Pokémon Adventures
[Youpi ! Tralala ! Chouette ! Trop super génial ! Aujourd’hui (oui, j’évite les introductions en eau des toilettes), je vais vous parler d’un super sujet...
Hein ? Quoi ? Vous avez déjà vu le titre ? Mais, mais... C’est quoi ces « Boouh, Pokémon, c’est pour les petits et les gros pédophiles et zoophiles et même un peu nazis qui fantasment sur des bestioles improbables ! » ? Même pas vrai d’abord ! D’ailleurs, qui n’a jamais aimé ça ? Ahaaa ! Ça c’était du générique ! [Jeracontemavie]Même que l’autre jour, on avait ça sur Stepmania à une convention sur l’Asie, et alors qu’on dansait sur ça, tout le monde autour de nous chantait le générique.[/Jeracontemavie]
Bref, je suppose que ça vous a convaincu que Pokémon, c’était pas super nul. Et puis, ce dont je vais vous parler n’a aucun rapport avec la série télévisée (« Queueuah ? Qu’est-ce que tu nous balances le générique alors ? Moi qui pensais que t’allais nous sortir un super remake de la mort qui tue de la série, même si c’est que pour les gamins ! Et même les gamins disent que c’est pour les bébés ! Etc. Etc. »), qui, je suppose que pas mal de gens s’en lassent, et d’autres se plaignent que c’est fidèle aux jeux.
Eh bien, rassurez-vous, Pokémon Adventures, c’est trop super génial et ça défonce du boudin, si si, faites-moi confiance, d’ailleurs, c’est le manga le plus fidèle aux jeux, et c’est même encore plus réaliste et aventurier (d’où son nom, grosse découverte). Bref, je commence à m’enliser dans quelque chose de pas très propre, et je ferais mieux de présenter le manga.

Pas de surprises, les aventures se déroulent dans le monde des Pokémon, et, pour ceux qui ont hiberné dans une cave sombre et humide pendant ces 15 dernières années et ignorent totalement de ce que sont les Pokémon, dites-vous qu’ils sont des espèces de bestioles qui évoluent (bref, le cauchemar des créationnistes) et qui remplacent à peu près presque tous les êtres vivants (à part l’homme). Et il en y a même des légendaires qui peuvent tous démolir le monde, et des combats entre Pokémon par les dresseurs, ceux qui capturent et élèvent les Pokémon.
Voilà, ça c’était la version hyper condensée.
Pokémon Adventures, ou Pokémon Special au Japon, est scénarisé par Hidenori Kusaka et dessiné par Mato du volume 1 à 10, et par Satoshi Yamamoto à partir du volume 10. Publiée par Shôgakukan au Japon et par VIZ Media aux Etats-Unis, la série est toujours en cours de nos jours. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Glénat avait également publié les 6 premiers volumes en français (répartis en 12 volumes), sous le nom de Pokémon : La Grande Aventure !, avant d’abandonner la publication, comme les autres séries Pokémon, pour problèmes de licence.
La structure de la série est plutôt simple : un chapitre par séquence de sortie des jeux, ce qui donne pour l’instant : chapitre Red/Blue, chapitre Yellow, chapitre Gold/Silver/Crystal, chapitre Fire Red/Leaf Green, chapitre Ruby/Sapphire, chapitre Emerald, chapitre Diamond/Pearl, chapitre Platinum et chapitre Heart Gold/Soul Silver.
Comme vous le constaterez, ils sortent même des chapitres pour les remakes. Et à chaque chapitre ses protagonistes, sauf dans les remakes où ce sont les anciens protagonistes qui reviennent.
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Tous les protagonistes jusqu’au chapitre Emerald.
L’histoire suit fidèlement (très fidèlement, même, includant jusqu'aux Pokémon légendaires, qui seront toujours présents pour vous mettre une belle claque) celui des jeux vidéo, où les héros seront généralement les mêmes que dans les jeux vidéo, même si cela démarre parfois différemment. Le principe de base reste les classiques « défoncer tous les dresseurs » et « attrapez-les tous ! », mais ne vous attendez pas à des combats faciles comme dans les jeux vidéo, surtout face aux gros vilains (Mouahaha Giovanni, t’en penses quoi de mon Tortank ? T’aimes ?). D’ailleurs, sur ce point, quelqu’un a-t-il remarqué à quel point même les méchants jouaient fair-play dans les jeux vidéo ? Y’en a pas un seul, je répète, PAS UN SEUL, qui agit réellement comme un méchant, comme s’en prendre au dresseur, voire éliminer ses Pokémon, bref, sur ce point, dans les jeux vidéo, les méchants étaient au même niveau qu’eux, et encore, au moins ceux-là, ils avaient beau être ridicules, ils avaient quand même plus d’imagination.

C’est pas dans les jeux vidéo, et encore moins dans la série télévisée, que vous verrez ça.
Question réalisme, je disais donc, c’est quand même beaucoup plus convaincant, surtout quand on a des duels vraiment meurtriers où les dresseurs sont tout aussi sujets à des attaques que les Pokémon (et tout le monde sait que se prendre un Ultralaser dans sa face, ça fait très très mal), ce qui rend quand même le monde des Pokémon nettement moins rose que le montrait les jeux vidéo et la série télévisée.
Questions personnages, pas de soucis, les héros sont tous dotés d’une personnalité propre, mais c’est surtout chez les ennemis que c’est bien réussi, et le manga est là pour nous montrer qu’eux, ils font pas dans la dentelle, et sont même prêts à tuer.
Pour finir, je conclurai sur quelques mots de Satoshi Tajiri, créateur des Pokémon : « C’est le manga qui ressemble le plus au monde que j’imaginais. ». Actuellement, la série reste plutôt populaire, même si elle est relativement peu connue en Europe, et des vidéos amateurs existent, tels que ce fan-opening.
Bref, si l’envie vous prend, n’hésitez pas à lire le manga, qui vous offrira une autre vision du monde des Pokémon : un monde nettement plus réel, qui n’est pas en noir et blanc, un monde où le danger existe, un monde qui est nettement plus proche du nôtre, et pourtant, un monde où par-dessus tout prime l’aventure, et les Pokémon.
Dark Link.


