kyô, nihongo o hanashimashô! (Aujourd'hui nous allons parler Japonais !)

01/05/2010 21:17
Je tiens à vous prévenir tout de suite, le Japonais, c'est compliqué. J'en vois déjà qui quittent la salle, nan, restez ! mais mettez-vous bien en tête que c'est un apprentissage long et difficile. Ne croyez pas qu'en quelques mois vous lirez des manga en Japonais ou regarderez des séries en VO. Ce n'est pas pour rien que les Japonais étudient les bases de leur langue pendant tout leur primaire.
Dans ce cours, je vais vous apprendre quelques notions, et quelques clés pour essayer de déchiffrer cette langue.


1 Un syllabaire et des idéogrammes

Première différence, les Japonais n'utilisent pas un alphabet, mais un syllabaire (deux pour être précis), ainsi qu'un ensemble de symboles, les kanji.
Quelle différence y a-t-il ? eh bien ils ont des sons, et non pas des lettres. Ainsi, ils n'apprennent pas a b c d e f g e h i j k l m n o p q r s t u v w x y z mais a ka sa ta na ha ma ya ra wa N i ki shi chi ni hi mi ri u ku su tsu nu hu mu yu ru e ke se te ne he me re o ko so to no ho mo yo ro wo

Le r est un mélange entre notre r et notre l, le e se prononce é, le u se pronce ou, sh se prononce comme notre ch, et le ch comme tch, les h sont aspirés, comme en Anglais et le N est la seule "consonne", et elle se prononce comme dans "man" en Anglais.
On peut former d'autres sons tels que le nyu ou le ge, mais ce sera pour une prochaine fois.

Pour écrire ces syllabes, ils ont deux syllabaires, les hiragana et les katakana. Le premier est utilisé pour les mots de tous les jours que l'on n'écrit pas avec les kanji dont je parlais ci-dessus, qu'ils soient trop difficiles, trop courants, ou que l'on ne se rappelle plus du kanji. Il sert aussi à savoir comment se prononcent les kanji et pour écrire les particules, éléments grammaticaux dont nous reparlerons.

Le deuxième syllabaire, quant à lui, sert à écrire les mots étrangers. En effet, certains mots venant de l'étranger sont retranscrits phonétiquement en katakana. Ainsi, "site web" s'écrira "u e bo sa i to" avec des katakana, c'est-à-dire la prononciation la plus proche de l'anglais "website". Les katakana servent également à mettre un mot en exergue, à l'instar de notre italique. Inutile de préciser que le premier syllabaire est bien plus utilisé.

Enfin, les kanji. Ce sont des symboles exprimant un mot, une idée, composés de traits que l'on trace dans un certain ordre. Ces kanji ont plusieurs prononciations, selon qu'ils sont seuls, ou accompagnés d'autres kanji. Un exemple éventuellement ? Ok. 日 signifie à la fois jour et soleil. Ainsi, dans 日曜日 qui signifie dimanche, ou le "jour du soleil", le premier 日 se prononce nichi, tandis que le second se pronce bi. Ce qui donne nichiyôbi.

Là j'en vois vraiment quitter la salle. Mais revenez, il faut au moins que je vous explique pourquoi ! En fait, le Japon avait un système de langage oral, avant d'en avoir un écrit. Et ce n'est qu'entre le IIIème et le IVème siècle que ces idéogrammes chinois ont été importé. Ainsi, ils ont récupéré la prononciation chinoise, tout en gardant leur prononciation japonaise.

C'est bien joli ces petits dessins, mais combien doit-on en retenir ? Eh bien il existe aux alentours de 50 000 kanji. Mais ne vous en faites pas, en connaitre 3000 est largement suffisant pour être à l'aise en Japonais. Il existe 1945 kanji, les Jôyô Kanji, qu'il faut connaitre pour pouvoir lire le journal. Lorsque l'on rencontre un kanji qui n'est pas dans cette liste, il est d'usage d'écrire sa prononciation au dessus ou sur le côté avec les hiragana, comme je l'ai expliqué plus haut. On les appelle alors des furigana.
À noter que dans les manga, s'adressant à de jeunes lecteurs, tous les kanji, y compris les 1945 de bases, sont accompagnés de leur furigana.


2 Des particules

Place à un peu de grammaire. Le Japonais utilise des particules. Ce sont des hiragana qui servent à donner la structure grammaticale de ce qui se trouve avant. Un exemple : quand je dis "kore wa ringo desu", littéralement "ceci 'wa' pomme être", j'utilise la particule "wa" pour indiquer de quoi l'on parle, du sujet en quelque sorte, ce qui donne : "ceci est une pomme". Quand je dis "watashi wa okonomiyaki wo tabemasu", littéralement "je 'wa' okonoimiyaki 'wo' manger", j'utilise la particule wa pour montrer que je parle de moi, et la particule wo pour expliquer que le COD du verbe manger est l'okonomiyaki, ce qui donne : "je mange un okonomiyaki".
Mais nan, ne me regardez pas avec ces yeux là, ce n'est pas si compliqué, c'est même assez marrant au final.

Il existe une dizaine de particules, selon que l'on veut parler du lieu, du sujet, du COD, du COI... il faut juste se souvenir de ses leçons de grammaire du primaire !


3 Les verbes

Allez, on termine sur quelque chose de simple en Japonais, eh oui, il n'y a pas que des choses compliquées dans cette langue. Je veux parler des verbes. Il n'y a pas de conjugaison dépendant du sujet (je, tu, il...) et il n'y a que du passé, du présent (de l'indicatif) du conditionnel, de l'impératif, et quelques autres formes que l'on reverra comme la volonté ou la possibilité.
Une autre particularité, c'est que l'on n'est pas obligé de préciser le sujet dans la phrase si le contexte l'autorise. Ainsi, j'aurais pu dire "okonomiyaki wo tabemasu" si le contexte faisait que ça ne pouvait être que de moi dont il s'agissait.


Voilà, j'espère que cette petite introduction vous a plu. Ne vous découragez pas, c'est en progressant un peu chaque jour que l'on accompli des exploits ! (Non, ce n'est pas un proverbe Japonais, pas que je sache en tout cas).

À bientôt pour une nouvelle leçon !

Shaolan

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