Le Pavillon acoustique
(You need) Pony Pony Run Run
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Avec cet article, je ne risque pas de vous faire découvrir un groupe. Oh non, vu que le groupe que je vais vous présenter est depuis quelques mois plutôt connu dans notre pays. Toutefois, je vais essayer de vous donner envie d'écouter ce qu'il fait ; ce qui ne sera pas facile, vu les préjugés que certaines personnes ont, vis-à-vis de...
Pony Pony Run Run !

Ce nom ne vous évoque pas quelque chose ? Eh bien si c'est le cas, c'est tout à fait normal. Puisque comme je l'ai dit plus haut, ce groupe est loin d'être underground ces derniers temps. Enfin, je reviendrai plus en détail là-dessus plus tard... dans quelques lignes, quoi.
Poney Poney Courir Courir... What ?!
Pony Pony Run Run (que l'on abrégera PPRR dans la suite de cet article) est un groupe français formé dans les années 2000 à Nantes. Il est composé de trois membres, Gaëtan à la guitare et au chant, Amaël à la basse et Antonin aux claviers.
C'est un groupe qui a œuvré pendant quelques années dans l'ombre, avant la sortie de leur album, You need pony pony run run. Et plus précisément la sortie de leur titre « Hey You », véritable phénomène sur toutes les radios de France.
Le groupe a d'ailleurs reçu il y a quelques temps une victoire de la musique dans la catégorie « meilleure révélation public de l'année ». Ce qui confirme que le groupe n'est définitivement plus un inconnu, et que leur succès est bel et bien là !
Un disque mais tout un phénomène.
À l'heure qu'il est, le groupe n'a sorti qu'un album (réédité plusieurs fois, avec plus ou moins de bonus). Mais quel album ! Véritable phénomène comme dit plus haut, vu que l'album s'est énormément vendu (et qu'il a été écouté en masse sur certains sites).
Sans plus attendre, voilà la bête.

C'est un album qui est constitué de plusieurs styles différents. Il peut aussi bien toucher au rock, comme à l'électro, en passant par de la pop, ou des sons rappelant les musiques des années 80. C'est donc un disque aussi complet que le groupe qui l'a conçu, qui touche à tout, et qui essaie de tester le plus de choses possibles.
Cet album est sorti en Juin 2009, et si je peux vous donner un conseil : écoutez-le. Ou au mieux, achetez-le. Je peux vous dire avant de donner mon avis à proprement parler, que ce n'est pas du tout de l'argent jeté par les fenêtres... au contraire.
You need pony pony pony run run.
Vous avez besoin de PPRR. C'est clair. Ou du moins, vous ne le savez pas encore.
Sans vous mentir, ce groupe a vraiment été une grosse révélation pour moi. Avec lui, je n'ai pas forcément découvert quelque chose de underground ou de quoi me la péter sévère auprès de mes potes, mais sans aucun doute de l'excellente musique. Une musique empreinte de plusieurs styles différents, qui touche à tout, et qui sonne bien, voire parfaitement bien. Un son qui est propre à ce groupe, et qui ne correspond désormais qu'à lui.
En bref, l'homme que je suis a découvert de la bombe en écoutant ce groupe ; et c'est pour cela que je vous conseille vivement de l'écouter sans attendre.
Je n'irai pas plus loin dans cet avis, vu que je ne sais pas trop quoi raconter, tant je trouve que ce groupe est excellent. Donc pour conclure, voilà quelques petites chansons, qui je l'espère vous donneront envie d'en écouter d'autres.
Out of control
Hey You
Hey You – version acoustique en live
Et n'oubliez pas...
YOU NEED PONY PONY RUN RUN !

Hachimaki
Porcupine Tree
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Au hasard de conversations, de lectures, d'écoutes ou de vagabondages sur le net, il nous arrive de croiser et recroiser un nom. Ce nom peut cacher un groupe de musique, un auteur, un dessinateur, un réalisateur, bref, un artiste au sens large ; toujours est-il que par une suite de coïncidences, il revient souvient. Le point commun entre ces multiples rencontres est qu'à chaque fois, la personne qui en parle le fait en termes élogieux. Évidemment, si vous partagez les goûts de cette personne, ou si vous vous laissez convaincre par ses arguments, vous décidez d'aller à la rencontre de ce nom. En toute logique, vous commencez par aller voir tout ce qui a été fait qui porte la marque de ledit nom.
Et soudain, c'est le drame.
L'auteur a une bibliographie longue comme un bras de Godzilla, le réalisateur a fait suffisamment de films pour traverser le Chili (dans le sens Nord-Sud) en déroulant toutes ses bobines, le dessinateur est un mangaka avec une série de plus de 50 tomes et qui se porte très bien, merci pour lui, ou le groupe possède une discographie qui vous fera tenir plusieurs semaines d'écoute assidue afin de bien se familiariser avec l'ensemble de l'œuvre...
C'est ce dernier point qui nous intéresse, puisque c'est ce qui m'est arrivé avec Porcupine Tree.
Mais bon sang, qu'est-ce que ça valait le coup.
Mais qu'est-ce que c'est que ce nom à coucher dehors ?
Porcupine Tree est un groupe anglais formé en 1987. Le style de ce groupe est difficile à définir, parce qu'il a énormément évolué au fil du temps et des albums. Il faut avouer qu'en près de 23 ans d'existence, ils ont largement eu le temps pour cela. Actuellement, le consensus semble être au niveau du rock/métal progressif, ce qui reste quand même assez large. Sachant qu’il est passé par le rock ambiant et le rock psychédélique. Il n'empêche que quoi que Porcupine Tree fasse, il le fait très bien.
Une présentation rapide des membres, parce qu’ils sont tellement sympathiques.
Toutes les photos sont ©Diana Nitschke 2009.

Steven Wilson – Guitare et chant
Fondateur et leader du groupe. Ultra-reconnaissable avec son look d’éternel adolescent (cheveux longs et lunettes), c’est un guitariste d’exception et un parolier de génie.

Richard Barbieri – Claviers
Plus le temps passe et plus il a de claviers !

Colin Edwin – Basse
Lui aussi possède un look ultra reconnaissable, grâce à son béret. En plus, il est toujours souriant.

Gavin Harrison – Batterie
Ce type est un véritable maître de la batterie, la façon dont il est capable de s’en servir est impressionnante.
A noter qu’ils se produisent avec un deuxième guitariste, qui fait aussi des accompagnements vocaux, mais je n’ai pas réussi à trouver son nom.
Rétrochronologie
Parce que ce sont les albums les plus récents que je connais le mieux.
Et aussi parce que ça m'amuse.
NB : J’ai fait de mon mieux pour rendre cet article le plus exhaustif possible, mais je n’ai pas réussi à trouver des versions écoutables en ligne de tous les albums, c’est pourquoi certaines descriptions seront très succinctes. Au moins, vous aurez une bonne idée de ce qu’a produit le groupe.

The Incident (Septembre 2009)
Le dernier album de Porcupine Tree fait partie de ces albums qui forment un tout, encore plus qu'un album lambda, dans le sens où chaque chanson est indissociable des autres. Chaque chanson a une place logique, puisqu'en quelque sorte, cet album raconte une histoire. Il y a un début, un milieu et une fin, comme un récit en aurait. Ce n'est pas étonnant quand on considère le titre : l'album raconte l'avant, le pendant et l'après « l'incident ». Au sens large, puisqu’apparemment, plusieurs histoires se croisent, permettant ainsi d’aborder tous les aspects du terme. L’album n’est plus alors seulement récit, il est aussi thématique.
L'intro (Occam’s Razor plus The Blind House) remplit très bien son travail, annonçant un album aux sonorités variées. Tant il est vrai que la chanson The Incident sonne différemment à l'oreille des autres. L’avant et l’après se justifient par le côté dérangeant de cette chanson, tout comme l’est un incident. Ainsi les notes métal de la première partie laissent une plus grande place à un style plus coulé, presque folk (je préviens que ma perception de ce terme vaut ce qu'elle vaut), sur Time Flies notamment, ainsi que I Drive The Hearse, chanson finale de l’album. Cet album est donc une vraie réussite dans la forme et le fond.

Nil Recurring (Septembre 2007)
EP sorti peu après Fear Of A Blank Planet, car les chansons présentes ont été enregistrées pendant la même session qui a donné naissance à cet album.

Fear Of A Blank Planet (Avril 2007)
Il s'agit probablement de l'album le plus abrupt du groupe. Seulement six chansons, mais toutes d'une force, presque d'une agressivité, sans toutefois trop pencher du côté négatif de ce terme, qui ne laissent pas indifférent. Il n'y a qu'à écouter la toute première chanson, Fear Of A Blank Planet, qui annonce le ton de tout l'album. Même la dernière chanson, Sleep Together, qui surprend par son décalage entre le titre et le ton adopté, n'échappe pas à la règle. Tout ceci n'empêche pas quelques airs plus lyriques, notamment sur Anestethize, mais l'ambiance reste globalement la même.
Même en étudiant les albums rétrochronologiquement, on voit que Porcupine Tree a à cœur de produire des albums cohérents.

Deadwing (Mars 2005)
Encore un album avec deux ans d'écart entre lui et le suivant. Pourvu que ça dure.
Deadwing est un album pour le moins surprenant. Même s'il apparaît comme le moins cohérent des albums écoutés jusque-là, c'est une fausse impression. Au début, je ne l'écoutais que pour la chanson phare, Arriving Somewhere (But Not Here). Puis, petit à petit, chacune des chansons s'est emboîtée autour de celle-là, comme si Arriving... était le pilier central et que les autres étaient d'autres piliers, tout aussi importants pour soutenir l'ensemble, mais que ce n'était pas ceux que l'on voyait en premier. Je recommande fortement Mellotron Scratch et Open Car. Il n'empêche que cette chanson centrale exprime très bien l'ambiance générale qui se dégage de cet album : une ambiance perdue, d'égarement, avec un soupçon d'immobilisme, même si l'on sent en transparence qu’il est toujours possible d’avancer au final. Cette ambiance est d’ailleurs tellement bien retranscrite qu’elle en devient visuelle aussi. Ce qui est plutôt puissant parlant de musique.

Warsawa (Février 2004)
Cet album est tiré d'un live, enregistré, comme son nom l'indique, à Varsovie, pour une radio polonaise. Je n'ai du l'écouter qu'une seule fois, mais il contient certaines chansons parmi les plus magnifiques et touchantes du groupe : Even Less et Stop Swimming, par exemple.
Ainsi que Voyage 34, mais j'en reparle plus bas.

In Absentia (Septembre 2002)
Voici l'album le plus sombre de Porcupine Tree. Il s'en dégage une atmosphère de fragilité, de détresse même, ce qui est presque déstabilisant. Il n'y a qu'à écouter Heartattack In A Layby pour s'en rendre compte. En même temps, il s'agit probablement de l'un des plus beaux albums du groupe. Certaines chansons sont magnifiques (Trains, The Sound Of Muzak). Il finit d'ailleurs sur la chanson à la plus forte charge émotionnelle de tout le répertoire du groupe : Collapse The Light Into Earth (j'en ai des frissons rien qu'à écrire le titre).
In Absentia occupe une place toute particulière dans mon panthéon musical personnel.

Stars Die : The Delerium Years 1991-1997 (Mars 2002)
Best-of du groupe qui, comme son nom l'indique, se concentre sur la période 91-97. Certaines chansons y sont présentes sous la forme d'enregistrements inédits auparavant (Up The Downstair, Fadeaway, The Sound Of No One Listening). D’autres sont des inédits (Synesthesia, Phantoms).

Metanoia (Décembre 2001)
Réédition d'un vinyle sorti quelques années auparavant, ce sont des improvisations enregistrées pendant l'enregistrement d'un autre album (Signify). Le génie du groupe s'exprime.

Recordings (Mai 2001)
Album très spécial sorti uniquement à 20 000 copies. Sachant qu’il contient des pistes introuvables sur les autres albums, il va sans dire qu’il définit la notion même de collector.

Lightbulb Sun (Mai 2000)
Cet album contient plusieurs des chansons parmi les plus efficaces du groupe. Four Chords That Made A Million, ballade rock très entraînante ; Shesmovedon, chanson douce-amère et prenante ; Last Chance To Evacuate Planete Earth Before It Is Recycled, mélancolique et poétique ; Hatesong, surprenante malgré son titre ; Russia On Ice violemment belle. Une valeur sûre.

Voyage 34: The Complete Trip (Avril 2000)
L'album qui assoit définitivement la position de Porcupine Tree comme un groupe progressif. La forme : 4 chansons de plus d'un quart d'heure chacune. Le fond : les chansons sont des recueils de témoignages de trips sous LSD. Ce qui donne évidemment une musique psychédélique, inventive, qui n'est pas sans rappeler les maîtres même du progressif : Pink Floyd. Voyage 34 mérite bien son nom : l'écouter est en soi une expérience et un voyage.

Stupid Dream (Mars 1999)
Cet album est une perle, une réussite majeure du groupe. Chaque chanson sonne juste et nous touche. Rien que le fait qu’il commence par Even Less annonce la couleur. L’écriture est à son meilleur niveau pour chacune des chansons. Mais surtout, ce qui impressionne chez cet album, c’est sa construction. Toutes les premières chansons de l’album réussissent à être positives, malgré des titres peu enclins à cela, comme Even Less ou Don’t Hate Me. Mais lorsque l’on arrive à Smart Kid on découvre une fragilité qui rappelle (ou annonce, si on ne l’a pas encore écouté) In Absentia. Puis arrive la dernière chanson, Stop Swimming. Et là le titre de l’album prend tout son sens : le rêve stupide prend fin, nous arrêtons de nager en son sein, la réalité nous rattrape. Garanti de vous marquer.

Coma Divine (Octobre 1997)
Live du groupe, enregistré à Rome. Il reprend majoritairement des titres du groupe de l'album qui était sorti peu auparavant à l'époque, Signify, ainsi que du précédent, The Sky Moves Sideways. Et il le fait bien. Je pourrais citer TOUTES les chansons, tellement elles sont sublimées par la performance live du groupe. Mais si je ne devais en citer qu'une, je citerai Radioactive Toy : l'une des premières chansons du groupe, elle gagne ici en longueur et en force, grâce à un rythme plus lent qui sublime la montée en puissance au final dévastateur de la chanson.

Signify (Septembre 1996)
Un adjectif qualifie presque à lui seul cet album : onirique. Pas seulement à cause de la présence de The Sleep Of No Dreaming, l’une des chansons du groupe que je trouve les plus fortes. C’est toute une atmosphère diffuse qui se dégage de cet album, surtout de par la présence de chansons uniquement instrumentales, le meilleur exemple étant Waiting Phase Two, comparée à Waiting Phase One juste avant. De plus, les samples de voix utilisés par le groupe ont un côté fantasmagorique qui s'ajoute à l’ambiance générale. La phrase concluant l’album est une perle d’incongruité.
À noter que la réédition de cet album contient un disque bonus, joliment nommé Insignificance, contenant des versions précédemment non sorties en album de certaines chansons.

The Sky Move Sideways (Février 1995)
Cet album est porté presque à lui seul par la chanson qui lui donne son titre, pur concentré de rock progressif de plus de 30 minutes, en deux parties, lui permettant d’être à la fois l’intro et la conclusion de l’album. Le morceau part du rock classique jusqu’à dériver dans le psychédélique, sans jamais perdre celui qui écoute. Mais les autres chansons valent le coup aussi. Dislocated Day réussit à être presque plus psychédélique, si c’était possible. The Moon Touches Your Shoulder transporte en douceur dans son univers. En bref, un album tout en ambiance. La réédition contient un cd bonus avec des versions alternatives ou improvisées de certaines chansons (respectivement The Sky Move Sideways et Moonloop de l’album précédent).

Up The Downstair (Mai 1993)
Up The Downstair est sans aucun doute l’album le plus mélodique du groupe. Les chansons instrumentales qu’il comporte en sont la preuve (Burning Sky, Fadeaway). Mais surtout, ce sont les paroles qui comptent le plus. La chanson introductive, What You Are Listening To, joue avec nous en se coupant net avant la fin d’une phrase. Des titres comme Always Never
et Not Beautiful Anymore regorgent de poésie et de sens. De plus, avec le disque bonus de la réédition de 2004, on gagne cinq chansons dans la même veine que le reste de l’album, comme Rainy Taxi et son ambiance inimitable et Yellow Hedgerow Dreamscape, au titre le plus improbable qu’il m’ait été donné de voir. Porcupine Tree continuait sur sa lancée et il le fait toujours.

On The Sunday Of Life (Juillet 1991)
Si le second album était mélodique, le premier est psychédélique. La musique semble parfois déformée, le rythme brisé, la voix mutée. Certaines chansons sonnent même d’une manière qui n’est présente sur aucun autre album (Jupiter Island, Linton Samuel Dawson). Le côté psychédélique ressort très bien lorsque l’on considère les titres de certaines chansons (Message From A Self-Destructing Turnip, Begonia Seduction Scene…) et leur contenu n’est pas en reste. Pour continuer sur les titres, certaines en ont un qui colle tellement bien que c’en est presque effrayant. Je vous mets au défi de ne pas ressentir le sentiment nommé en écoutant The Nostalgia Factory. Quant à Space Transmission, c’est évident au possible, grâce à sa forme particulière. And The Swallow Dance Above The Sun se paie même le luxe d’avoir des sonorités trip-hop ! Et, si vous vous posiez la question : oui, Radioactive Toy était déjà à l’origine belle, forte et poignante. Bref, dès le départ, Porcupine Tree était excellent. Rien d’étonnant à ce que les années aient rendu le groupe génial.
Performances live

DVD : Arriving Somewhere... (Août 2006)
Ce DVD vidéo est le seul que le groupe ait sorti. Il s’agit d’un concert datant de 2005, lors de la tournée de promotion de l’album Deadwing. Pas étonnant dans ce cas que les chansons proviennent majoritairement de cet album, ainsi que du précédent (In Absentia), puis de Stupid Dream.
Ce qui frappe le plus en découvrant le groupe en concert, c’est l’importance donnée au visuel. Pour celui-ci, Porcupine Tree se produit avec des vidéos projetées en arrière plan de la scène. C’est une pratique courante, mais la c’est la teneur de ces vidéos qui est intéressante : elles sont vraiment en harmonie avec les chansons jouées. On se retrouve face à des vidéos artificiellement vieilles, au défilement accéléré, rendues non-naturelles. L’ambiance étrange de Deadwing est rendue à merveille et l’expérience du concert ne s’en vit qu’encore plus.
Ensuite, ce que l’on remarque, c’est Steven Wilson. Au centre de la scène, alternant guitare électrique et acoustique, il vit la musique comme personne, on sent qu’elle le traverse et qu’il la transmet au public de tous les moyens possibles. Sa gestuelle des mains en particulier. C’est presque un spectacle à lui tout seul. Bien sûr, les autres membres ne sont pas en reste : comment ne pas sourire avec Colin Edwin, qui semble toujours tellement content d’être là ? Comment ne pas admirer la performance de Gavin Harrison ? Ne pas vibrer avec le deuxième guitariste, ou se sentir complice de Richard Barbieri derrière ses remparts de claviers ?
En ce qui concerne la performance elle-même, elle transporte. De Open Car à Heartattack In A Layby, en passant par Don’t Hate Me, chaque chanson est sublimée. Le fait de placer Arriving Somewhere But Not Here en milieu du concert montre de plus le côté pilier de cette chanson. Enfin, finir par Trains, chanson unanimement reconnue par les amateurs comme étant parmi les plus magnifiques du groupe, assure un final parfait.
Ajoutez à cela un deuxième DVD avec d’autres chansons en live (dont une version de Radioactive Toy), des vidéos de live et des clips projetés lors des concerts, ainsi qu’une vidéo complètement dingue intitulée Cymbal song (le titre veut tout dire) et vous comprendrez pourquoi Arriving Somewhere… a enfin comblé les attentes de ceux qui voulaient désespérément un DVD du groupe.
Concert : The Incident Tour (Novembre 2009)
J’ai eu la chance d’assister à un concert de Porcupine Tree récemment. Ils revenaient pour la première fois depuis une bonne dizaine d’années à Lyon, pour un concert de leur tournée suivant la sortie de The Incident.
J’ai été comblé par ce concert, alléché comme je l’avais été par Arriving Somewhere… Le concert promouvait donc The Incident et ce dernier étant, comme je l’ai dit, un album-tout, la première partie du concert était entièrement consacrée aux chansons de cet album, jouées dans l’ordre significatif qui le caractérise, sans interruption. La performance était là encore accompagnée de vidéos. Vidéos qui servent et éclairent, en quelque sorte, l’ambiance de l’album. Elles étaient diverses, du film à l’animation 2D en passant par le stop motion. Toujours oppressantes (Occam’s Razor) voire à la limite du malsain (The Incident, chanson à l’identité visuelle la plus forte), ou simplement nostalgique (Time Flies), elles remplissaient parfaitement leur rôle de sublimer les chansons. Je vous assure que voir une série de photos dont le sujet veut cacher l’objectif avec sa main, ou un accident de voiture avec verre qui vole au ralenti, ça marque. Les chansons en elles-mêmes ne sont pas en reste, Drawing The Line par exemple, gagne une force en live qui mérite d’être vue. Encore une fois, la gestuelle de Wilson et sa quasi-transe musicale pouvaient être admirées.
La deuxième partie du concert survient dix minutes pile après la première (il y avait même un compte à rebours projeté sur l’écran de la scène !). Cette fois-ci, des chansons plus anciennes sont jouées, en suivant le même schéma en boucle : une chanson d’un ancien album, une chanson tirée de Fear Of A Blank Planet. Nous avons ainsi été gratifié de : The Start Of Something Beautiful, Anesthetize, Stars Die, Way Out Of Here puis une chanson dont je ne n’ai pas su retrouver le titre. Après cela, Steven Wilson décide d’arrêter de jouer avec le public en avouant qu’il leur reste à jouer des chansons tirées d’In Absentia (cris dans la salle). Et c’est parti pour The Sound Of Muzak et Trains, décidément une excellente chanson finale. A noter un petit bémol sur le manque apparent du public français quant à chanter un passage d’une chanson en anglais. Tant pis, taper dans les mains c’était bien aussi selon le chanteur. Avant de nous quitter, le groupe rend hommage à son membre américain puisque ce jour-là, c’était Thanksgiving (« Even if we don’t know what giving they’re thanking for » dixit Steven). Ainsi le deuxième guitariste a-t-il reçu une ovation du public tandis que le refrain de Born In The USA (de Bruce Springsteen) était joué.
Puis c’était fini. J’avais perdu près de 25% de mes capacités auditives, mais putain, ça valait le coup.
Pour finir, je tiens à vous féliciter si vous avez tout lu. Porcupine Tree est un groupe que j’ai découvert sur le tard, mais qui s’est élevé plus rapidement que n’importe quel autre dans mon Panthéon musical personnel. Je ne peux que vous encourager à faire l’expérience, vous ne serez en aucun cas déçu. Porcupine Tree, c’est Puissant et ça Transporte.
Le site officiel, avec des vidéos, des titres exclusifs et tout ce qu’il faut savoir sur l’actualité du groupe.
TheEdgeWalker
The Blue Man Group
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Salut à vous.
Aujourd’hui, je m’en vais vous parler d’un truc assez spécial. Tellement spécial, ou plutôt inclassable en son genre dans les catégories du Pavillon, qu'il pourrait figurer dans le Top 10 des trucs étranges à voir dans une vie. Car, de par son originalité et sa qualité, le sujet de cet article pourrait figurer dans plusieurs catégories à la fois. En désespoir de cause, je l'ai casé dans la partie acoustique, comme vous avez pu le constater.
Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, le sujet de mon article est un spectacle. Cependant, ce n’est pas n’importe lequel, c’est une représentation qui est à présent connue à l’échelle mondiale, tant elle a eu du succès. Des U.S.A. (création) à l’Europe en passant par le Japon, ce show, fondé par Phil Stanton, Chris Wink, et Matt Goldman en 1988 – merci Wikipedia – a été apprécié pratiquement partout où il a été représenté. Si ces noms ne vous disent rien du tout et que vous n’avez pas l’envie d’ouvrir votre navigateur Web sur Google pour chercher de quoi il retourne, – ça me faciliterait un peu la tâche il faut le dire – alors zieutez donc l’image ci-dessous, peut-être vous dira-t-elle quelque chose.

Pikaboo ! Ca fait peur hein ?
Si ces trois gugusses chauves à tête bleue ne vous disent rien, c’est que vous ne connaissez pas le Blue Man Group, groupe (presque) méconnu dans nos contrées car ils se produisent généralement dans d’autres pays comme l’Allemagne (le groupe possède son propre théâtre à Berlin, le Blue Max Theater) ou les States.
Passons, si vous le voulez bien, à une sorte de description dudit spectacle, que j’ai eu l’occasion de voir lors d’un séjour linguistique à Berlin.
Et paf, c’est là que je rencontre un nouveau problème, je n’arriverais pas à vous expliquer vraiment en quoi consiste le show tellement c’est un OVNI à part entière dans son style comme son contenu. Disons pour simplifier, et pour éviter de gâcher le plaisir à ceux qui voudraient le voir après avoir lu cet article, que c’est un spectacle qui ravit nos yeux et nos oreilles. En quoi, je vous le dis tout de suite.
D'abord, c'est un show musical. En effet, tout au long de la représentation, c’est tout un art de percussions (sur des tuyaux/tonneaux), notamment, de guitare, batterie, et autres sons électroniques, le tout formant un mélange - certes - bizarre et bordélique à n’en plus finir, mais agréable à entendre.

C'est beaucoup plus sophistiqué que ça en a l'air... Le son sur des tuyaux varie suivant sa longueur,
vous saisissez le principe ?
Ensuite, c’est humoristique. Des gags, visuels pour la plupart, ce qui compense lourdement la chose si le spectateur ne comprend pas un traître mot d’allemand – pourquoi ce regard suspicieux de votre part ? – sont introduits régulièrement, de même que des scènes et numéros plutôt cocasses. À ce niveau-là, c’est un festival de ce qu’on pourrait qualifier de « non-sense », comme les Anglais savent si bien le faire.
À titre d’exemple, je vous conseillerais de regarder cette vidéo, qui est un de leurs numéros les plus connus.
Des couleurs criardes (regardez l'image), flashs en tous genre, sont là également non pas pour nous faire atteindre d'une crise d'épilepsie, mais pour ajouter un côté d'originalité qui lui va très bien, et qui éclabousse (au sens figuré) les yeux et (sens propre cette fois) les vêtements si la personne se trouve au premier rang et que l'on a pas voulu mettre la jolie combinaison en plastique qu'on lui a gracieusement fournie à l'entrée.
Mais je m'égare.
Disons que pour comprendre le Blue Man Group, il n’est pas vraiment nécessaire d’avoir un esprit particulièrement tordu, une intelligence supérieure, ou encore de connaître parfaitement la langue dans laquelle il est joué. Franchement, c'était une expérience inoubliable que j'ai eu l'occasion d'avoir, et je n'ai pas eu l'occasion de m'ennuyer un seul instant de la représentation.
Pour être franc, un spectacle dans lequel les artistes se jettent des marshmallows dans leurs bouches, qu'ils prennent un pauvre volontaire du public et le balancent sur une toile après l'avoir enduit de peinture de la tête aux pieds, je ne sais pas ce que vous en penseriez, mais moi en tout cas, ça me plaît.
Une expérience à ne pas rater je vous l'assure !
VonSturm
Malas
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Bonjour à vous tous et toutes,
Aujourd'hui, je voudrais vous faire découvrir un groupe de rock qui me tient à cœur.
Pourquoi cela ? D'une parce que ce sont mes amis (eh oui ^^), et puis, une raison qui est - somme toute - évidente, j'ai envi de faire découvrir ce groupe, afin qu'il progresse, soit connu et puisse réaliser leurs multiples rêves.
Bref, je blablate, je blablate, mais venons en à l'essentiel ! Place à :

Mais au fait, c'est qui d'abord, Malas ?

Malas, c'est trois personnes : Nicolas, Vincent et Olivier.
- Historique du groupe
Olivier et Nicolas se rencontrent à la Fnac et décident de jouer de manière anecdotique dans un trio jazz créé à l’occasion de la Fête de la musique.
L’alchimie ayant opéré, Nicolas propose à Olivier de participer aux différents titres qu’il lui a remis quelques temps auparavant. Ils commencent les répétitions ainsi avant d’être rejoints par Vincent qui, ayant répondu à une annonce via internet, s’avérera d’emblée être la bonne rencontre. Courant 2007 le trio peut désormais commencer à travailler pleinement.
Début 2008, ils enregistrent en une journée un EP live de cinq titres aux studios Mains d’Oeuvres, secondés par Jon aux prises de son et aux mixages.
Dans ce tirage confidentiel et désormais épuisé, s’expriment les réminiscences venues d’outre-manche, voire d’outre-atlantique, du trio. Une énergie nouvelle est décelable dès les premières notes. Une rythmique implacable et une voix qui porte le tout comme autant de fardeaux à expier. Les concerts dans les bars parisiens s’enchaînent.
Quelques mois plus tard, ils produisent et enregistrent en trois jours leur premier EP de six titres, aux annexes des studios de la Seine.
- Les membres

* Nicolas : Guitares, Prog, Ukulele, Claps et Voix
Passionné de musique, Nicolas fonde, à l’âge de 15 ans, un groupe de Rock avec des potes
de lycée. Le groupe joue alors quelques reprises et ses premières compositions.
Il rentre au conservatoire de Toulon et fonde ADN. Plusieurs batteurs et bassistes plus tard, le
groupe se cherche et se séparera après quatre années et quelques concerts. En parallèle il
enregistrera un projet de piano/voix.
Il rentre par la suite à l'IMFP de Salon de Provence et découvre le Jazz. Enchaînant alors les
concerts dans les bars et restaurants grâce à son duo acoustique de reprise Blues, Rock,
Chanson Française et Jazz, il continue d'étudier dans les ateliers du Fort Napoléon et
enregistre chez lui deux quatre titres.
Arrivé à Paris, il enchaîne les expériences, sideman, jam sessions, séances studios,
auditions.

* Olivier : Drums et Claps
Olivier se met à la pratique de la batterie au milieu de l’adolescence après l’éveil de sa
passion pour la musique. Quelques mois de cours et c’est la participation à un premier trio se
faisant les dents sur les classiques rock des années 70 et 80. Puis, avec le guitariste, monte
un groupe à la fin des années lycée qui verront les premiers concerts de la formation pour
défendre un répertoire original.
Son attirance pour le jazz le plonge dans l’écoute et la pratique de cette musique exigeante. Il
décide de se perfectionner et part plusieurs mois à Los Angeles, au sein du Musicians
Institute of Technology, où il expérimentera le professionnalisme américain jusque dans
l’étude instrumentale.

* Vincent : Basse et Claps
Vincent découvre la musique très tôt à travers la guitare classique au conservatoire. A l’âge
de 15 ans, il découvre la basse et décide de se mettre à l’apprentissage de cet instrument au
côté d’un spécialiste de la World Music, Alain Lecointe. Cette période sera une révélation
pour Vincent, puisqu’il réalise que sa vie se fera autour de la basse. Il se perfectionne au CIM
et joue dans diverses formations aux influences et aux styles variées tel le jazz, la world, le
rock en passant par le métal et le hip hop.
Il collabore avec le groupe de hip hop RSP en tant que bassiste et beatmaker, et participe à la
réalisation de deux albums, Radikal (2005) et Suit Logik (2007).
Aujourd’hui, Vincent joue dans différentes formations tout en cherchant de nouvelles
aventures musicales. Il est influencé par les plus grands et tous dans des styles différents,
Muse, The Roots, U2, Ray Charles, Red Hot Chilli Peppers...
Pourquoi Malas ?
Malas n'est pas l'anagramme de « Salam », ni la traduction de « mauvaises » en
espagnol et encore moins le nom masculin de chapelets tibétains. Non ! Malas prend sa
source, son sens, ses repères cardinaux dans la symbolique de ce nom aux multiples
facettes. L'humanité avec sa complexe multiplicité, ses antagonismes, ses paradis perdus,
ses dérives, ses espoirs, nourrit la musique de ce trio de rock français.
Enregistré au studio CALM par Arnaud Bascunana (No one is Innocent, Rhésus,
Déportivo ...) à la réalisation, aux prises et aux mixages, Malas a la grâce de l'ombre, la
silhouette dérobée dans la lumière – enragé, engagé (...)
Groove électro, Rock armé, Pop désenchantée, Folk revisité, les mots et la musique
intimement liés détaillent les contours d'un tableau esquissé avec grâce et élégance au
travers de ces six titres par ces néo-romantiques. L'engagement d'un poète, le souffle d'une
énergie électrique et s'offrent alors l'onirisme et l'univers troublé, troublant de son auteur.[/justifier]
« ... On ne comprend toujours pas ce qui aliène la race humaine... »
Dans ce monde parallèle où se croisent rêve, éphémère, violence, racisme, nous ne
sommes jamais trop loin de nous-mêmes. Simple question de jugement sur soi et
d’ouverture sur autrui.
« ... Sur un paillasson blanc, tu ne manques pas d'hère ... »
Parlons un peu de ... la discographie ...
Malas n'a pour l'instant qu'un Ep de six titres : Malas (out simplement)

- Tracklist :
01 - Langue de Vipère
02 - Sara
03 - La Pluie
04 - Edgware Road
05 - Moksha
06 - Univers Parallèle
Au sujet de cet Ep :
Produit par Olivier et Nicolas
Texte et Musique : Nicolas
Arrangements : Olivier, Vincent et Nicolas
Réalisé par Arnaud Bascunana et Nicolas Massouh
Enregistré à CALM et mixé @ Home par Arnaud Bascunana
Mastering : Jean-Pierre Chalbot (La Source)
Quelques paroles ...
Pour ceux / celles qui seraient intéressés par les paroles, je vous en mets deux :
Langue de vipère
T’as des préjugés, des faux semblant.
Ta peur des autres, tu ne prends pas le temps.
Idées préconçues, en point de repère.
Dans des tétra brick, tu manques d’air.
Tu te répands
Tu t’essuies par terre
Sur un paillasson blanc
Tu ne manques pas d’hère. (homme misérable)
Tu tires la langue
Putain de vipère
Tu piques, tu plantes
T’as que ça à faire ?
Tu tires la langue
Tu les lacères
Tu piques, tu plantes
Langue de vipère.
Tu dégoulines, t’es plein de mépris.
Des demi-teintes d’existence tu fuis.
Impossible de faire machine arrière
T’as bloqué le compteur sur pervers
Tu te répands
Tu t’essuies par terre
Sur un paillasson blanc
Tu te vautres de plaire.
Sara
Sara dort mais espère partir un jour en voyage
Pour se perdre, mammifère échoué sur une plage
Nager avec les tortues de mer dans des lagons de Mars à Jupiter
Sara mène
Sara conte
Des histoires à dormir debout
Sara porte
Ça rassemble
Des rêves de je ne sais où
Sara rêve d'éphémère pour voler sous les nuages
Chrysalide de misère, cocon en maquillage
Farder son fardeau pour mieux supporter l'univers qui avance à cloche pied
Sara court à sa fenêtre voir un clown qui sourit
Hommage à la fête, offrande à sa propre vie
Jongler avec l'ironie de l'espoir malade Sara a seulement peur du noir
Y a t-il des vidéos ?
Oui quelques vidéos parsèment gentiment la toile (Youtube, Dayli, Wat-Tv ...).
Vous en trouverez aussi Ici ou sur le myspace du groupe ...
D'autres vidéos ?
Oui, on peut trouver aussi une vidéo intitulée Malas à l'entrepôt
Et enfin, Ils en parlent (désolé par moment, le son est pas terrible ^^')
Ils parlent déjà de Malas
Serge Gainsbourg, Léo Ferré, Jacques Higelin, Alain Bashung et quelques autres avaient fait glisser le terme de "variétés" pour chanson française à "pop music", signifiant ainsi de réels rapports avec ce qui se passait outre Manche et outre Atlantique. Simples (pas si) questions de langage ! Les Variations, groupe de pop music française, avait ouvert une voie fin des années 60, mais ils chantaient beaucoup en anglais. Red Noise et Komintern avaient ouvert une autre voie... Tac Poume Système, les Moving Gelatine Plates encore une autre ... D'autres viendront plus tard : Les Stinky Toys, Marquis de Sade, Kas Product, les Berruriers Noirs, les Rita Mitsouko, Noir Désir... À chaque fois une petite aventure recommencée pour trouver ses marques et ses liens, la langue française pas tout à fait avalée par la langue anglaise, mieux redessinant les contours pop comme un ballet d'expressions toujours à tailler. C'est aussi le défi de Malas, éclairé Power trio (en anglais dans le texte : guitare basse batterie) aux héritages assurés et à la voie libre ...
Jean Rochard (on peut voir ce commentaire, ICI)
Malas : bonne nouvelle de la chanson et du rock made in France !
Dans son aventure Les Baleines publiques (bande dessinée signée Frank et Bom), Broussaille, intrigué par une migration exceptionnelle de mouettes dans Bruxelles - elles disparaissent la nuit pour réapparaître le lendemain - finit par comprendre, au terme d’un voyage où le rêve ranime le réel, alors que les habitants sont frappés d’insomnie, la raison de cette étrangeté en découvrant une baleine au coeur de la ville. Chemin faisant, il rencontre aussi l’amour.
Dans le numéro 23 des Allumés du Jazz (page 34), Muzo suggère qu’on devrait aussi chroniquer les disques par le regard porté sur leur pochette et on aura tout gagnant, avant le grand plongeon dans la musique, de le faire pour introduction du premier disque de Malas, trio salutaire de ce qu’il est convenu d’appeler chanson française (genre simplement déterminé par le fait de chanter des chansons en français).
Une petite fille de dos brave le continuum temporel, appelée par une dimension nouvelle incarnée en une baleine bondissante. La pièce dans laquelle se tient la scène est débordée par l’arrivée de la mer qui offre une lumière spéciale ; bleu marin, empreintes de blues guidant la légèreté de l’enfant dont la danse soulève la robe.
L’histoire du disque simplement appelé Malas (mais le terme est déjà un intrigant programme : substances corporelles baladeuses, chapelet tibétain…), recueil de nouvelles liées, est raconté avec cette lumière là.
Six titres, majestueusement réalisés, pour passer cette fenêtre dormante, ce jet qui ne peut que convenir aux frères humains, six titres aiguisés avec flair pour cette quête de regard où le temps fait place à l’espace comme pour mieux l’enlacer. L’évasion n’est pas un départ, mais l’instauration de l’énonciation même de cette lueur bleue tenace qui conduit au lever du jour – quand bien même la douleur de la vie en bleu s’invite ("Et que tout explose / Dans un sursis communautaire le monde implose ") au royaume des vagissantes ("Je laisse aller ma vie dans ce métro rouillé"), au divorce de l’homme et du monde (qui obsédait Albert Camus), dessinés par l’élément naturel toujours attendu ("La pluie").
Nicolas Massouh, Vincent Lefrançois et Olivier Gasnier forment un trio supérieur qui sait où il a les pieds. Les compères chantent, jouent, rockent the clock et dansent avec la plus belle moralité depuis le dernier domicile à connaître. Question de sens premier !
Malas par Malas peut être commandé sur le site [url]http://www.myspace.com/malashome[/url] ou bien au sous sol de la Fnac Montparnasse (où oeuvrent les amis du chocolat) rayon chanson.
Jean Rochard (on peut voir ce commentaire, ICI)
Existe t-il un site ?
Pour l'instant, il y a le myspace du groupe, mais ... (eh oui, il y a un "mais"), un site officiel (enfin, plutôt un blog oficiel) est en cours de construction ...
Pour apercevoir l'ébauche du site, c'est par ICI qu'il faut se diriger ^^
Le mot de la fin
Petites précisions: le site est fait par moi, les vidéos ont été filmés par moi (excusez de la qualité, je ne suis pas un cinéaste ^^'), sauf deux vidéos (malas à l'entrepôt et "ils en parlent").
Tout le reste a été filmé par el-d en personne qui les soutient et les suit quand et comme il le peut !!! :roll:
Certains n'aimeront peut être pas ce style de musique, mais bon ceux qui aiment ou sont intéressés, n'hésitez sur tout pas à me contacter et à en faire parler autour de vous ^__^
Je vous en remercie grandement !!!
En espérant que cet article et ce groupe vous aura plu ;)
el-d-brokeur
The Chap
Commentaires (0)
Il y quelques temps déjà, je me souviens me baladant la tète vide et les bras ballants, dans un quelconque endroit plein de CD, DVD et Cie, cherchant mon bonheur dans sa plus pure expression consumériste capitaliste... Et puis là Pouf, sans crier gare, ÇA apparait, pas le truc de Stephen King, je vous rassure, non non, un bête disque, mais avec ce petit truc sur la pochette qui vous dit que vous touchez un truc qui vaut le coup. Il me faut environ 5mn pour comprendre le nom du groupe et celui du disque, ça dit quoi, ça dit "The Chap" - "Ham"... "Les Copains" - "Jambon" ?!?! OK, la couverture ? Fond entièrement blanc, seul illustration : un tigre avec un loup-masque rose, de la même couleur que le CD à l'interieur. La pochette est déjà dans un parti pris totalement décalé, j'adhère, j'achète...

Bien mal m'aurais pris de faire autrement, ce CD est juste phénoménal, je prends une claque telle que j'en avais pas pris depuis longtemps. Au moment où le CD se lance, mes oreilles se retrouve attaquées à grand renfort de violons dégueulasses et de batterie, puis cela se calme; un assemblage de sons apparemment décousus et qui s'enchaine sans aucunes logique, des voix qui racontent n'importe quoi et n'importe comment, je viens d'entendre "Baby I'm Hurtin'" et Ouais, j'ai eu mal !!! Le reste est un enchainement de Win divers. Souvent dans un unique parti pris poussé à bout me semble-t-il. Aucunes chansons ne se ressemblent vraiment, le WTFisme d'une aventure musicale pour "Woop Woop". Du son sans la moindre subtilité apparente pour "Now Woel" et qui se paye le luxe d'être très parodique quant aux paroles totalement débiles. Suivent des sons mélancoliques et bucoliques qui se réservent le droit de partir en mini-bourrinage de guitares-batteries-synthés, "Auto Where To", "The Premier at Last" et la très agitée "Oozing Emotion" (La vidéo est une AMV comme vous allez vous en rendre compte...) restant les plus efficaces du disque. Reste que chaque chansons à le droit à des paroles courtes et minimalistes mais dans recherche de concision et de violences verbales très, très au point ! Quelques semaines plus tard, je les voie en concert et "Hum Yeah !".
The Chap est un groupe de concert... S'ils balancent du Win sur CD, il se métamorphose en Epic Win en Live. Le jeu de scène est terrible, ils ne bradent vraiment pas leur nom, se balançant des vannes "compréhensibles" (malgré la langue de Shakespeare) et dignes de leurs paroles, ridiculisant leur propre musique, jouant aux "The Who" avec des violons, alternant parfois trois instruments dans une même chanson, mais surtout, ils vivent avec le public, ils sont clairement là pour nous autant que pour eux et c'est lorsque ce sentiment est atteint que l'on se rend compte qu'on à passé un bon moment. En farfouillant, je me rends compte d'un aspect génial : l'aspect cosmopolite, 4 membres, un écossais, un grec, un allemand, une franco-anglaise ! Et surtout, jamais un groupe n'aura autant ressembler à rien, un métal-wannabe assumé, un géant maigrelet à favoris, une espèce de petite fée fluette et un gars dont l'apparence fait plus penser à un employé de banque qu'a un bassiste, qui en plus se pointe en tong et short en concert... Paye ton groupe !!

Le deuxième album "Mega Breakfast" est dans la continuité du précédent, c'est à dire qu'il n'y a aucune cohésion entre les differentes chansons, c'est toujours aussi méchant et politiquement incorrect ("Surgery"), plein d'ironie ("Auto Where To" ou l'ode au clubbing par un groupe qui en est l'antithèse) ou totalement lunatique ("I saw them" et son sprechgesang assez balèze) et toujours aussi jouissif ("Ethnic Instruments" et "Carlos Walter Wendy Stanley"). On poursuit donc vers la même direction, on sait pas où ça mène mais on y va de bon cœur, parce que si le premier album nous faisait dire qu'on avait jamais entendu ce genre de son avant, le second nous fait dire qu'ils sont les seuls à pour voir le sortir...
Deuxième concert, payé par l'université en plus (ça se refuse pas) ! Toujours aussi EPIC, les vieilles chansons sont encore plus efficaces, certaines comme "Fun And Interesting" et "Ethnic Instruments" prennent énormément de puissance et d'autres sont juste des occases pour les musiciens de se tripper : Sur Proper Rock, le leader a bien passé 1mn30 en gueulant Clubbing en full auto, sur une autre, ils miment de façon assez odieusement réaliste un problème technique, tandis que sur une dernière, on a eu droit à un concours de "Qui brisera totalement son archet en premier ?". The Chap prend une dimension vraiment géniale en petit comité et dans une atmosphère renfermée en au final super convivial comme j'ai eu l'occasion de les voir, ils déploient alors tout leur talent.

Bref, de la brit pop, The Chap en prend la sonorité assez connue, mais tellement réarrangée et au service d'un style si personnalisé, qu'ils ne ressemble qu'à eux...
The Chap the pop band that makes you go "errr... what?"
SneV


