutôt simple à assimiler (pas grand-chose à comprendre, tout de même…) Une fois pris en main, on s’éclate. GRAVE. Tellement qu’on y devient très vite accro. Quinze secondes pour le comprendre, une vie entière pour le lâcher, pourrait-on dire.

Évidemment, il va sans dire que la façon dont évolue l’historiette varie suivant votre performance rythmique, et donc du nombre de points que vous avez marqué durant chaque manche. Une barre en haut de l’écran tactile, la Jauge Elite, vous indique votre taux de succès. Tant qu’elle est dans le jaune, ça va. Mais si vous faites des erreurs et/ou que vous ratez des notes, cette barre descend dans le rouge. Un indicateur affichant « oui » ou « non » vous montre si vous êtes en train de réussir la séquence ou pas.
En effet, chaque morceau est divisé en plusieurs parties (généralement trois), qui sont séparées par un petit interlude. La réussite de chacun d’entre eux dépend de votre position dans cette même jauge.

Si vous parvenez à cartonner dans chaque partie de la musique, vous aurez droit à une image bonus à la fin. De plus, un rang vous est également attribué à la fin de chaque chanson, allant de D à S, S étant un sans faute. Il est aussi possible de sauvegarder la vidéo de votre résultat une fois la chanson terminée.

Attendez deux secondes. Je n’ai pas dit que ce serait si facile que ça. D’abord, certaines chansons ne sont pas toutes très faciles à maîtriser (Je vous défie de finir la dernière mission de chaque mode du premier coup). Toutefois, elles ne sont pas insurmontables. Les modes constituent en eux même un challenge, la difficulté variant nettement de l’un à l’autre. Les développeurs se sont également montrés très fourbes, les cibles suivant soit l’accompagnement soit les paroles, et changeant souvent. Vous n’aurez pas l’occasion de vous ennuyer sur une chanson, parole d’honneur !

Bon, le fait étant que « Nobody’s Perfect », quelques petits points noirs sont à souligner : primo, toutes les chansons ne peuvent pas vous plaire. Il est évident que cela vous gonflera d’être bloqué à une mission contenant la chanson que vous n’aimez pas (Material Girl, je te hais !) De plus, la deuxième difficulté peut résider dans le fait que vous ne connaissez simplement pas la chanson, et que vous êtes obligés de l’apprendre en même temps que vous jouez, ce qui vous occasionnera malheureusement quelques Game Over.
Enfin, la musique pouvant également agacer vos voisins, il est tout de même vivement conseillé d’investir dans une belle paire… d’écouteurs (bande de pervers…) afin de profiter au max des performances de ce jeu, qui se révèle être une véritable petite bombe.

Alors, essayez donc ce titre, vous ne le regretterez pas. Et n’oubliez pas, agents…

NEVER GIVE UP!!

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Je m’excuse platement pour la piètre qualité de l’image. J’ai été obligé de faire un screenshot de mon propre écran, l’illustration étant introuvable sur la Toile…


VonSturm

Commentaires

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Question antispam : en quelle année sommes-nous ?
15/05 20:24 - Blitz
Et bien, je m'attendais à tout sauf ça dans ce Pavillon ! Et je suis surpris, et en bien heureusement.
J'ai donc eu l'occasion de jouer à ce jeu fabuleux par l'intermédiaire d'un ami et j'ai eu bien du mal à lâcher la DS. Le concept est fort prenant et l'humour facile mais tellement accrocheur fait des merveilles.
Merci bien Von Sturm pour m'avoir rappelé d'excellents souvenirs concernant ce petit bijou sur DS ^^
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